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TRADITION - Les Pitayas, des fruits venus d’ailleurs !

Écrit par Lepetitjournal Mexico
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018

Comme chaque année en mai, un miracle se produit à Guadalajara ! Dans le quartier de « las nueves esquinas » (9 carrefours), de nombreuses personnes prolifèrent et déambulent proposant des fruits énigmatiques : recouverts d'une écorce à la fois rugueuse et lisse, qui en mûrissant se déchirent et laissent apparaître des couleurs brillantes : rouge, jaune, mauve ou blanc.


Comme chaque année en mai, un miracle se produit à Guadalajara ! Dans le quartier de « las nueves esquinas » (9 carrefours), de nombreuses personnes prolifèrent et déambulent proposant des fruits énigmatiques : recouverts d'une écorce à la fois rugueuse et lisse, qui en mûrissant se déchirent et laissent apparaître des couleurs brillantes : rouge, jaune, mauve ou blanc

Une apparence des plus mystérieuse !

Pour les habitants du sud de Jalisco, c'est une scène commune que de voir ces cactus solennellement nommés Piyateros, aux mains géantes, immobiles, et cherchant à l'horizon quelque chose d'inconnu;communément ils servent de nid à quelques oiseaux, et spécialement les chouettes. Peuplés également de petits lézards, insectes, araignées et même des couleuvres, ils sont d'ailleurs aussi appelés écosystème ou microrégion?
A la fin du printemps, les Pitayas se trouvent partout dans la région. Techaluta, Amacueca, Zacoalco, Tepec, Atoyac et jusqu'à Tamazula ou Zapotlán : dans toutes les provinces d'Avalos, à commencer par son ancienne capitale, Sayula, ce fruit délicat pousse en pleine chaleur, année après année. A la même vitesse que leur croissance et leur consommation, il disparaît soudainement avec les premières pluies.
Sa cueillette n'est pas chose facile : le fruit se situe dans la partie haute de la plante, protégée par de nombreuses épines. Ils sont récoltés à l'aide d'un outil particulier et les épines sont ôtées à la fourche. Balayés à l'aide de feuilles, ils sont ensuite enfermés dans des chiquihuites* ronds, posés sur un lit de luzerne qui leur offre un cadre rustique et coloré.

L'aura des pitayas
Les Pitayas représentent un bien précieux, mélange de la fatigue des muletiers, de la sueur des paysans en cette saison sèche et caniculaire. Sa récolte amène parfois les habitants de cette région au désespoir? Celui qui a vécu un après-midi de printemps dans ces lieux sait ce qui est de suer à grosses gouttes dans un milieu aride.
Les familles de cette zone connaissent depuis longtemps les saveurs délicieuses et les vertus rafraîchissantes d'une Pitaya alors que le soleil est au zénith.
Depuis l'enfance, tous les natifs de Jalisco jouissent du rituel entourant ces fruits, qui se répète année après année à cette période.
Pour chacun en cette saison, c'est une source de grande joie, accompagné d'un grand respect, de voir apparaître le parent ou l'ami avec un panier remplit de ces fruits.
Simplement heureux, plaisantin et avec sa démarche chancelante, ce dernier déclare « voici les Pitayas ». Ses hôtes lui offre alors le meilleur accueil et tous courent alors pour le saluer et profiter de ce délice.
Immuables, précieuses et vivifiantes, les Pitayas continuent à nous lier à la région, comme si ces plantes d'un autre siècle et leur nid de hiboux, nous indiquaient la frontière entre le ciel et la terre.
Juan Carlos Ramirez.

lepetitjournal.com Mexico
Publié le 17 mai 2007, mis à jour le 9 janvier 2018
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