Alors que l'Iran a émis de nouvelles menaces contre le trafic maritime, Oman a présenté à Téhéran une proposition soutenue par les pays du Golfe pour une gestion conjointe du détroit d'Ormuz.


Les ministres des Affaires étrangères des pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC) se sont réunis mardi en visioconférence, sous la présidence du ministre omanais Badr Al Busaidi, pour discuter de la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz, voie stratégique qui assurait avant-guerre un cinquième du commerce mondial de pétrole.
Selon des informations relayées par Reuters, Oman aurait soumis à l'Iran un plan visant à gérer conjointement le détroit, incluant un système de redevances volontaires pour les navires empruntant la route, sur un modèle comparable à celui du détroit de Malacca en Asie du Sud-Est. Ce dispositif permettrait de préserver le caractère volontaire des frais, tout en évitant que l'Iran n'exerce un contrôle exclusif sur la voie maritime, un point sur lequel les États-Unis restent fermement opposés.
Le détroit avait été de facto fermé par l'Iran au trafic étranger après les frappes américano-israéliennes du 28 février. Un accord de paix intérimaire conclu en juin, prévoyant 60 jours de négociations, s'est effondré début juillet après que l'Iran a tiré sur des navires empruntant une route non autorisée.
Dans ce contexte tendu, un porte-parole du commandement militaire iranien a averti que les navires de pays ou d'entreprises bénéficiant du déblocage des avoirs iraniens gelés, proposé par le président américain Donald Trump, ne seraient plus autorisés à transiter par le détroit.
Téhéran a par ailleurs fait état de lourdes pertes liées au conflit avec les États-Unis et Israël : environ 230 millions de mètres cubes de capacité de production de gaz perdus, 350 employés du gouvernement tués, et l'aéroport de Bouchehr rendu inopérant après des frappes de missiles.
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