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TOURISME - La magie des temples – Partie I : Edfou

Écrit par Lepetitjournal Le Caire
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

En croisière sur le Nil, entre Assouan et Louxor, les temples ne manquent pas. Mais deux sont particulièrement intéressants : celui d'Edfou pour son atmosphère mystique et celui de Kom Ombo, petit bijou au bord de l'eau

Le temple d'Edfou dédié à Horus, le dieu faucon, est un des mieux conservés d'Égypte. Il est situé sur la rive gauche du Nil, à une centaine de kilomètres au sud de Louxor. Sa construction a duré 180 ans, ce qui explique la richesse de ses inscriptions, lesquelles permettent d'en savoir plus sur les fonctions sacerdotales de l'époque et les exigences liées aux cultes de l'Égypte ancienne. Le temple était à l'origine totalement ensablé. Seule une fraction dépassait et faisait partie intégrante d'un village qui a disparu depuis. Le site a été dégagé au XIXe siècle par l'égyptologue Auguste Mariette, également à l'origine du service des antiquités de l'Égypte et du musée égyptien du Caire. Photos LPJ - Un site magique s'il en est...

Il s'agit du plus grand et important temple de la dynastie des Ptolémée, célèbre famille d'ascendance

macédonienne. En effet, après le passage d'Alexandre Le Grand venu conquérir l'Égypte, c'est un de ses généraux et ami proche, Ptolémée ? qui deviendra par la suite Ptolémée Ier Sôter, « le sauveur » ? qui fonde la célèbre dynastie des Ptolémée qui ne s'éteindra qu'à la mort de sa digne représentante, la célèbre Cléopâtre VII.

La barque et l'hippopotame
Lorsque l'on pose pour la première fois les yeux sur le temple, on est troublé par la majesté du site et par son état : tout est encore intact ! Les dimensions sont impressionnantes, la cour imposante et l'intérieur est époustouflant de mysticisme. À travers les orifices du plafond noir de suie, des rayons de soleil filtrent et l'atmosphère n'en devient que plus mystérieuse. On flâne alors dans les allées, le nez collé aux parois, happé par les inscriptions, les symboles, les couleurs? pour tomber littéralement en admiration devant le naos du temple qui abrite la reproduction de la barque sacrée à simple brancard d'Horus.

Et puis, au détour d'une allée, on découvre ce tout petit hippopotame transpercé par la lance d'un homme, debout sur une barque. À plusieurs reprises cette scène, presque comique, vient orner les murs et on se demande ce que ce pauvre animal a bien pu faire pour mériter cela. On apprend alors qu'il s'agit du massacre rituel de Seth Hippopotame par Horus. Cet épisode aurait d'ailleurs inspiré le mythe de Saint George tuant le dragon, que l'on retrouve dans beaucoup d'églises coptes. Ensuite, côté est, on découvre le nilomètre qui permettait aux représentants du pharaon de déterminer le montant des impôts : plus la crue était bonne, plus les prévisions relatives à la saison agricole étaient prometteuses, et plus les impôts étaient élevés.

On s'éloigne alors, la tête pleine d'histoire, d'anecdotes et de souvenirs, puis on jette un dernier coup d'?il à la bâtisse : tiens, on dirait qu'au loin un faucon survole le temple?

Hind BOUGHEDAOUI (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) mercredi 1er septembre 2010

Publié le 1 septembre 2010, mis à jour le 13 novembre 2012
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