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ALEXANDRE – "Je suis passé d'un village de 4.500 habitants à une métropole de 24 millions !"

Par Lepetitjournal Mexico | Publié le 14/01/2016 à 06:11 | Mis à jour le 07/01/2016 à 06:04

Arrivé à l'été 2014 à Mexico, Alexandre, jeune ingénieur, a intégré Turbomeca en tant que volontaire international en entreprise (VIE) et a aujourd'hui un poste de cadre dans l'entreprise. Originaire d'un village des Pyrénées, il a fait ses études dans les "grandes villes" de Pau et Tarbes. En quelques mois, il a su apprivoiser la gigantesque capitale mexicaine.

Pour Alexandre, la vie à Mexico est bien différente des clichés que l'on peut avoir en France. (Photo Romain Thieriot)

"Quand un ami me dit qu'il va passer chez moi ahorita pour sortir en ville, je commence à regarder un film et bien souvent je peux le voir jusqu'à la fin." Alexandre a vite compris que la ponctualité mexicaine est très aléatoire, surtout le week-end. "La première fois, on vient 10 mn avant l'heure de rendez-vous et la personne arrive une heure plus tard, explique-t-il en souriant. Ensuite, on comprend que c'est normal en dehors du travail, d'ailleurs les gens ne prennent même pas la précaution de prévenir pour dire qu'ils ne seront pas à l'heure."

Le jeune ingénieur raconte que beaucoup de choses l'ont agréablement surpris en venant à Mexico, notamment le style de vie et la convivialité mexicaine. "C'est une culture latine pas si éloignée de la culture française mais, plus chaleureuse." Cependant il concède que certains aspects peuvent choquer : "Ici l'inégalité est présente au quotidien, l'écart entre les classes populaires et les gens aisés est énorme et très visible."

De la campagne des Pyrénées à la plus grande ville du monde

Alexandre VIE

Pour le jeune ingénieur, cette première expérience à l'étranger est "très enrichissante". (Photo Romain Thieriot)

"Cela a été un gros contraste d'arriver à Mexico pour moi qui ai vécu dans une petite ville paisible des Pyrénées ou dans de moyennes villes de province pour mes études. Je suis passé de 4.500 à 24 millions habitants !"

Mais le jeune homme a su apprivoiser rapidement la métropole mexicaine. Pour se déplacer, il utilise même occasionnellement l'Ecobici, le Vélib de Mexico. "Pour de courts trajets, c'est souvent plus rapide que le taxi surtout quand il y a des bouchons." Dans ce pays de football, le sportif du Sud-Ouest a même trouvé un club de rugby, les Wallabies à Polanco.

"Depuis tout petit, j'ai grandi au travers du sport, pratiquant le judo, le foot, la boxe française, et aussi le rugby sans oublier le ski pendant l'hiver." Fils d'un père pisteur, le jeune Béarnais, amoureux de sa région, a en effet vécu entre les montagnes des Pyrénées et les vagues de l'océan Atlantique.

Beaucoup de clichés depuis la France 

"En France, le Mexique est un pays que l'on ne connaît pas vraiment. Nous avons en tête des images de violence, de problèmes de drogue ou des images caricaturales de vacances avec des plages paradisiaques et le farniente dans un hamac. La réalité est bien différente."

Alexandre a déposé ses valises à Mexico en août 2013 et rapidement, à travers le travail, il s'est créé un cercle d'amis. "Dès mon premier week-end, les collègues m'ont montré des lieux de sorties, histoire de me mettre dans le bain." A Polanco, la Condesa ou la Roma, le jeune homme a désormais ses adresses. "J'ai également découvert d'autres styles de musique que j'ai appris à apprécier comme la cumbia ou la musique électronique."

Une expérience à l'étranger

Après avoir décroché son bac en 2008 au lycée Saint John Perse à Pau, Alexandre part à Tarbes poursuivre ses études dans un IUT afin d'apprendre les techniques de commercialisation (TC). Son DUT en poche, il enchaîne sur une licence de droit, économie et gestion puis un master en ingénierie des organisations, niveau bac +5.

L'étudiant réalise parallèlement son premier stage dans une concession automobile, chez BMW. "J'ai travaillé principalement dans le Marketing et la Qualité, considéré un peu comme un travail de l'ombre."
Pour acquérir des connaissances en gestion de projet, il réalise son stage de fin d'études chez Turbomeca à Tarnos (Pyrénées Atlantique).

Au cours de cette expérience professionnelle, il reçoit une proposition de VIE (Volontaire international en entreprise). Depuis un certain temps, le jeune ingénieur nourrissait le projet de partir à l'étranger pour travailler et il confie avoir eu une préférence pour l'Asie. Mais l'idée de découvrir un pays d'Amérique latine le rassure car il sait que grâce à ses bases en espagnol il pourra communiquer rapidement.

Un VIE pour aller plus loin

Alexandre s'est appuyé sur cette expérience de VIE à Mexico afin d'intégrer définitivement la filiale du groupe Safran à Mexico après un passage en Australie en 2015... Dans son nouveau poste chez Turbomeca, spécialisée dans la conception et la commercialisation de moteurs d'hélicoptères, le cadre junior doit faire face à un rythme de travail soutenu. "On m'a confié des responsabilités et des missions importantes. C'est bien, ceci est très motivant et signifie que c'est  une entreprise qui donne leur chance aux jeunes.

Alexandre VIE

Après le Mexique, le jeune VIE ne compte pas rentrer en France mais poursuivre son parcours en Amérique latine ou en Asie. (Photo Romain Thieriot) 

Jean-Marie Legaud (www.lepetitjournal.com/mexico ) Jeudi 14 janvier 2016 (republication)

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