Édition internationale

PATRICK TEOH - Un artiste malaisien aux multiples visages

Écrit par Lepetitjournal Kuala Lumpur
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 janvier 2013

Patrick Teoh, acteur et homme de radio, jouera l'un des rôles phare de la pièce de théâtre "Philadelphia, here I come !" au KLPAC. Des retrouvailles avec un texte déjà connu pour le Malaisien qui campait le même rôle 20 ans plus tôt. Ce touche-à-tout de 62 ans revient sur plus de trente ans de carrière.

Une interview proposée par Wong Boon Ken pour Time-out KL

 

Patrick Teoh, que représente pour vous la culture ?
Je suis tombé dedans tout petit puisque mon père m'emmenait tous les soirs au cinéma. D'ailleurs, c'est par le grand écran que j'ai appris l'anglais.

On vous surnomme la "Voix de la Malaisie" Comment êtes-vous arrivé à la radio ?
A 19 ans, j'ai entendu une annonce à la radio. Ils cherchaient un chroniqueur. J'ai postulé et j'ai été pris. Le départ d'une longue carrière radiophonique !

Au fil des ans, vous avez touché à la radio, la télévision, le cinéma et le théâtre. Quel est le plus difficile à maitriser ?
Chacun d'entre eux propose des défis intéressants. Prenez le cinéma et le théâtre, par exemple. Ce sont deux genres complètement différents, et être un bon acteur de théâtre ne signifie pas que vous serez un bon acteur de cinéma. Dans de nombreux cas, des comédiens font des performances terribles sur grand écran parce qu'ils ne parviennent pas à sortir de l'environnement théâtral.

Le film est beaucoup plus subtil et intériorisé alors qu'au théâtre, il faut se grandir puisque l'espace lui-même est grand. Une autre différence est qu'au théâtre, lorsque vous montez sur scène, vous êtes totalement responsable de votre destinée. Soit vous faites un excellent travail, et récoltez les applaudissements ou même une ovation. Soit vous foutez tout en l'air et vous vous faîtes huer. Sur scène, il n'y a pas de réalisateur pour dire "Coupez! On fait une autre prise".

Quel est votre genre préféré ?
Je n'ai pas vraiment de genre favori, mais je préfère aujourd'hui me consacrer aux films. J'ai fait du théâtre pendant si longtemps. J'ai juste envie d'essayer quelque chose de nouveau.

Pourtant, c'est au théâtre qu'on vous retrouve aujourd'hui. Pouvez-vous nous parler de votre dernier projet ?
"Philadelphia, Here I Come!" est une pièce écrite par le dramaturge irlandais Brian Friel. L'intrigue est centrée sur l'histoire d'un jeune homme qui décide de quitter son père veuf en Irlande pour partir chercher fortune à Philadelphie. Dans cette adaptation pour la Malaisie, le jeu se déroule dans une zone urbaine, par exemple Cheras, où le père est un commerçant chinois. Je joue le rôle du père. La pièce se passe le jour précédent le départ de Danny, le fils.

Trente ans en arrière, imaginiez-vous une carrière aussi longue et fructueuse ?
[Pause] Je ne suis pas vraiment le genre de personne qui prévoit les choses à l'avance. Je prends les projets un par un. Si quelque chose de bien m'est proposé je le fais, sinon je ne fais rien.

Avez-vous déjà réfléchi à prendre votre retraite ?
Je n'ai jamais pensé que je faisais à proprement parler un "travail", donc je ne conçois pas pouvoir réellement prendre ma retraite.

Quel héritage souhaitez-vous laisser ?
Je ne veux pas vraiment laisser d'héritage. Après toutes ces années à la radio, au cinéma et au théâtre, j'espère simplement que les gens se souviendront de moi de temps en temps en disant : "Oh, c'est vrai. Il y avait ce gars nommé Patrick Teoh qui a fait cette chose que nous avons apprécié". Les héritages ? Ils sont seulement laissés par les politiciens et je ne suis pas vraiment l'ancien Premier ministre Mahathir. 
Renaud Voisin (www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur.html) Lundi 14 Janvier 2012

Patrick Teoh, vous a donné envie de venir le voir jouer au théâtre ? Précipitez-vous au KLPAC! 

"Philadelphia, here I come", du 12 au 20 janvier au Kuala Lumpur Performing Arts Centre.

Prix :48 RM

Adresse : KLPAC, Sentul Park, Jalan Strachan, Off Jalan Ipoh, KL

Téléphone : 03 4047 9000

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Publié le 14 janvier 2013, mis à jour le 14 janvier 2013
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