Édition internationale

LITTERATURE - "FOURRURE", le premier roman d’une vraie romancière...

Écrit par Lepetitjournal Le Caire
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 novembre 2012

C'est avec un immense plaisir que chaque semaine je retrouve  "Adélaïde in the city", soit Adélaïde de Clermont-Tonnerre, dans sa chronique sur l'air du temps qu'elle nous propose dans "Point de vue".

Avec légèreté mais sérieux, humour et tendresse à la fois, elle laisse s'exprimer sa plume et nous fait mourir de rire en croquant notre société telle qu'elle la voit.
Adélaïde de Clermont-Tonnerre, jeune femme talentueuse et discrète porte un nom qui a lui seul est un pan de notre Histoire de France.
Par son père, elle appartient à la septième plus ancienne famille de France, les racines dauphinoises des Clermont-Tonnerre remontant au XIè siècle. Un de ses lointains grands-oncles, Stanislas de Clermont-Tonnerre, vota l'abolition des privilèges lors de la fameuse nuit du 4 août 1789.
Par sa mère Gilone, elle est apparentée à la famille de France, son arrière-grand-mère Isabelle était la s?ur aînée du comte de Paris.
Bref, une identité prestigieuse mais derrière laquelle se cache une jeune femme sensible et chaleureuse qui a signé, il y a quelques mois, son tout premier roman "Fourrure".

Un personnage central, celui d'une romancière à succès, Zita Chalitzine dont on apprend le suicide?. Femme scandaleuse, usurpatrice dit-on, et finalement victime.
Une longue histoire qui nous tient en haleine, allant d'ascension en descente aux enfers.
Se croisent au fil du temps des visages connus comme ceux de la Duchesse de Windsor, Romain Gary ou Françoise Sagan.
Un portrait aussi de ces années 70 où tout semblait possible, où la liberté s'érigeait en symbole de toute une génération.
De la fille de concierge, Zita, à celle de la famille bourgeoise Solange, la lutte des classes pour toile de fond, et la jalousie comme la rivalité qui feront passer ces deux femmes d'amies à ennemies.
Adélaïde signe ces pages avec une magnifique plume, jouant sur la gamme tantôt de la délicatesse, tantôt de la force pour décrire avec une formidable précision ces hommes et ces femmes, ces lieux et ces espaces temps qui parfois nous submergent d'émotion.
"Fourrure", on s'y attache et jusqu'au bout des 574 pages, on ne veut surtout pas croire en la fin.

Les premiers frimas de l'hiver arrivant, un petit conseil : plongez-vous dans un bon fauteuil et dans ce roman qui, j'en suis certaine, ne pourra que vous réchauffer le c?ur et l'esprit.

Nathalie-Asmaa.T (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) jeudi 16 décembre 2010

Publié le 16 décembre 2010, mis à jour le 14 novembre 2012
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