Édition internationale

UNE SEMAINE DE BONTÉ – Les collages de Max Ernst au MUNAL

Écrit par Lepetitjournal Mexico
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Après avoir été exposés dans quelques uns des plus grands musées du monde, notamment au Musée d'Orsay en 2009, les 184 collages de l'artiste allemand Max Ernst terminent leur itinéraire par une exposition au MUNAL, à l'affiche du 12 août au 17 octobre.

L'eau 4. Courtoisie du Munal et de la fondation Mapfre

Une exclusivité mexicaine pour le MUNAL
Grâce à la collaboration de la fondation MAPFRE, le Museo Nacional de Arte (MUNAL) a le privilège de présenter en exclusivité mexicaine les 184 collages de l'artiste allemand Max Ernst.  Depuis leur création en 1933 ces collages n'ont été exposés que quelques fois, soit à Madrid en 1936 et plus récemment à Paris, Hambourg, Brühl et Vienne. Le MUNAL nous invite donc à découvrir ou à redécouvrir ce maître du surréalisme allemand à travers cette présentation, sans aucun doute l'un des moments clés de la programmation du musée pour l'année 2010. Inaugurée le 12 août, l'exposition demeurera à l'affiche jusqu'au 17 octobre.

Les collages d'Une semaine de bonté
Au cours des années 30, inspiré par une situation politique allemande de plus en plus critique, Max Ernst décida d'élaborer son troisième livre de collage intitulé Une semaine de bonté. L'artiste emprunta, découpa et retravailla des gravures du 19e siècle afin de créer de nouvelles images, puissantes dénonciations des maux rongeant la société qui l'entoure. Le travail méticuleux donne donc 184 illustrations surréalistes saisissantes où l'on peine à discerner les lignes de coupure et de collage. À ces images d'érotisme, de violence ou de pure absurdité, il n'y a aucune interprétation unique. Le visiteur peut donc analyser à sa façon ces curieux et délicieux pamphlets artistiques.

La cour du dragon 10. Courtoisie du Munal et de la fondation Mapfre

Max Ernst, protagoniste du mouvement artistique surréaliste
Né à Brühl en 1891, Max Ernst entreprend des études de philosophie en 1909, études qu'il ne terminera pas dû à son intérêt croissant pour l'art. Sa rencontre avec Guillaume Apollinaire mènera à un voyage parisien en 1913, soit quelque temps avant de servir dans l'armée allemande engagée dans la première guerre mondiale.  Cette expérience belliqueuse marqua à jamais son imaginaire et eut une influence considérable sur son travail surréaliste des années 20, majoritairement élaboré au sein des cercles artistiques parisiens de Montparnasse. Sa nationalité allemande eut des répercussions sur ses activités tout au long de sa carrière, il fut classifié comme artiste dégénéré par les autorités nazies, pourchassé en France comme citoyen de nation ennemie en 1939 et plus tard arrêté par la Gestapo lors de l'occupation allemande.  L'aide de Peggy Guggenheim lui permit de fuir l'Europe et de se réfugier aux États-Unis jusque dans les années 50, époque durant laquelle il retourne en France. Nationalisé citoyen français en 1958, Max Ernst meurt en 1976, laissant derrière lui une ?uvre incontournable dans l'histoire de l'art du XXe siècle.

Pour plus d'informations sur l'exposition:
Site Internet du MUNAL (Museo Nacional de Arte)

Adam CHARLEBOIS (lepetitjournal.com - Mexico) mercredi 8 septembre 2010

lepetitjournal.com Mexico
Publié le 8 septembre 2010, mis à jour le 13 novembre 2012
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