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Frédérick Tailpied, Charleos : "Nos clients immobilier nous recommandent "

Du 11 au 16 juin 2026, Frédérick Tailpied, fondateur de Charleos, sera à Hong Kong pour rencontrer la communauté française et échanger autour de l’investissement immobilier à distance. Ancien banquier privé chez BNP Paribas, il a créé en 2019 une structure dédiée aux expatriés souhaitant investir en France, avec une approche intégrée mêlant chasse immobilière, financement, gestion locative et conseil patrimonial. Avant sa venue, il revient pour lepetitjournal.com sur son parcours, les défis spécifiques des non-résidents et sa vision d’un immobilier « rassurant » dans un contexte international incertain.

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​ Exemple d'un avant/après sur un T2 à Angers ​
Écrit par Didier Pujol
Publié le 22 mai 2026

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Tout est parti de mes anciens clients expatriés

Vous avez fondé Charleos en 2019 après plusieurs années dans la banque privée. Comment est née cette aventure ?

J’étais banquier privé chez BNP Paribas pendant une dizaine d’années auprès d’une clientèle de non-résidents. J’accompagnais ces clients sur leurs placements financiers, mais il n’existait pas vraiment d’offre immobilière pensée pour eux. L’idée de Charleos est née de ce constat.

J’ai donc créé la société en 2019 avec l’objectif de proposer un accompagnement global aux expatriés qui souhaitent investir en France. Et finalement, les premiers clients de Charleos ont été mes anciens clients de BNP.

Aujourd’hui, comment s’organise l’entreprise ?

Nous avons beaucoup grandi depuis le démarrage. J’ai commencé seul, puis un associé m’a rejoint deux ans plus tard pour développer toute la partie courtage et financement. Aujourd’hui, nous sommes une quinzaine au total, avec des courtiers, des spécialistes de la gestion locative, une décoratrice d’intérieur, un auditeur travaux et plusieurs chasseurs immobiliers indépendants.

Nous sommes historiquement implantés dans le Grand Ouest, autour de villes comme Angers, Tours, Le Mans ou Laval, avec aussi une présence au Havre et à Montpellier. Nous travaillons beaucoup sur des villes de rendement et sur des immeubles de rapport en monopropriété.

 

Un expatrié a surtout besoin d’être rassuré

Quelles sont les principales difficultés lorsqu’on investit depuis l’étranger ?

La première difficulté, c’est la distance. Quand vous vivez à Hong Kong, Singapour ou Dubaï, vous avez besoin de confiance et de visibilité. C’est pour cela que nous avons intégré tous les métiers dans la même structure : la recherche du bien, le financement, les travaux, l’ameublement, la gestion locative et le conseil patrimonial.

Quand nous annonçons un rendement, nous savons aussi gérer ce qu’il se passe derrière. Nous ne vendons pas du rêve, parce qu’ensuite nous assurons la gestion locative du bien. C’est très important pour les clients.

Vous insistez beaucoup sur l’accompagnement humain. C’est ce qui fait votre différence ?

Oui, clairement. Nous avons une approche très familiale. Un client n’est pas un numéro chez nous. Nous connaissons leurs projets de vie, leurs familles, leurs contraintes professionnelles. Nous les rencontrons physiquement au moins une fois et nous gardons le lien dans le temps.

Notre croissance repose essentiellement sur la recommandation. Quand je me déplace à Hong Kong ou Singapour, ce sont souvent les amis, collègues ou membres de la famille de nos clients qui viennent nous voir.

 

Charleos
Exemple d'un avant/après sur un T2 à Angers

 

Le financement reste le nerf de la guerre

Quels sont aujourd’hui les points de vigilance pour un expatrié qui souhaite investir ?

Avant même de chercher un bien, nous travaillons beaucoup sur la situation patrimoniale et fiscale du client. Nous vérifions les conventions fiscales, les risques de double imposition, la cohérence du projet avec les objectifs du client.

Ensuite, il faut absolument sécuriser le financement. S’il n’y a pas de financement, il n’y a pas de projet. Nous le voyons actuellement avec certains clients au Moyen-Orient, où le contexte géopolitique complique fortement l’accès au crédit.

Et puis il y a toute la partie gestion locative. Quand on est à distance, gérer un locataire ou des travaux peut devenir très compliqué. Notre rôle est justement de minimiser les risques et de sécuriser l’investissement dans la durée.

 

L’immobilier français reste un marché solide

Dans un contexte économique incertain, la France reste-t-elle attractive pour les investisseurs ?

Oui, je le pense sincèrement. Beaucoup de clients regardent des marchés très rentables comme Dubaï, mais ils découvrent aussi les risques qui vont avec. En France, le marché est plus stable, plus encadré et beaucoup plus lisible sur le long terme.

Le système bancaire français offre aussi des avantages rares : des prêts à taux fixe sur vingt ans, la possibilité de renégocier ou suspendre les échéances, des garanties solides pour les propriétaires. Ce sont des sécurités qu’on ne retrouve pas forcément ailleurs.

Sur certaines villes de rendement, on peut encore obtenir des rendements bruts autour de 6,5 à 7 %. Et sur des villes patrimoniales comme Angers, Tours ou Rennes, on est davantage autour de 4,5 à 5 %, mais avec une vraie stabilité.

 

Hong Kong est une étape importante pour nous

Vous serez bientôt à Hong Kong. Que préparez-vous pour cette visite ?

Je serai à Hong Kong du 11 au 16 juin après un passage à Singapour. Nous organisons actuellement une conférence, probablement le 15 juin en soirée, autour des sujets qui préoccupent le plus les expatriés : fiscalité 2026, achat à distance, financement, structuration patrimoniale ou encore évolution du marché immobilier français.

Il y aura aussi beaucoup de temps pour les échanges individuels, parce que chaque situation est différente et souvent très personnelle. Et puis je me déplacerai directement chez les clients à Hong Kong si nécessaire.

Vous semblez très attaché à la communauté française à l’étranger…

Oui, complètement. Cela fait plusieurs années que je viens en Asie rencontrer des expatriés. Nous avons déjà plus d’une centaine de clients et environ 350 lots en gestion.

J’ai également rejoint la Chambre de Commerce et d’Industrie France Hong Kong pour développer notre présence locale. Et je suis aujourd’hui responsable du développement international au sein de la Fédération française des chasseurs immobiliers.

Notre métier repose avant tout sur la confiance et le temps long. L’idée, ce n’est pas simplement de vendre un bien. C’est d’être encore là dans cinq ou dix ans pour accompagner les clients dans l’évolution de leur vie et de leur patrimoine.

 

  • Pour rencontrer Frédérick Tailpied à Hong Kong : tapez ici
  • Pour contacter Charleos : tapez ici 

 

Didier Pujol
Publié le 22 mai 2026, mis à jour le 22 mai 2026

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