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PORTRAIT D’ENTREPRENEUR - Le Tlaquepulque d'Alex ou l'art du bon mélange

Écrit par Lepetitjournal Mexico
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Dans la petite cité touristique de Tlaquepaque (Jalisco), il est un endroit qui ne ressemble à aucun autre. Restaurant de sushis, crêpes et pulque, bienvenue dans le bistrot d'Alexandre Bertin!

En 2010, alors qu'il travaillait dans une station de ski en Californie, le Bisontin de 26 ans est venu passer quelques jours à Guadalajara auprès de son ami Christophe Vuillemin, ?restaurateur de rue?. Un aller sans retour puisqu'il est aujourd'hui à la tête de ce petit business innovant et étonnant.

lepetitjournal.com : Comment passe-t-on des pistes enneigées aux pavés de Tlaquepaque?
Alexandre Bertin :
Rien n'a été planifié. Tout s'est enchaîné ! Pendant mes vacances à Guadalajara en avril, j'ai aidé mon ami à vendre des crêpes sur Chapultepec, ayant en poche une expérience dans la restauration. Après 4 mois de travail et quelques belles rencontres, je me sentais très attaché au Mexique. Ce projet de bistrot s'est naturellement installé dans ma tête. L'idée était simple: trois amis, trois spécialités, Tlaquepulque était né!

Comment s'est réalisé ce projet?
Tout a été fait artisanalement, c'est rustique ici ! Nous avions un petit capital de départ qui a permis la rénovation du lieu, l'achat du matériel pour fabriquer nos meubles et deux mois de location. En décembre 2010, tout était prêt. Un an après l'ouverture, le résultat est au delà de nos espérances ! La collaboration marche très bien: ?Turco? alias Oswaldo est notre maître pulque, Alma est la spécialiste des sushis et moi de tout ce qui est administration...Et crêpes! Entreprendre ici, c'est beaucoup plus simple qu'en France. Jamais je n'aurais pensé monter un business avant.

Aucune difficulté rencontrée pour gérer un restaurant ? Ou dans la vie de tous les jours?
Si. Il n'y a pas de fromage et le vin est trop cher! Plus sérieusement, niveau professionnel, il y a quelques problèmes à surmonter. L'administration locale qui change les règles tous les 6 mois par exemple. C'est un système très flexible, moins strict certes mais auquel il faut s'adapter. C'est une autre façon d'agir. 

Qui sont les clients du Tlaquepulque?
Il y a beaucoup de touristes, vu l'emplacement, mais aussi les habitués. À chaque plat sa clientèle ! Il y a les ?vieux du quartier? qui viennent boire leur pulque traditionnel, mais des jeunes aussi pour nos pulque de sabor (pulque mélangé à des fruits) car le pulque, c'est branché ! Ça représente l'envie d'un retour aux sources. Le pulque c'est l'agave, ce sont les Mayas, c'est toute l'Histoire du Mexique ! Plus qu'une boisson, un symbole.
Et puis nous faisons des expositions d'art tous les mois qui attirent d'autres personnes. C'est le 4ème atout du lieu. Ça permet de changer de décors et de promouvoir des artistes locaux. Sauf ce mois-ci où nous accueillons un artiste international, de Besançon lui aussi!

Des projets pour 2012 ? À quand un retour en France?
J'aimerais agrandir le bistro assez rapidement pour continuer sur cette belle lancée ! En France je n'ai rien de construit alors je rentrerai plus tard, sans doute. Pour l'instant, je suis ici.

Une phrase pour décrire cette aventure?
Mieux, un seul mot: karma !

Mathilde Colin (www.lepetitjournal.com/mexico) mercredi 16 novembre 2011

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lepetitjournal.com Mexico
Publié le 16 novembre 2011, mis à jour le 5 janvier 2018
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