

Francisco Vargas présidait le jury qui a décernéhier la "Palmita", le prix du meilleur court-métrage, décernée dans le cadre du Festival de Cine Francés. L'occasion de découvrir ce cinéaste mexicain qui a triomphécette année dans les festivals du monde entier avec El Violín, son premier long-métrage, en attendant sans doute la consécration dans les salles
(Photo personnelle de Francisco Vargas)
Lepetitjournal.com : Pouvez-vous nous résumer votre parcours de cinéaste ?
Francisco Vargas : Au départ, de viens de l'univers du théâtre, que j'ai étudiéàl'Institut de Bellas Artes. J'ai aussi étudiéla science de la communication àla UAM (Universidad Autónoma Metropolitana, ndlr). Mais comme je touchais aussi àla photo, j'ai assez rapidement eu envie de raconter des histoires, qu'elles soient réelles ou de fiction, en les filmant. C'est pour ça que j'ai vite bifurquévers la réalisation, d'abord de documentaires et de courts-métrages, avant de faire El Violín, l'année dernière, mon premier long. Ces histoires, je les écris aussi la plupart du temps, et pour El Violín, c'est moi qui ai signéle scénario.
LPJ : Pour un premier film, c'est un coup de maître puisqu'il a été présenté dans de nombreux festivals et encensé par les critiques?
FV : C'est vrai qu'El Violín a ététrès bien reçu partout oùil a étévu, ça me comble de joie, évidemment. Et, en effet, j'ai beaucoup voyagégrâce àlui cette année, dans des festivals prestigieux, oùc'est un grand honneur d'être invité, notamment àCannes, pour la sélection Un certain regard, mais aussi àLondres, àToronto? Il y a également le festival de San Sebastián, dont les organisateurs ont dû vraiment aimer le film puisque l'année dernière il avait étéprésentéalors que la post-production n'était pas terminée, dans la section Cinéen construcción, qui est réservée aux films encore en cours de montage;et cette année, ils l'ont de nouveau choisi, cette fois pour la sélection officielle. Donc, alors que je rentre àpeine du Canada, je m'envole ce dimanche pour l'Espagne !
LPJ : Après ce succès dans les cercles professionnels du cinéma, quand allez-vous vous retrouver face au grand public ?
FV : Figurez-vous que pour la France, une date de sortie a déjàétéfixée, pour le 3 janvier prochain. Mais c'est terrible, je ne sais pas encore quand El Violín sortira au Mexique ! J'espère que ce sera bientôt, peut-être dans le courant du mois de janvier 2007. Je croise les doigts parce que j'ai vraiment hâte de voir quel accueil va faire au film le public de mon pays.
LPJ : Pourquoi, àvotre avis, avez-vous étéchoisi pour présider le jury qui va remettre le prix décernépendant le Festival de Cine Francés ?
FV : Je n'en sais rien, justement j'allais vous poser la question et j'espérais que vous sauriez me renseigner ! Je n'entretiens pas de relations régulières avec les institutions françaises au Mexique, même si je suis très sensible àla culture de votre pays. Pour des raisons évidentes, parce que le cinéma français a donnéau monde une foule de cinéastes, d'acteurs et d'artistes que j'admire et aussi parce que ma femme est française, donc c'est un incontournable pour moi ! En fait, j'imagine que les organisateurs du festival se sont dits que je serais un bon choix grâce au Violín, qui a fait pas mal parler de lui ces derniers mois, et donc un peu de moi par la même occasion. Et puisque nous allons récompenser avec la Palmita un cout-métrage mexicain : peut-être que c'est aussi grâce àmon expérience dans ce format particulier de réalisation, je ne sais pas?
LPJ : Auriez-vous envie de réaliser un prochain film avec des Français dans votre équipe technique ou peut-être des acteurs de là-bas ?
FV : Bien sûr. Après El Violín qui est Mexicain pur jus, ça me tenterait beaucoup de faire un film davantage international. Justement, j'ai en ce moment un nouveau projet derrière la tête. Pour l'instant c'est seulement au stade d'idée, il y a juste quelques petites choses d'écrites. Mais j'ai déjàdes contacts avec des maisons de production françaises, donc on entamera des discussions en temps voulu.
Camille VAYSSETTES. (www.lepetitjournal ? Mexico) 22 septembre 2006
Les autres membres du jury de la Palmita
- Christian Valdelievre, producteur
- Michel Lipkes, directeur de la programmation du Festival FICCO
- Nouredine Essadi, créateur du Festival de Cine Francés de Cuba et responsable audiovisuel de l'ambassade
- Karina Korenblum, responsable des ventes internationales chez Celluloid Dreams
- Mario Goncalves Ferreira, responsable du bureau des acteurs d'Unifrance







