Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la circonscription d'Égypte. Maddévie Tropée se présente pour la liste indépendante et engagée, proche du terrain pour défendre les droits et intérêts des Français d'Égypte


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je m'appelle Maddévie Tropée, je suis diplômée d’expertise comptable et de commissariat aux comptes, entrepreneure et engagée depuis plusieurs années dans la vie associative française en Égypte. Depuis cinq ans, je préside l'Union des Français de l'Étranger en Égypte (UFE Égypte), une association reconnue d'utilité publique qui accompagne, rassemble et crée du lien au sein de notre communauté.
Au-delà de mon parcours professionnel, ce qui me définit surtout, c'est ma volonté d'agir concrètement. J'ai toujours cru qu'on pouvait être exigeante tout en restant profondément humaine, à l'écoute et proche des réalités du terrain.
Je conduis la Liste indépendante et engagée, proche du terrain pour défendre les droits et intérêts des Français d'Égypte aux élections consulaires des 30 et 31 mai 2026. Notre démarche est indépendante de tout parti politique : elle est née de la volonté de Français du Caire qui se reconnaissent dans une même exigence de proximité et d'efficacité.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
C'est avant tout une mission de proximité, d'écoute et de service. Le mandat de conseiller des Français de l'étranger est un engagement bénévole. S'il n'a pas de pouvoir exécutif direct, il joue un rôle crucial de veille active et de recommandation auprès du consulat pour l'attribution des bourses scolaires, des aides sociales, des subventions aux associations (STAFE) et de relais auprès de nos parlementaires à Paris.
Pour moi, ce mandat n'a de sens que s'il est exercé avec disponibilité, rigueur et humanité. Présider l'UFE Égypte depuis cinq ans m'a appris une chose essentielle :derrière chaque dossier, il y a une personne, une famille, une histoire. Ma mission, c'est d'être votre voix sans angélisme et sans calcul politique pour faire remonter vos besoins réels à ceux qui ont le pouvoir de les résoudre.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
Nous sommes six candidats indépendants, trois femmes et trois hommes, animés d'un seul objectif : être la voix concrète et efficace des Français d'Égypte auprès du consulat et de nos parlementaires. Notre liste rassemble des profils complémentaires, tous ancrés dans la réalité de la communauté française d'Égypte :
Pierre Saunier, proviseur adjoint ;
Hanan Mounib, professeure d'université ;
Henri Dorfsman, cadre d'entreprise ;
Élodie Fillouane, professeure ;
Naël El Gindi, enseignant et entrepreneur.
Éducation, université, entreprise, entrepreneuriat : cette diversité est notre force pour couvrir l'ensemble des préoccupations de nos compatriotes. Ce qui nous rassemble, c'est un engagement de terrain et la conviction que les enjeux des Français d'Égypte méritent une représentation indépendante, libre de toute consigne nationale, et véritablement engagée c'est-à-dire prête à s'investir concrètement dans les dossiers du quotidien.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Parce que ce sont les élections les plus proches de notre quotidien d'expatriés. Les conseillers élus sont nos interlocuteurs directs au conseil consulaire et nos porte-voix auprès des parlementaires sur les sujets qui nous concernent : équité fiscale, fiscalité immobilière, retraite, École française, droit au compte bancaire.
Une participation faible affaiblit notre poids dans ces arbitrages. À l'inverse, une mobilisation forte envoie un signal clair : les Français d'Égypte sont attentifs et attendent des résultats. Le vote est ouvert par internet du 22 au 27 mai, puis à l'urne le 31 mai 2026.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Préserver l'attractivité de l'Égypte pour les familles, les actifs et les entrepreneurs français, dans un contexte économique tendu. Trois priorités concrètes en découlent.
D'abord, la scolarité. La hausse des frais et les suppressions de postes fragilisent de nombreuses familles. Nous interpellerons nos députés sur les impacts concrets de ces évolutions et porterons ce dossier sans relâche au conseil consulaire.
Ensuite, l'emploi et l'entrepreneuriat. Ces réalités, je les connais bien : j'ai organisé ces dernières années, en partenariat avec la Chambre de commerce, plusieurs rencontres pour aider nos compatriotes à mieux comprendre l'environnement économique, juridique et fiscal local. Nous voulons aller plus loin et structurer un véritable réseau d'accueil pour celles et ceux qui souhaitent créer une entreprise, trouver un emploi ou un stage.
Enfin, la santé et la protection sociale. Trop de nos compatriotes indépendants, jeunes actifs, binationaux sont mal couverts. Nous négocierons des partenariats avec des assureurs pour une couverture adaptée et accessible, et organiserons des conférences avec la CFE et les caisses de retraite pour mieux informer chacun sur ses droits.
Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme pour ces élections?
Notre programme s'articule autour de deux engagements complémentaires : agir au plus près du quotidien des Français en Égypte, et porter leur voix auprès des instances à Paris.
En Égypte, nous voulons être véritablement aux côtés de nos compatriotes. Cela passe par une participation active à tous les conseils consulaires : action sociale, sécurité, bourses scolaires, STAFE, emploi, par la mise en place d'un numéro personnel pour répondre à leurs questions, et par des permanences d'accompagnement renforcées. Nous nous engageons aussi à négocier des partenariats avec des assureurs pour une couverture santé adaptée et accessible, à organiser des conférences avec la CFE et les caisses de retraite, et à identifier les situations fragiles via un email dédié pour activer rapidement les réseaux d'entraide. Nous voulons également structurer un réseau d'accueil pour les créateurs d'entreprise et les chercheurs d'emploi ou de stage, soutenir les projets associatifs locaux dans leurs dossiers de subvention, et lutter contre l'isolement celui des jeunes et des nouveaux arrivants comme celui de nos aînés.
À Paris, nous porterons les sujets nationaux qui pèsent sur le quotidien des Français d'Égypte : l'égalité fiscale entre les Français de l'UE et hors UE, la défense de l'École française face aux hausses de frais et aux suppressions de postes, la fiscalité immobilière pour que les logements en France ne soient plus considérés comme des résidences secondaires, la défense des retraités à l'étranger, et l'accès effectif de chacun à ses droits sans barrière administrative. Nous voulons aussi servir de relais entre les investisseurs français et l'administration, pour favoriser le rayonnement économique de la France en Égypte.
Notre méthode tient en une phrase : Proches de vos réalités, engagés pour vos droits. Sans calcul politique, avec disponibilité et exigence.
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