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Poisson frais par colis : comment maintenir la chaîne du froid sur 2 000 km ?

Le matin, le poisson est encore sur de la glace chez le commerçant ; le lendemain, il doit arriver chez le client dans un autre pays.

Du poisson frais par colisDu poisson frais par colis

Entre les deux, il y a l'emballage, un centre de tri, plusieurs véhicules et peut-être un aéroport. Pour les commerçants, ce scénario n'a plus rien d'inhabituel depuis longtemps. Les denrées alimentaires fraîches sont commandées en ligne et expédiées au-delà des frontières nationales. Parallèlement, les petits producteurs exportent leurs produits vers des restaurants, des commerçants et des particuliers.

Il en résulte une contrainte qui n’entre pas en ligne de compte lors de l’envoi d’un livre : la marchandise doit non seulement arriver à temps, mais aussi dans la plage de température prévue.

La boutique en ligne ne s'arrête pas aux portes de l'entrepôt

Les poissonniers, bouchers, traiteurs et fournisseurs de kits repas peuvent aujourd'hui atteindre des clients résidant à des centaines, voire des milliers de kilomètres. Mais dès que des produits frais sont expédiés, l'emballage doit être adapté au mode de transport. Pour les petits envois réfrigérés, par exemple, les caisses en polystyrène expansé (EPS) constituent une solution envisageable. Elles isolent chaque colis individuellement, évitant ainsi de devoir réfrigérer l’ensemble de l’espace de chargement, et peuvent être associées à des accumulateurs de froid en fonction du produit.

Mais cela ne suffit pas. Un poissonnier qui livre les commandes le jour même dans sa région a besoin d’une approche différente de celle d’une entreprise dont les marchandises sont en transit pendant 24 ou 48 heures.

C’est précisément là qu’il est utile de retracer le parcours type d’une commande. À quel moment le produit sort-il de la chambre froide ? À quelle heure est-il récupéré ? Y a-t-il une heure ou une demi-journée entre ces deux moments ? Y a-t-il un centre de distribution ? Et quand la livraison chez le client est-elle réellement prévue ?

Ce n’est qu’alors qu’il est possible d’évaluer pendant combien de temps l’emballage doit contribuer au maintien de la température.

Ce sont souvent les délais intermédiaires qui posent problème

Il est relativement simple d'intégrer un camion frigorifique dans la planification. Les transitions sont plus difficiles à gérer.

Prenons l'exemple d'une caisse de poisson frais, préparée le matin. À 10 heures, elle est prête à être enlevée, mais le chauffeur n'arrive qu'à 11 heures. Plus tard, le colis attend au centre de tri avant de poursuivre son trajet. Le lendemain matin, pendant le chargement, il reste à nouveau un certain temps en dehors d'une zone réfrigérée.

En hiver, ces temps d'attente peuvent être différents de ceux d'une chaude journée de juillet. L'exposition directe au soleil sur un quai de chargement peut également faire la différence.

C’est pourquoi les entreprises ne devraient pas se contenter de prendre en compte le délai officiel du service de livraison. Il est plus intéressant de se demander combien de temps un colis passe réellement en dehors d’un environnement contrôlé.

Pour les denrées alimentaires fraîches, les variations de température peuvent nuire à la qualité et à la durée de conservation. Le ministère français de l’Agriculture rappelle d’ailleurs que les denrées réfrigérées et surgelées doivent être maintenues aux températures prévues afin de préserver leur sécurité sanitaire. Les valeurs varient selon les produits : la viande hachée doit par exemple être conservée à une température maximale de 2 °C, tandis que −18 °C constitue la température de référence pour de nombreux produits surgelés.

Pour les entreprises qui expédient des produits frais, cela signifie que le contrôle ne peut pas s’arrêter à la porte de l’entrepôt. Les temps d’attente, le transbordement et la livraison finale font eux aussi partie de la chaîne à prendre en compte.

Pourquoi le PSE est-il intéressant pour ce type de transport ?

Le polystyrène expansé est utilisé depuis des décennies comme matériau isolant. Cela tient principalement à sa composition : le PSE est constitué à environ 98 % d’air. Cet air est emprisonné dans de nombreuses petites alvéoles fermées.

Il en résulte un emballage léger offrant une bonne isolation. Parallèlement, ce matériau assure une certaine protection contre les chocs, ce qui s’avère très pratique lorsqu’un colis est manipulé et transbordé à plusieurs reprises avant d’arriver à son destinataire.

Il ne faut toutefois pas oublier un point important : une boîte en EPS n’est pas un réfrigérateur.

Si le saumon est placé dans l’emballage à une température trop élevée, il ne se refroidira pas soudainement à l’intérieur. La boîte ralentit l’égalisation de la température avec celle de l’environnement. Pour obtenir un effet réfrigérant actif ou supplémentaire, il est possible, selon le produit et le mode de transport, d’utiliser des accumulateurs de froid.

Pour certains produits frais ou pharmaceutiques, par exemple, une plage de température comprise entre 2 et 8 °C peut être prévue. La température réellement requise doit toutefois être déterminée au cas par cas pour chaque produit.

Quatre heures ou deux jours, ça fait toute la différence

L’une des questions les plus pratiques lors de l’achat d’emballages est donc la suivante : combien de temps mes marchandises sont-elles généralement en transit ?

Pour une livraison rapide, une boîte en EPS aux parois relativement fines peut suffire. En revanche, si le temps de transport est de 24, voire 48 heures, une isolation plus efficace peut s’avérer nécessaire.

Mais plus n’est pas forcément synonyme de mieux.

Une très grande boîte génère un espace vide supplémentaire. Parallèlement, à dimensions extérieures égales, une paroi plus épaisse réduit l’espace intérieur disponible. C’est pourquoi il faut d’abord déterminer ce qui doit réellement y être placé : le produit, l’emballage intérieur et, le cas échéant, des accumulateurs de froid.

Les orifices de drainage peuvent également jouer un rôle. Pour le poisson et d’autres applications pouvant générer du liquide, ils peuvent s’avérer pratiques dans certaines circonstances. Pour d’autres marchandises, en revanche, un modèle fermé est nécessaire.

Au lieu d’utiliser une boîte universelle pour chaque commande, il peut donc être plus judicieux au quotidien de disposer de deux ou trois tailles choisies en fonction des besoins.

Le poisson et la viande sont loin d’être les seules applications

Les poissonneries et boucheries en ligne sont des exemples évidents de livraisons de colis réfrigérés. Des questions similaires se posent toutefois pour les kits-repas et les plats préparés.

Les fruits et légumes, ainsi que les fleurs, sont également sensibles aux températures défavorables. Or, la protection thermique ne signifie pas nécessairement qu’il faille maintenir un produit aussi froid que possible. Ce qui est déterminant, c’est la plage de températures que la marchandise concernée peut supporter.

Les entreprises doivent faire preuve d’une vigilance encore plus grande pour les envois médicaux. Si, par exemple, des échantillons biologiques sont transportés, des règles d’emballage spécifiques peuvent s’appliquer.

La norme ADR P650 régit l’emballage de certaines substances biologiques de la catégorie B. Il est important ici de ne pas confondre le carton et le système global : une boîte en polystyrène expansé (EPS) à elle seule ne rend pas un envoi médical conforme à la norme P650. L’emballage intérieur, l’emballage extérieur, l’étiquetage et les autres exigences doivent être adaptés à chaque envoi.

Ce que les entreprises doivent réellement savoir avant d’acheter

Quiconque expédie régulièrement des produits sensibles à la température peut dans un premier temps trier ses commandes selon quelques critères : taille, plage de température souhaitée et durée maximale de transport.

Le choix de l’emballage s’en trouve alors considérablement simplifié.

Cooled Solutions illustre bien à quel point les besoins peuvent varier dans la pratique. L’entreprise fabrique elle-même ses emballages isothermes depuis 1972, approvisionne plus de 3 000 clients professionnels et dispose en stock de boîtes en EPS dans plus de 40 formats.

Pour un expéditeur, ce choix est particulièrement intéressant pour une raison pratique. Un petit échantillon ne nécessite pas une grande boîte isotherme. À l’inverse, une commande alimentaire importante ne doit pas être emballée de manière trop compacte, au risque de ne plus avoir de place pour les accumulateurs de froid nécessaires.

La disponibilité à court terme peut également être un facteur important. En effet, ceux qui ont besoin chaque semaine des mêmes tailles ne souhaitent pas devoir réfléchir au réapprovisionnement au moment où 50 commandes doivent quitter l’entrepôt le lendemain matin.

Publié le 27 août 2026, mis à jour le 27 août 2026
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