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On savait déjà que Hong Kong souffrait de la pollution atmosphérique. Après les poumons ce sont maintenant les oreilles des habitants qui sont mises à l'épreuve. Une heure passée à Central, Causeway Bay ou Mong Kok suffit à s'en convaincre : le bruit est incessant.
Première étude sur les nuisances sonores
Pour la première fois en 2011, le département des statistiques a inclus une étude sur les nuisances sonores dans son enquête annuelle sur les ménages. 36% ont déclaré souffrir du bruit à l'intérieur même de leur logement et presque 7% de façon quasi constante. Une étude de l'Université Chinoise de Hong Kong (CUHK) s'est plus récemment penchée sur le bruit lié au trafic. 14,4% des adultes interrogés dénoncent des nuisances quotidiennes, de jour comme de nuit, qui jouent sur la qualité de leur sommeil.
Un million de personnes sont affectées par le bruit du trafic
Selon les autorités, un million de personnes sont affectées par le bruit du trafic, en faisant la première source de nuisances sonores du territoire. Un développement urbain peu contrôlé par le passé et une très forte densité de population sont à l'origine du problème. En vingt ans, le nombre d'habitants n'a augmenté "que" d'un million de personnes mais le trafic routier a lui doublé dans le même temps. Et il continue sur sa lancée. Dans une ville où les rénovations et démolitions sont constantes, les chantiers sont une autre source importante de nuisances sonores. Selon l'étude de CUHK, presque 11% des sondés sont grandement dérangés par les chantiers alentours.
45.000 plaintes pour nuisances sonores
En 2012, la police hongkongaise a enregistré 45.000 plaintes pour nuisances sonores et le Département de la protection de l'environnement 5 000 autres. Mais les détails des signalements (lieu, heure) ne sont pas mis à la disposition du public. Les autorités tentent de remédier au problème en changeant le revêtement des routes, en incitant au renouvèlement des véhicules les plus bruyants ou encore en limitant les horaires de travail des chantiers. Dans certains quartiers, les rues sont même parfois temporairement fermées à la circulation.
Le bruit ambiant peut atteindre 118 décibels à Causeway Bay à certaines heures. A titre de comparaison, se trouver à 10 mètres des marteaux piqueurs n'expose qu'à 90 décibels "seulement". Or, une exposition prolongée à plus de 70 décibels peut provoquer des effets à long terme : perte d'audition, troubles du sommeil, baisse de productivité, irritabilité, conséquences cardiovasculaires. On imagine donc aisément les conséquences sur leur santé du brouhaha permanent que subissent les habitants de Hong Kong.
Gwen Schwartz (www.lepetitjournal.com/hong-kong) reprise du lundi 2 septembre 2013
Crédits photos: Florence Morin











