Symbole mondial de Dubaï depuis plus d’une décennie, le Burj Khalifa pourrait bientôt perdre son titre de plus haut gratte-ciel du monde. Entre la Jeddah Tower en construction et un projet de tour de deux kilomètres à Riyad, l’Arabie saoudite affiche clairement son ambition de dominer le ciel.


Depuis plus de dix ans, le Burj Khalifa règne comme le plus haut gratte-ciel du monde avec ses 828 mètres. Mais ce record mythique pourrait bientôt tomber. L’Arabie saoudite prépare en effet deux projets pharaoniques capables de rebattre les cartes de la verticalité mondiale.
Une tour de deux kilomètres en projet à Riyad
À Riyad, la Rise Tower ambitionne d’atteindre une hauteur vertigineuse de deux kilomètres. Soutenu par le fonds souverain saoudien et conçu par le cabinet d’architecture HKS, ce projet encore au stade conceptuel dépasserait de très loin toutes les constructions existantes.
Les premières esquisses évoquent près de 700 étages, accueillant hôtels ultra-luxueux, restaurants panoramiques, bureaux et plateformes d’observation. Si le calendrier reste flou, l’intention est claire : inscrire Riyad au sommet de l’architecture mondiale.
La Jeddah Tower reprend de la hauteur
Plus avancée, la Jeddah Tower est de nouveau en construction. À son achèvement, elle devrait dépasser les 1 000 mètres, soit environ 172 mètres de plus que le Burj Khalifa.
Fin 2025, la tour avait franchi le cap du 80ème étage, tandis que la pose de la façade en verre est en cours. Le programme comprend des résidences de luxe, des espaces commerciaux, un hôtel Four Seasons et une plateforme d’observation offrant une vue sur la mer Rouge.
Dubaï conserve son titre… pour l’instant
Pour l’heure, Dubaï reste donc officiellement la ville du plus haut bâtiment du monde. La Jeddah Tower n’est pas attendue avant 2028, et la Rise Tower de Riyad demeure encore hypothétique, sans date de lancement confirmée.
Fait notable : la Jeddah Tower est signée Adrian Smith, l’architecte américain déjà à l’origine du Burj Khalifa. Une continuité symbolique qui rappelle que, dans la course aux sommets, les frontières s’estompent parfois, mais l’ambition reste la même.
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