

Symbole musical de l'amour de la patrie, on n'entend jamais aussi souvent les hymnes que durant les évènements sportifs (Coupe du monde, Jeux Olympiques, etc.). L'hymne mexicain n'est pas en reste et il est sacrépour les supporters de la selección nacional. Une histoire classique pour des paroles en hommage au combat pour l'indépendance
Photo: Paola Espinosa, plongeuse mexicaine
Entonné en choeur autant de fois que l'équipe nationale mexicaine joue, l'hymne national, au Mexique, est connu de tous. Mais comme pour la Marseillaise, c'est le premier couplet qui reste dans les esprits. A une différence près: les petits Mexicains, qui la chantent tous les lundis lors de la cérémonie hebdomadaire de salut du drapeau, ont plus d'entraînement que leurs homologues français !
L'histoire de l'hymne mexicain n'a rien de très extraordinaire. Comme pour la plupart des autres hymnes, il nait de la volonté d'afficher l'unité de la nation aux yeux des autres Etats et du peuple lui-même, avec un chant fédérateur et un drapeau comme emblèmes pour se distinguer des autres pays.
Pour le Mexique, c'est à l'indépendance que cette nécessité se fait sentir. En 1821, le pays gagne son autonomie vis-à-vis de l'Espagne colonisatrice: la Nation se consolide alors jusqu'à ce que, le 12 novembre 1953, le général Antonio López de Santa Anna, président du Mexique, décide de convoquer un concours de textes et de mélodies, afin de définir quel sera l'hymne national fédérateur.
Dieu et liberté
Le 3 février 1854, le Diario oficial publie le nom du vainqueur du concours pour définir la mélodie du tout jeune hymne. Il s'agit de Francisco González Bocanegra, originaire de San Luis Potosí. La commission chargée de sélectionner l'oeuvre musicale la plus appropriée avait dû choisir parmi 15 morceaux au total. Le 12 août de la même année, le texte accompagnant la mélodie qui allait unir tous les Mexicains fut enfin connue de tous. C'est Jaime Nunó, né à San Juan de las Abadesas, en Espagne, qui a rédigé ces paroles aujourd'hui célèbres à Mexico, puisqu'elles sont en bonne place dans les livres d'espagnol de toutes les écoles du pays. Ces paroles, très belliqueuses, rappelent que l'indépendance n'a pas été acquise sans sang versé.
Le tout nouvel hymne national des Etats-Unis mexicains, qui fut joué en public pour la première fois le 16 septembre 1854, sera probablement entonné à de nombreuses reprises durant les Jeux Olympiques de Londres (27 juillet-12 août) auxquels participeront 102 athlètes mexicains.
Dominique SALOMON (www.lepetitjournal.com/mexico) mercredi 18 juillet 2012
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Paroles de l'Hymne national mexicain
Refrain
Mexicanos, al grito de guerra
el acero aprestad y el bridón,
y retiemble en sus centros la tierra
al sonoro rugir del cañón.
Ciña ¡oh patria!, tus sienes de oliva
de la paz el arcángel divino,
que en el cielo tu eterno destino,
por el dedo de Dios se escribió.
Mas si osare un extraño enemigo,
profanar con su planta tu suelo,
piensa ¡oh patria querida! que el cielo
un soldado en cada hijo te dio.
Refrain II
¡Guerra, guerra sin tregua al que intente
de la patria manchar los blasones!
¡Guerra, guerra! Los patrios pendones
en las olas de sangre empapad.
¡Guerra, guerra! En el monte, en el valle
los cañones horrísonos truenen,
y los ecos sonoros resuenen
con las voces de ¡unión, libertad!
Refrain III
Antes, patria, que inermes tus hijos
bajo el yugo su cuello dobleguen,
tus campiñas con sangre se rieguen,
sobre sangre se estampe su pie.
Y tus templos, palacios y torres
se derrumben con hórrido estruendo,
y sus ruinas existan diciendo:
De mil héroes la patria aquí fue.
Refrain IV
¡Patria, patria! Tus hijos te juran
exhalar en tus aras su aliento,
si el clarín con su bélico acento
los convoca a lidiar con valor.
¡Para ti las guirnaldas de oliva!
¡Un recuerdo para ellos de gloria!
¡Un laurel para ti de victoria!
¡Un sepulcro para ellos de honor!
Coro
Mexicanos, al grito de guerra
el acero aprestad y el bridón,
y retiemble en sus centros la tierra
al sonoro rugir del cañón.
Letra de Francisco González Bocanegra.
Música de Jaime Nunó.







