Édition internationale

Rencontre avec Sarah Biazzo, autrice française installée à Copenhague

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Sarah qui nous a parlé de son roman Conviction, dont l’écriture a débuté en France pour se conclure au Danemark. Un chemin de vie et d’écriture, que Sarah nous partage aujourd’hui.

Sarah Biazzo_autrice CopenhagueSarah Biazzo_autrice Copenhague
Écrit par Gwladys N'Djem Nadi
Publié le 23 mars 2026

Cela fait maintenant 3 ans et demi que Sarah vit à Copenhague. Déjà très attirée par la capitale danoise, elle fait le choix de s’y installer un peu par amour, avec son compagnon danois. Du haut de ses 25 ans, son parcours littéraire, culturel et personnel donne une réelle perspective à son travail d’écriture.

 

Lepetitjournal Copenhague : Bonjour Sarah ! Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Sarah : Je m’appelle Sarah, j’ai 25 ans et je viens de Franche Comté. J’ai passé 14 ans dans le petit village de Chenecey-Buillon avant de venir à Besançon. J’y ai fait mon lycée et 4 ans à l’université, une année d’histoire avant de me réorienter en Lettres Modernes. Ce changement est dû à mon amour de l’écriture. Je ne savais pas ce que je voulais faire alors je suis partie sur quelque chose que j’aimais vraiment : raconter des histoires. J’ai quitté ma petite ville pour m’installer dans la capitale danoise en septembre 2022 pour ne plus jamais repartir.

 

Lepetitjournal Copenhague : Comment l’envie d’écrire un roman est-elle née ?

Sarah : J’ai toujours écrit, depuis le début du collège je dirais. Au début c’était des petits poèmes enfantins, des chansons, des histoires inspirées des films que j’aimais, puis à mesure que je grandissais j’ai voulu écrire plus sérieusement, sans jamais avoir de véritable projet. Jusqu’à un certain jour en décembre 2019, où je me suis réveillée d’un rêve et avec l’envie inexplicable de continuer ce que j’avais rêvé. J’en ai parlé à ma meilleure amie Léa et le projet était lancé.

 

Lepetitjournal Copenhague : De quoi t’es-tu inspirée ?

Sarah : Ma première inspiration je dirais c’est ce fameux rêve. La veille j’avais regardé un film d’action, qui se passait à la frontière entre le Paraguay, l’Argentine, et le Brésil. J’ai développé les deux personnages masculins autour de ceux dans mon rêve mais j’éprouvais le besoin de le compléter avec un peu d’énergie féminine. C’est en en parlant avec Léa que j’ai compris. L’amitié serait au cœur du roman, et ma source d’inspiration était devant moi : ma meilleure amie. En plus du thème de l’amitié, je voulais explorer l’Amérique Latine et son histoire, surtout avant les années 2000. Je voulais aussi m'interroger sur jusqu’où on peut aller pour ses convictions.

 

Lepetitjournal Copenhague : Tu peux nous parler de ton roman en quelques mots ?

Sarah : Il s’agit d’un roman policier - entre gros guillemets - qui suit Peggy et Daisy en quête de réponses mais surtout de vengeance. Daisy, après un grave incident, va tout perdre. Elle décide de demander de l’aide à son amie d’enfance Peggy, qui était dans les forces de l’ordre par le passé, pour retrouver les responsables. Elles sont accompagnées de Will et Javier. Au-delà de suivre une enquête classique, ce roman invite à sortir de sa zone de confort et à se questionner sur ses croyances et ses acquis. Les antagonistes sont assez intrigants : un groupe criminel anti-capitaliste et communiste qui a la fâcheuse tendance à s’en prendre à des hommes qui ont du pouvoir et de l'argent.

 

Couverture du roman de Sarah Biazzo

 

Lepetitjournal Copenhague : Ton roman questionne sur l’amitié profonde et jusqu’où on peut aller au nom de cette dernière. Quel est ton sentiment personnel sur le sujet ?

Sarah : Avec ma meilleure amie, on se connait depuis 20 ans, et notre amitié n’a fait que grandir au fil des années. Ce genre de relation est très rare et je crois profondément que si elle est aussi forte c’est aussi de part nos différences. Je l’aborde d’ailleurs dans le roman. Nous avons deux personnalités bien à part, nous vivons maintenant dans deux pays différents, avec des choix de vie différents et ça pourrait nous distancer mais bien au contraire, on est plus soudées que jamais. Et c’est pareil pour Peggy et Daisy, elles ont grandi ensemble avant de prendre des chemins différents, elles ont fait des choses que l’autre aurait peut être détesté mais quand cela compte vraiment, elles sont là l’une pour l’autre. Je crois que c’est quelque chose à appliquer au-delà des amitiés, on ne peut pas toujours être 100% d’accord avec quelqu'un mais il peut toujours y avoir quelque chose de plus fort pour nous réunir. 

 

Lepetitjournal Copenhague : Ton roman nous fait aussi nous questionner sur les antagonistes de l’histoire et comment les “méchants” deviennent méchants…

Sarah : Même si ce n’est pas toujours présent dans le roman, tous les personnages, même les antagonistes, ont un passé. J’ai écrit des textes à côté pour certains personnages pour expliquer comment ils en sont arrivés à rejoindre un groupe criminel. Je ne fais pas du tout l’apologie du mouvement dans mon roman, j’essaie simplement de le nuancer. J’invite à prendre du recul sur la formation de mouvement de résistance ou ceux qualifiés de terroristes.

C'est vraiment un sujet difficile à traiter mais je voulais qu’on ait un aperçu de ce qu’est la vie au sein d’un groupe comme celui des "Fidèles”, tout en condamnant fermement les actions. J’utilise par exemple des personnages spécifiques pour illustrer la pure cruauté humaine, de pures antagonistes à qui je ne laisse pas l’opportunité d’être nuancés pour rappeler que pour certains c’est un pur choix de vouloir faire le mal. 

 

Lepetitjournal Copenhague : Tu es inspirée par le cinéma, comment cela se retrouve dans ton roman ?

Sarah : C’est assez marrant car ma manière d’écrire me vient de mes années d’études en Lettres et de mes nombreuses lectures des grands classiques, mais mes scénarios en sont à l’opposé. La plupart des thèmes que j’aborde dans Conviction me viennent du cinéma. On m’a aussi dit à plusieurs reprises, en lisant mon roman qu’il était assez visuel, plus basé sur l’action et le mouvement que sur de longues descriptions. Je crois qu’en l’écrivant, je le visualisais vraiment, comme si c’était un film. Peut-être que j'aurais dû en faire un script. 

 

Lepetitjournal Copenhague : Où peut-on trouver ton livre ?

Sarah : Conviction est disponible à l’achat un peu partout, en commande dans de nombreuses librairies, sur le site de la maison d’édition : Hello Editions mais aussi en ligne avec Amazon ou la Fnac par exemple. 

 

Lepetitjournal Copenhague : Et où peut-on suivre ton activité ?

Sarah : Je suis active sur Tiktok (@sarah.bz29) et Instagram (@sbiazzo_conviction) où j’essaie de parler un peu plus de l'histoire, du processus d’écriture mais aussi des séances de dédicaces que je fais et quelques fois de mon quotidien à Copenhague. 

 

Instagram de Sarah Biazzo
© compte Instagram de Sarah Biazzo

 

LPJCPH : Merci beaucoup Sarah ! Tu nous as confiés quelque chose qui pourrait intéresser tes lecteurs, je te laisse leur annoncer ?

Sarah : Merci pour ce moment partagé ! Oui, je suis actuellement en train d’écrire le deuxième tome de Conviction, où l’on retrouve les mêmes personnages avec de nouvelles problématiques, mais aussi une intensification des actions des "Fidèles".

Rendez-vous donc au prochaine épisode !

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