Le 30 mai 2026 se tiendra l´élection des conseillers des Français de l´Étranger. Le vote internet sera ouvert du vendredi 22 à 12h (heure de Paris) au mercredi 27 mai à 12h (heure de Paris). Les conseillers des Français de l'étranger élus pour 6 ans sont les élus de proximité des Français établis hors de France. Ils représentent les Français établis dans la circonscription auprès des ambassades et des consulats, au sein des conseils des Français de l’étranger.


Au Portugal, ce seront 5 conseillers qui devront être élus et sept listes de candidats se présentent à cette élection, Lepetitjournal est allé à la rencontre des candidats tête de liste qui ont accepté de répondre à nos questions. Pour précision, la publication des interviews suit l´ordre d´arrivée des réponses aux questions posées, celles-ci sont les mêmes pour chacun des candidats.
La quatrième interview est par conséquent celle d´Isabelle Aranega, tête de liste de « Vite Français, j´ai choisi le Portugal ».
Lepetitjournal : Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Isabelle Aranega : À l’issue de mes études à l’EM Lyon, j’ai débuté ma carrière dans le secteur bancaire à Londres où j’ai vécu pendant 15 ans.
En 2017, j’ai profité du développement d’un centre de services financiers BNP Paribas au Portugal pour combiner une carrière professionnelle stimulante et une qualité de vie permettant d’élever mon fils qui a maintenant 12 ans dans un cadre privilégié en termes de climat, d’environnement et d’éducation.
Je suis membre de l’association WomensLisboa qui oeuvre pour la lutte contre les violences et la protection des enfants, et de l’Association Luso-Française de Défense et Sécurité par affinité pour les sujets géopolitiques.
Je participe régulièrement à des événements liés à la culture, aux nouvelles technologies (French Tech, Unicorn Factory), aux diplômés des grandes écoles (ALUMNI) ainsi qu’à l’entrepreneuriat, notamment via le réseau SYNCOOP.
Je suis une personne de terrain, accessible et à l’écoute, animée par une volonté d’agir dans l’intérêt des Français et du rayonnement de la France au Portugal et d’obtenir des résultats.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
J’ai rejoint en 2022 l’association « Français, j’ai choisi le Portugal », cofondée par Bruno Frentzel, retraité et tête de liste aux élections consulaires en 2021. Depuis plus de cinq ans, nous accompagnons activement les Français expatriés au Portugal dans leur quotidien.
Notre liste s’est constituée naturellement autour de nos réseaux respectifs, lui conférant un profil singulier. Elle se distingue par sa dimension intergénérationnelle et son équilibre entre retraités, salariés, entrepreneurs et étudiants, portée par une dynamique positive, altruiste et indépendante de tout clivage politique.
Le concept VITE de notre campagne incarne ainsi la diversité des Français qui Vivent, Investissent, Travaillent et Entreprennent.
Nous bénéficions également du soutien de la députée de notre circonscription, Mme Nathalie Coggia avec qui nous collaborons depuis plusieurs années.

Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme ?
Mes priorités s’articulent autour de quatre axes essentiels : écouter, informer, accompagner et soutenir.
Vous écouter grâce à une présence sur le terrain, notamment lors d’événements associatifs, ainsi que des échanges directs et continus (WhatsApp, réseaux sociaux) pour rester au plus près de vos attentes.
Vous informer par la diffusion de lettres d’informations utiles (fiscalité, santé, éducation, vie locale) et l’organisation de webinaires pratiques pour vous aider concrètement dans vos démarches (résidence, permis, etc.).
Vous accompagner dans vos échanges avec les institutions, votre installation (logement, démarches) et en mobilisant notre réseau professionnel varié pour soutenir vos projets et votre emploi.
Vous soutenir en renforçant l’accompagnement des Français en difficulté, en continuant notre engagement pour l’environnement, la culture et le numérique. Nous souhaitons développer l’enseignement du français langue maternelle, notamment pour les enfants scolarisés dans le système portugais.
Mon programme se distingue par un accompagnement des projets portés par des associations et des membres de la communauté française, avec des actions déjà en cours :
Je prévois de créer une plateforme en ligne pour recenser, valoriser les associations et en simplifier la gestion avec des ressources pratiques (microfinancement, mécénat de compétences) et un accès à des professionnels (avocats, comptables, experts digitaux).
Je soutiens l’association WomensLisboa dans la diffusion de livres pour enfants, conçus pour sensibiliser les plus jeunes à des valeurs essentielles comme l’égalité, le respect et l’ouverture au monde.
Je souhaite organiser des actions inspirées des journées défense et citoyenneté afin de renforcer la cohésion et l’engagement des plus jeunes.
Afin de favoriser l’implantation d’experts Français en nouvelles technologies au Portugal, j'oeuvre, avec les acteurs locaux, pour la création d’un stand « France » au Web Summit.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ? Et en quoi le rôle de conseiller permet-il de véritablement faire évoluer la vie des compatriotes installés au Portugal, avez-vous un exemple, à nous donner ?
Je vois cette mission comme un rôle de proximité, mais aussi de relais utile entre les Français installés au Portugal et les institutions françaises. Concrètement, un conseiller peut faire évoluer les choses en débloquant des sujets très pratiques au niveau local puis en les portant dans le débat public.
Un exemple concret concerne l’accès aux droits (retraite, santé, fiscalité), souvent complexe pour les Français au Portugal. Un conseiller peut identifier les blocages récurrents, améliorer l’information et les parcours usagers avec le consulat (réunions, guides, permanences) et relayer ces difficultés au niveau national, avec l’appui du député de la circonscription, afin de faire évoluer les dispositifs.
C’est précisément dans cette capacité à transformer des situations individuelles en solutions collectives que le rôle prend tout son sens.
Quel sont selon vous les principaux défis auquel font face, actuellement, les Français du Portugal ? Et aussi quels sont les défis qui se présentent à vous, en tant que candidat, pour les prochaines cinq années ?
Les défis actuels rencontrés par les français installés au Portugal sont de plusieurs ordres :
D’une façon globale, la hausse du coût de la vie pousse certains compatriotes à émigrer ou rentrer en France.
La complexité administrative portugaise, spécialement pour effectuer les renouvellements des certificats de résidence et des permis de conduire peut s’avérer également décourageante.
Pour les familles, il règne une grande inquiétude face aux difficultés financières rencontrées par l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger) avec à la clé la hausse des frais de scolarité, la réduction des bourses et la précarisation du personnel des lycées français.
Enfin le faible niveau de salaire des actifs locaux peut se révéler problématique, surtout pour l’accès au logement.
En complément des éléments déjà évoqués, mon ambition sera de fédérer cette communauté, de renforcer les liens entre ses membres, de veiller au bien-être de nos compatriotes et de promouvoir le rayonnement de la France en harmonie avec la communauté portugaise.
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