Alors que le Festival français de Hambourg a seulement fêté sa troisième édition en juin, il connaît déjà un très grand succès.


C'est entre deux services que nous rencontrons Rémi Yameogo, son tablier encore autour de la taille, dans sa crêperie à Eimsbüttel. Et malgré la tentation des galettes et crêpes, nous ne parlons pas gastronomie, en tout cas pas directement, car Rémi est l'un des trois organisateurs du festival français de Hambourg, dont nous avons couvert la troisième édition, et nous voulons en savoir plus sur ce projet à grand succès.

Lepetitjournal.com : Comment l’idée d’organiser un festival français à Hambourg vous est-elle venue, juste après la période du Covid ?
Rémi Yameogo : Dans un premier temps, il faut savoir que Maël [Maël Le Peillet, de Arpel], David [David Desplace, de Botanic District] et moi qui faisons partie du trio d'organisateurs, nous fréquentons beaucoup de festivals. Nous avons remarqué qu'à Hambourg, les gens ont les moyens de s'amuser et aussi l'envie de sortir du cadre des fêtes traditionnelles. Par exemple, alors que le 14 Juillet reste une fête très solennelle, avec des discours et une ambiance très formelle. Nous voulions en 2024 (pour la première édition) nous éloigner de ce concept et proposer un événement festif et ouvert à tous. De plus, nous voulions, car cela nous tient beaucoup à cœur, donner de la visibilité à l'artisanat français.
Lors de la première édition, en 2024, quels étaient les challenges et difficultés?
Cela a été difficile de trouver des artisans et des restaurateurs avec qui travailler. Travailler sur un stand demande une tout autre organisation que dans la cuisine d'un restaurant, et beaucoup faisaient face à des manques de personnel ou n'étaient pas préparés. De plus, sans historique pour l'événement, les intervenants hésitaient à se lancer dans l'inconnu.
Pour pallier cela, nous (les trois co-organisateurs) avons dû gérer plusieurs stands nous-mêmes. Aujourd'hui la tendance s'est inversée : nous recevons désormais des demandes d'exposants extérieurs qui souhaitent participer au festival.

Sentez-vous qu'il existe à Hambourg une affection particulière pour la France et sa culture ?
Oui, complètement ! Il y a à Hambourg un grand attrait pour la France de la part du public local ! Et en même temps le festival est aussi l'occasion pour les Français résidant à Hambourg de se retrouver, de sortir et de faire la fête. Le but est simplement de prendre du plaisir ensemble autour de restaurateurs et de musique français.
Quelle a été la fréquentation au fil des différentes éditions ?
Pour la première édition, nous avons comptabilisé environ 800 entrées. La deuxième année, nous sommes montés entre 1 200 et 1 300 visiteurs. Enfin, pour la troisième édition, nous avons atteint 2 840 personnes.
Une fréquentation qui a plus que doublé en deux ans, malgré la météo...
Absolument. Cette année-là, il a plu à torrents, c'était presque le déluge ! Mais nous avons tout de même accueilli presque 3000 personnes, aussi bien des Français que de nombreux Allemands.

Quels sont vos projets et vos ambitions pour les prochaines éditions ?
Nous souhaitons monter en gamme chaque année. Cela passe par la venue d'artistes de renom venus de France, tout en continuant de valoriser de jeunes talents.
Nous réfléchissons également à déplacer le festival vers un site mieux équipé, offrant des espaces abrités et une zone de jeux adaptée aux enfants, car c'est un événement très familial. L'objectif est que chaque visiteur passe un excellent moment et reparte avec un très bon souvenir. Et nous planifions aussi quelques surprises pour l'année prochaine...
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