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Conny Schneider, passion : jazz

Par Irène Idrisse | Publié le 28/02/2018 à 12:00 | Mis à jour le 19/03/2018 à 07:39
Conny Schneider, jazz

Les soirées « jazz in Djoloff » sont courues par tous les amateurs de cette musique pointue, envoutante et pourtant hermétique à beaucoup. Une musique dont beaucoup se revendiquent sans pour autant réellement la connaitre. Musicienne et trapéziste, Conny Schneider a réussi à asseoir de véritables soirées jazz à Dakar, dans un microcosme foisonnant de notes et genres où ce qui était souvent qualifié de « jazz » de fait, ne l’était pas réellement. Au cours de ces sessions musicales, la peu diserte maitresse des lieux embouche parfois saxophone ou trompette, ses vecteurs de communication favoris quand il s’agit de la voie royale qu’elle s’est choisie: la Musique avec un grand M. 

 

Dans mon travail artistique je cherche toujours à passer des émotions au public 

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis une artiste passionnée ; musicienne, trapéziste et je compose. Je suis membre des plusieurs groupes musicaux et je produis mes propres spectacles dans lesquels je combine la musique avec le trapèze. Dans mon travail artistique, je cherche toujours à transmettre des émotions au public. Née en Allemagne, j’ai vécu dans plusieurs pays différents ce qui m’a beaucoup enrichi.

Comment vous définiriez vous en un mot ou une seule expression ?

Émotionnelle.

A quelle occasion avez-vous foulé la terre sénégalaise pour la première fois ? Dans quel cadre était-ce ?

J’étais invitée par un musicien sénégalais. Malheureusement, c’était une arnaque et je n’ai pas logé chez eux, mais comme j’avais déjà mon billet d’avion, je suis partie quand même au Sénégal.

Avant cela, aviez vous déjà eu des contacts avec l’Afrique ? Et quelle était la nature desdits contacts ?

J’ai visité le Maroc quatre fois comme touriste et j’ai joué avec des musiciens sénégalais.

Avez-vous eu du mal à vous acclimater au rythme et climat du Sénégal ?

Oui, du fait que certaines personnes ne sont pas trop fiables.

Quel facteur fut décisif pour que vous vous installiez tout de même au Sénégal ?

 La musique : l’ouverture des musiciens pour des collaborations.

Vous êtes une artiste pluridisciplinaire. Que représente l’art pour vous ?

 Un moyen de communication et d’expression.

Que véhicule votre musique ?

Des atmosphères différentes, un peu de mélancolie.

 

Conny Schneider-trapèze

 

« Trapèze et  Saxophone » comment en êtes-vous venu à combiner ces deux disciplines ?

Je fais les deux – c’était évident pour moi de les combiner.

Quels sont les points communs entre trapèze et saxophone, s’il fallait leur trouver un point commun ?

 Il ny en a pas vraiment… C’est ça la difficulté…

 

Conny-Sax

 

Jouez-vous d’un autre instrument que le sax ?

La trompette et un peu de piano.

Quel effet cela fait-il de performer - musique et acrobaties -  à X mètres du sol ? Quels sentiments ressentez-vous à ce moment-là ?

  C’est excitant (exciting).

Etant en hauteur, avez-vous déjà eu peur ?

 Oui, j’ai presté une fois accrochée à une grue sur 15m ou 20m. C’était avec une longe, mais j’ai eu très peur.

N’avez-vous donc jamais le vertige ?

Non.

Lorsque l’on exerce son art en étant dans les hauteurs et que tout parait minuscule, n’est-il pas déstabilisant voire déprimant, de revenir sur le sol ?

Non.

Avez-vous  déjà ressenti un genre d’euphorie lorsque vous êtres en hauteur et un soudain coup de blues lorsque vous revenez au sens littéral sur le sol ?

 Non.

Qu’est ce que le fait de vivre au Sénégal a changé dans votre caractère ?

 Il faudrait demander à mes proches…

Quelle est votre philosophie de vie ?

Faire les mieux possible pour moi-même et les autres. On apprend toujours.

 

Les goûts de Conny 

Plat préféré: Yassa Poulet

Livre préféré: Der Stadtschamane.

Musique  (classique) préférée : Mozart.

Instrument préféré : Kora

Discipline sportive préférée: vélo

Source d’inspiration préférée : Musique

Philosophe préféré: Je n’en ai pas.

Adage préféré : Je ne sais pas comment ils disent exactement, à peu près cette signification «  Il y a des moments pour aller vite et des moments pour aller doucement. L’homme sage sait quelle vitesse choisir ».

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