Bahreïn a activé ses sirènes d'alarme, tandis que le Koweït et la Jordanie affirment avoir intercepté des tirs iraniens. Washington affirme vouloir sécuriser la navigation commerciale dans le détroit stratégique.


Les États-Unis ont mené une nouvelle vague de frappes contre l'Iran après une précédente offensive aérienne d'ampleur, tandis que Téhéran affirme avoir visé des bases américaines dans la région. L'Iran a condamné ces nouvelles attaques, estimant qu'elles ont réduit à néant des mois d'efforts diplomatiques. Les tensions se sont intensifiées autour du détroit d'Ormuz, avec des versions contradictoires sur son statut de navigation. Cette escalade menace un fragile accord intérimaire censé mettre fin au conflit, tandis que les prix du pétrole ont grimpé de plus de 3 % après les frappes du week-end.
Le Golfe sous tension
Bahreïn a activé à plusieurs reprises son alarme nationale ce lundi, appelant la population à rester calme et à rejoindre l'abri le plus proche. Le Koweït affirme que ses systèmes de défense antiaérienne ont intercepté des engins hostiles ayant pénétré son espace aérien, précisant que les explosions entendues dans certaines régions du pays résultaient de ces interceptions en vol. La Jordanie indique de son côté avoir abattu quatre missiles iraniens ayant pénétré son territoire, sans faire de blessés ni de dégâts matériels.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) a revendiqué des frappes contre deux bases aériennes au Koweït, contre la base aérienne Sheikh Isa à Bahreïn, ainsi que contre la base aérienne du Prince Hassan en Jordanie, affirmant agir dans le cadre d'une opération de représailles menée en plusieurs phases contre les intérêts américains dans la région.
Les défenses émiraties activées face aux tirs iraniens
Les Émirats arabes unis ont indiqué que leurs systèmes de défense avaient engagé des missiles et des drones iraniens. L'Autorité nationale de gestion des urgences et des catastrophes a ensuite précisé que les menaces détectées se situaient en dehors des frontières du pays.
Washington affirme vouloir protéger le trafic maritime
Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir mené une nouvelle série de frappes de précision contre des dizaines de sites iraniens, visant des systèmes de défense antiaérienne, des radars côtiers, ainsi que des capacités de missiles et de drones. Selon le commandement, l'objectif est de réduire la capacité de l'Iran à menacer le transport maritime international dans le détroit d'Ormuz, un axe commercial mondial majeur. Les forces américaines affirment rester mobilisées pour garantir la liberté de navigation des navires commerciaux, accusant l'Iran de poursuivre ses actes d'agression et de harcèlement dans la région.
Ces frappes américaines font suite à une attaque iranienne contre le navire porte-conteneurs battant pavillon chypriote GFS Galaxy, qui aurait laissé un membre d'équipage porté disparu et le navire endommagé par un incendie.
Selon la Maison Blanche, la campagne militaire américaine vise en priorité la sécurité maritime, en ciblant les infrastructures logistiques et navales du Corps des gardiens de la révolution le long de la côte sud iranienne. L'Iran continue de revendiquer le contrôle de l'accès au détroit d'Ormuz, une affirmation rejetée par Washington, qui assure que la navigation commerciale reste ouverte sous protection américaine, même si le trafic maritime a fortement chuté en raison des risques sécuritaires.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a par ailleurs indiqué que le président américain Donald Trump souhaitait épuiser toutes les pistes diplomatiques avec l'Iran avant d'envisager d'autres options sur la question nucléaire, tout en n'excluant pas un recours à la force en cas de non-respect des engagements iraniens.
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