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VOLCAN PARICUTÍN - Quand la nature reprend ses droits

Écrit par Lepetitjournal Mexico
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 20 novembre 2012

Situé au c?ur de l'Etat de Michoacán, le tout jeune volcan Paricutín, né en 1943 et qui culmine à 2.800 mètres d'altitude, est une excursion idéale pour un week-end dépaysant. Mêlant paysages lunaires et grands espaces, son ascension ravira les amateurs de sensations fortes

L'église de San Juan, prisonnière de la lave. (Photo: P.F.D.)

De mémoire de vulcanologue, on n'avait jamais vu ça. En février 1943, c'est un nouveau volcan qui est littéralement sorti de terre, à quelques dizaines de kilomètres d'Uruapán (Etat de Michoacán),  sous le regard médusé des Indiens Purépechas qui peuplent la région.
Culminant à 2.800 mètre d'altitude, le Paricutín a mis plus d'un an à atteindre sa taille définitive ? quelque 400 mètres de haut. En juillet 1944, une coulée monstre a englouti le village voisin de San Juan, reconstruit depuis à quelques kilomètres.
La localité de Paricutín, située à l'emplacement de l'actuel cratère, n'a pas, elle, bénéficié de ce sursis. Cependant, même si les témoignages et les photos de l'époque soulignent la violence du phénomène, le volcan n'a fait heureusement aucune victime, tous les habitants ayant pu évacuer à temps. Ce n'est qu'en 1952, soit neuf ans après que le sol se soit ouvert, qu'a pris fin cette éruption, laissant la place à un paysage lunaire complètement surréaliste.

Endormi mais toujours actif
En plein milieu d'un immense champ de lave, l'ascension du Paricutín offre des vues splendides. Par endroits, de la vapeur d'eau s'échappe encore du sol, preuve d'une activité souterraine intense. Attention à ne pas s'asseoir n'importe où ! Bien qu'endormi, ce volcan est en effet surveillé de très près par les spécialistes qui envisagent sérieusement son réveil. Pour redescendre du cratère ? remarquable de par sa forme conique parfaite ?, l'un des flancs du volcan offre une "piste" de cendre, permettant aux plus téméraires de dévaler en courant une pente à 45°. Emotions fortes garanties !
Le passage par l'ancien village de San Juan est également une étape à ne pas rater. En effet, l'antique église a en partie résisté au passage de la lave. L'une de ses tours et l'autel de l'abside sont restés intacts, pétrifiés dans la roche volcanique. C'est ici que chaque 20 février, les habitants de la région commémorent l'arrivée chaotique de leur nouveau voisin, et celle tout aussi importante du tourisme qui intervint quelques années plus tard?

Pierre-François DECOURCELLE (www.lepetitjournal.com/mexico) mardi 10 juillet 2012

Infos pratiques
Les randonnées partent du village d'Angahuán. Pour s'y rendre, prendre à Mexico un bus à Autobuses del Norte (métro, ligne jaune) jusqu'à Uruapán. Compter 640 pesos A/R en première classe, et entre cinq et six heures de route. De là, des navettes assurent la liaison régulièrement avec Angahuán en une petite heure (30 pesos A/R).

Il est possible de monter au sommet à pied ou à cheval:
- A pied, compter entre huit et dix heures aller-retour. Il est conseillé d'être en bonne forme et bien chaussé pour la partie finale. Prendre de préférence un guide au village.
- En cheval. Environ 200 pesos par personne. Le tour dure environ sept heures

Se loger à Angahuán: Centre touristique Las cabañas, qui propose également un service de restauration ? situé tout au bout du village, avant le départ du sentier de randonnée. Sinon, vous pouvez également dormir à Uruapán.
Pour manger: Il existe quelques autres restaurants à Angahuán, demandez aux gens du village. Pour les petits creux, de nombreux restaurateurs se sont également installés près de l'église prisonnière de la lave.

lepetitjournal.com Mexico
Publié le 10 juillet 2012, mis à jour le 20 novembre 2012
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