

Entrer chez Marie Loffreda est comme pénétrer dans un autre univers, emplit de douceurs, de couleurs, de détails heureux et d'art sous toutes ses formes? On comprend vite que Marie est une artiste dont la sensibilité égale la gentillesse. Sa villa de Jumeirah est un hymne à la sérénité, et, plus que cela, elle est aussi le théâtre d'une nouvelle scène de jazz, unique à Dubaï !
Lepetitjournal.com/dubai : Marie, pouvez-vous nous parlez de Jazz Beach, le concept que vous avez lancé ici, à Dubaï ?
En arrivant à Dubaï il y a quatre ans, j'avais décidé de vivre ma passion pour la peinture (je suis artiste-peintre depuis plus de 10 ans) et aussi pour le jazz. Comme je me suis vite rendue compte que l'art manquait ici, je me suis dit que j'allais démarrer quelque chose à la maison. Le jazz existe ici, mais je ne conçois pas de l'écouter dans un restaurant où dans un hôtel, comme si c'était une simple musique d'ambiance? Je veux pouvoir réunir les gens, leur faire partager cette passion. Je me suis alors dit que j'allais inviter des musiciens et organiser une soirée jazz chez moi, dans ma cour ! Ce qui comptait était de faire partager un moment de musique intense.
J'ai donc organisé la première soirée dans ma villa le 5 mai dernier, où 71 personnes sont venues écouter trois musiciens internationaux très talentueux, Kamal Musallam, guitariste de jazz fusion, Sangoma Everett, batteur, et Soren Hansen à la basse.
Comment êtes-vous parvenue à organiser un événement aussi unique ?
J'ai heureusement des amis qui connaissent beaucoup de monde à Dubaï, qui m'ont aidé à rencontrer les bonnes personnes, et permis de réunir d'aussi grands musiciens. Ils m'ont aussi aidée à faire les listings de mail et avec la logistique. Nous avons donc fait ça chez moi, dans ma cour, de manière intime.
Nous avons fait venir les artistes depuis l'étranger, sauf Kamal Musallam, qui lui réside à Dubaï. Il a proposé des compositions qu'ils ont réarrangées pour pouvoir jouer à trois, puis ont préparé un programme ensemble, spécialement pour cet événement, sur-mesure. Le but de cette rencontre est de proposer quelque chose qui ait une véritable valeur artistique et culturelle, qui amène de la joie à tous.
J'étais vraiment stressée, j'avais très peur que les gens ne viennent pas, que ça ne prenne pas?Et finalement les gens ont adoré, ont même été enchantés? J'ai eu de très bons retours, et la prochaine fois, j'espère avoir le double de participants ! Mais je tiens à dire que je fais ça uniquement pour partager ma passion, en aucun cas dans un but commercial.
D'ailleurs, pourquoi le jazz ? Qu'est-ce qui vous touche dans cette musique ?
Pourquoi le jazz ? Comment décrire? Ecoutez du jazz me procure des sensations assez indescriptibles en fait? C'est un vrai amour, comme peindre. Pour moi c'est comme si je me recueillais dans la musique. C'est peut-être lié au fait que j'adore l'histoire des Etats-Unis, la culture noire-américaine. J'aime aussi beaucoup le blues!
Je pense que le jazz peut toucher beaucoup de monde. D'ailleurs, pendant la soirée, il y avait de tout : des gens simplement curieux, des initiés, d'autres qui souhaitent juste sortir? Pour moi, le jazz que l'on propose est capable de toucher tous les publics, et pas que des amateurs.
C'est aussi pour ça que j'aimerais trouver des lieux qui m'inspirent autant pour la prochaine soirée. J'adore certains quartiers, comme Bur Dubai, Deira ou la Creek. J'ai l'impression d'être dans le vrai Dubaï, ces quartiers ont une vraie dimension dans le temps, où l'on peut fouiller, se balader?
Quel sera le prochain événement ?
Je pense que le prochain sera en octobre. Le but à terme est de faire trois ou quatre soirées comme ça par an, dans différents endroits. J'ai aussi pour projet de monter un concept-restaurant sur la plage, qui serait un lieu de rencontre entre l'art et la musique? Je vous tiendrai au courant !
Camille RENAUDIN (lepetitjournal.com/dubai) le 11 septembre 2016







