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FRANCOPHONIE - "Des femmes se disent… " par Noémie Dujardin

Écrit par Lepetitjournal Le Caire
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Dans le cadre des festivités de la francophonie, Noémie Dujardin, jeune comédienne, formée au Conservatoire d'art dramatique de Paris, était le 21-22-23 mars en tournée au Caire et Alexandrie. Sur la scène du CFCC, Noémie a prêté sa voix aux femmes écrivaines francophones et s'est mise "au service d'un texte". Remarquable par son talent, la finesse et l'élégance de son jeu auquel elle accorde une importance du premier ordre. Rencontre

Sa valise est toujours prête, ses grands amours sont la littérature, le voyage, les rencontres? et par-dessus tout, son métier de "saltimbanque" qu'elle peut exercer n'importe où.

LePetitJournal.com : D'Andrée Chédid à Marie N'Diaye, vous nous faites une lecture dans un univers exclusivement féminin, vous vous sentez proche de ces femmes ?
Noémie Dujardin : D'abord, je n'ai pas de s?ur, j'ai cinq frères. D'ailleurs, la musique de la fin est composée par mon frère. Ce monde de femmes m'est donc étranger. Ceci dit, il me paraît très amical, plein d'entraide, d'écoute et de confession. Les femmes confessent beaucoup ici.

Des femmes aux multiples visages, y a-t-il quand même une sorte de dénominateur commun ?
Je raconte des femmes dans le monde, dans certaines circonstances : à l'hôpital, celle qui traverse l'Afrique, la sotte, la professeure, celle intéressée par les ragoûts? et ça tombe bien, parce que je suis une femme. C'est cela le dénominateur commun. Il y a aussi autre chose : la langue

française.  Vous dans la salle et moi sur scène, l'échange entre nous deux.

Justement, comment vous y prenez-vous ?
Il s'agit bien des extraits, on les traverse vite mais il y a des choses à jouer. La littérature raconte beaucoup, le théâtre, par contre, est un texte à trous. Mon exercice de style consiste donc à lire des mots que tout le monde va entendre. Je me mets alors au service d'un texte.

Vous le faites d'une manière qui suscite beaucoup d'enthousiasme?
Je lis plusieurs fois en essayant de comprendre l'ordre, mais je reste dans le ludisme. Mon travail est de dénicher le jeu et l'extrapoler. Mon rôle est aussi d'intégrer le public, ne pas le laisser tout seul. Ce qui ressemble bel et bien à un exercice pédagogique, car je sais que parmi les spectateurs il y en a des élèves qui me regardent.

Entre le début et la fin l'ambiance n'est pas du tout la même, vous avez pour ainsi dire oscillé entre le comique et le tragique. Vous préférez toujours commencer par des scènes plus ou moins amusantes ?
Non, ça pourrait être l'inverse. J'ai fabriqué tout cela. On peut tout faire, comme dans un puzzle. Sur scène, on aime bien être regardé. Et moi, j'aime bien jouer. C'est mon métier de saltimbanque.

Nihad ATTAR (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) jeudi 1er avril 2010

Publié le 1 avril 2010, mis à jour le 13 novembre 2012
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