Le nouveau classement mondial des passeports vient de tomber. Sans bouleversement majeur au sommet, il révèle pourtant des dynamiques fascinantes entre puissances établies et pays en pleine ascension. Un palmarès qui en dit long sur l’état de la mobilité internationale en 2026.


Le Henley Passport Index 2026 vient d’être dévoilé et confirme une hiérarchie mondiale largement stable. Singapour conserve la première place du classement avec 192 destinations accessibles sans visa, s’imposant une nouvelle fois comme le passeport le plus puissant du monde.
L’Asie reste solidement installée en haut du tableau : le Japon et la Corée du Sud occupent conjointement la deuxième position avec 188 destinations, suivis d’un groupe de pays européens, Danemark, Luxembourg, Espagne, Suède et Suisse, classés troisièmes.
L’Europe domine ensuite les rangs supérieurs avec une concentration exceptionnelle de passeports performants. Les Émirats arabes unis figurent parmi les pays les mieux positionnés et s’illustrent surtout comme le pays ayant enregistré la plus forte progression mondiale sur les vingt dernières années, résultat d’une stratégie diplomatique active et d’accords de mobilité continuellement élargis.
À l’opposé du classement, l’Afghanistan ferme la marche avec seulement 24 destinations sans visa, creusant un écart historique de mobilité internationale. Les États-Unis réintègrent le top 10 après une période de recul, mais leur trajectoire globale, comme celle du Royaume-Uni, reste marquée par un lent déclin depuis une décennie.
Ce classement rappelle combien la liberté de circulation demeure un privilège étroitement lié à la puissance diplomatique et géopolitique des États.
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