Édition internationale

États-Unis–Iran : les Émirats espèrent la paix, mais se préparent au pire

Face aux tensions entre Washington et Téhéran, les Émirats misent sur la diplomatie pour éviter un nouveau conflit, tout en renforçant leur vigilance face aux risques d’escalade militaire dans la région.

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Écrit par Le Petit Journal Dubai
Publié le 1 novembre 2026

Abu Dhabi, le 1er novembre 2026 – Face au risque d'une nouvelle escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran, les Émirats arabes unis privilégient la voie diplomatique tout en se préparant à une éventuelle reprise des hostilités.

Lors du Dialogue de Manama, organisé à Bahreïn, Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis, a exprimé l'espoir d'une avancée dans les négociations entre Washington et Téhéran.

Il a toutefois averti qu'un nouveau conflit serait contraire aux intérêts de toute la région, précisant que les Émirats restaient « préparés au pire ».

 

Une région sous tension

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre l'Iran et les États-Unis, malgré les efforts de médiation engagés notamment par le Qatar.

Les pays du Golfe redoutent qu'une reprise des affrontements ne menace leur sécurité, leurs infrastructures et leur stabilité économique.

Le Conseil de coopération du Golfe (GCC) a également réaffirmé sa volonté de dialoguer avec l'Iran, tout en soulignant que cette démarche nécessitait une véritable coopération de Téhéran.

 

La sécurité maritime, une priorité

L'Arabie saoudite a, de son côté, insisté sur la nécessité de protéger la navigation internationale dans le détroit d'Ormuz, en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb.

Ces passages stratégiques sont essentiels au commerce mondial et à l'approvisionnement énergétique. Toute nouvelle perturbation pourrait avoir des conséquences économiques bien au-delà du Moyen-Orient.

 

Entre diplomatie et vigilance

Le message des Émirats est clair : éviter une nouvelle guerre reste la priorité, mais le pays entend être prêt à protéger sa population, son économie et ses infrastructures en cas d'aggravation de la situation.

Cette position reflète la volonté des États du Golfe de préserver la stabilité régionale sans sous-estimer les risques d'un nouveau conflit.

Source : Gulf News et The National , 1er novembre 2026.

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