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PUEBLO MAGICO - San Jose del Pacifico, là où naissent les nuages ... et les champignons

Par Lepetitjournal Mexico | Publié le 27/08/2014 à 21:58 | Mis à jour le 28/08/2014 à 04:58

Depuis Oaxaca si l'on veut rejoindre Pochutla et ensuite la côte pacifique, il faut traverser la Sierra Madre del Sur. On passe alors par San Jose del Pacifico, un pueblo magico qui porte pour le coup bien son nom. Ce n'est qu'un point de passage jusqu'à la côte pourtant il représente pour les touristes une véritable attraction à lui seul grâce à ses paysages sublimes mais aussi? ses champignons hallucinogènes.

Spectacle fabuleux de la nature : on peut y voir les nuages naitre au dessus des vallées et assister à une perpétuelle réécriture de la carte du ciel (Photo Timothée Delabrouille)

Situé à plus de 2500 mètres d'altitude, le village de San Jose del Pacifico regroupe quelques centaines d'habitants vivants presque tous d'activités touchant au tourisme de près ou de loin; la rue principale du village évoque d'ailleurs celle de n'importe quelle station de ski, la neige en moins. 

La tête dans les nuages

A cette hauteur, les habitants vivent au niveau des nuages : parfois au dessus, parfois en dessous, parfois dedans. On assiste là bas à une perpétuelle réécriture de la carte du ciel. On peut voir les nuages naitre au dessus des vallées, la brume lécher un pan de montagne pour former d'autres nuages appelés à s'élever plus haut encore, ou bien, lorsque le ciel est bleu, à s'évaporer sans laisser dans leur sillage aucune trace de leur existence. Souvent un orage éclate et illumine la nuit, de près ou de loin, de ses éclairs. Parmi tous ces phénomènes, il se raconte dans le village que parfois la pluie ne tombe que jusqu'à la hauteur des cuisses et disparait en dessous, laissant les pieds au sec.

Hongos en todos lados

L'autre chose frappante, à la descente du bus, est l'omniprésence de la représentation du champignon. Il y en a partout : peint sur les murs, sculptés dans le bois, tricotés en laine. Pourquoi ? Car depuis des siècles cette humidité ambiante permet la prolifération de champignons, dont certains sont hallucinogènes les fameux hongos.

On trouve également des photos de María Sabina, guérisseuse mazatèque qui mourut en 1985 à l'âge de 91 ans. Le personnage est connu pour avoir été la figure centrale d'un livre de botanique traitant des champignons hallucinogènes et qui fut un best-seller chez les hippies. Ces derniers défilèrent ensuite par dizaines devant elle avant qu'elle ne décide d'arrêter de les traiter, condamnant la vision récréative de ses techniques de soin. La légende veut néanmoins que Dylan, Lennon et d'autres stars de l'époque aient effectué leur pèlerinage auprès de María Sabina. A San Jose, certains vous jureront même que la guérisseuse venait s'approvisionner là pour préparer ses rituels.

L'humidité ambiante permet la prolifération de champignons dans les montagnes aux alentours. (photo Timothée Delabrouille) 

Bien que la consommation de champignons hallucinogènes soit interdite, elle est tolérée dans le milieu indigène. Pourtant ce ne sont pas tant les habitants de San Jose qui les consomment. Ces derniers vendent certes des objet à leurs effigie mais sont pour la plupart incapable d'aider le flot quotidien de touristes souhaitant se fournir en champignons. Cette mode est d'ailleurs devenue l'attraction principale du village : beaucoup de jeunes Mexicains se rendent sur place ainsi qu'un certain nombre d'Occidentaux, notamment des Américains.

Cabañas pour tous les goûts

Le public visitant San Jose étant assez hétérogène, le logement se doit de l'être tout autant. Vous trouverez donc à San Jose tout type de cabañas; celles tout confort avec cheminée et barbecue et celles à 25 pesos la nuit, une cabane perdue dans les bois, sans eau courante mais avec une ampoule et deux prises. Il existe aussi les cabañas de "Ben", un jeune Australien installé ici depuis 3 mois qui a le sens de l'hospitalité et a réaménagé un camp correspondant davantage aux hippies de passage.

La rue principale du Pueblo Magico de San Jose. (photo Timothée Delabrouille)

Mais quel que soit l'objectif en posant le pied dans le village de San Jose, les voyageurs en repartent toujours émerveillés par la beauté de ses paysages et sa mer de nuages invitant à la contemplation.

Timothée Delabrouille (www.lepetitjournal.com/mexico) Jeudi 28 août 2014

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