Édition internationale

FRANCOPHONIE - L’anglais par nécessité, et le français pour le plaisir

Écrit par Lepetitjournal Mexico
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

A l'occasion de la journée mondiale de la Francophonie, les élèves, professeurs ainsi que le directeur de l'Alliance Française de Guadalajara nous donnent un éclairage sur les raisons qui motivent les étrangers à se lancer dans l'apprentissage du français

Marco, Vicente et Alejandra, élèves débutants, accompagnés de Christophe Benest, Directeur de l'Alliance Française de Guadalajara

Une mélodie qui enchante
A la question "pourquoi avez-vous décidé d'apprendre le français?", une réponse étonnante se répète: "se escucha bonito". Christophe Benest, directeur de l'Alliance Française de Guadalajara, nous confirme que "dans tous les pays dans lesquels j'ai travaillé, cette idée reste constante: le son, les phonèmes, la mélodie de la langue charment l'oreille des étrangers". Ainsi les obstacles que peuvent représenter la prononciation (notamment les nasales) la grammaire ou encore l'orthographe ne semblent pas décourager les nombreux adeptes de la musicalité de la langue de Molière.

Le français, une seconde langue pour le plaisir
La plupart des élèves choisissent le français comme seconde langue, comme par exemple Marco, Vicente et Alejandra qui commencent tout juste leur apprentissage et nous expliquent: "il est indispensable d'apprendre l'anglais dans la société dans laquelle nous vivons, car elle nous ouvre des perspectives. Mais on le vit plus comme une obligation, alors qu'apprendre le français est un peu comme une activité extra que l'on suit parce qu'on a envie". Adriana et Carlos, élèves du niveau Avancé 1, nous le confirme: "L'anglais est nécessaire, mais le français, c'est pour le plaisir !"

Anel, élève et employée à la bibliothèque de l'Alliance Française

Une ouverture vers un large éventail culturel
L'image d'excellence académique est également un facteur clé : Salome Rojas, professeur de français, nous explique que la grande majorité de ses élèves se lance dans l'apprentissage du français dans l'espoir de pouvoir partir en échange en France ou au Canada. Anel suit des cours depuis un an et demi, après avoir passé huit mois en France en tant qu'assistante de langue dans un lycée. Etudiante en lettres hispaniques et passionnée de littérature, son désir d'apprendre le français est né de son souhait de pouvoir lire les ?uvres des grands auteurs classiques dans leur langue d'origine. Outre le domaine académique, le cinéma, la musique, la littérature, la gastronomie contribuent à la construction mentale d'une France romantisée si convoitée.

Carlos et Adriana, élèves confirmés

La France romantisée en ligne de mire
Si l'OIF dénombre 75 états et gouvernements (dont 32 ayant le français pour langue officielle) il est intéressant de remarquer que parmi les témoignages recueillis, la France reste la source principale des convoitises (avant le Canada, la Suisse et la Belgique également mentionnés): en effet les images d'Epinal vont bon train: la Tour Eiffel, le vin, les restaurants, l'amour, Paris, etc. Ces images contribuent à identifier dans l'imaginaire collectif l'apprentissage du français comme une passerelle vers expérience de vie romantique, au summum de l'hédonisme, une vie en rose.

Claire ROZIER (www.lepetitjournal.com/Mexico) mardi 20 mars 2012

Pour en savoir plus:
http://www.guadalajara.af.org.mx/SEMANA-DE-LA-FRANCOFONIA.html
http://www.francophonie.org/Journee-internationale-de-la,35306.html

lepetitjournal.com Mexico
Publié le 20 mars 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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