

Diane-Sophie Durigon, Française installée à Cologne depuis 13 ans, s'est lancée sur le marché de la lingerie et des sex-toys. Elle explique ce qui l'a poussé à tenter l'aventure entrepreneuriale il y a 3 ans en ouvrant sa boutique à l'esprit vintage au c?ur d'Ehrenfeld : le Pop Lingerie
Lepetitjournal.com/cologne : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre entreprise ?
Diane-Sophie Durigon : J'ai 32 ans, je viens de Toulouse et je vis en Allemagne depuis 13 ans. J'ai créé mon concept store lingerie il y a 3 ans.
Comment vous est venue l'idée de vous lancer dans l'entrepreneuriat et qu'est-ce qui a motivé votre choix de vous lancer dans le domaine de la lingerie ?
Avant de me lancer dans cette aventure, je m'occupais du PR & marketing pour des salons professionnels internationaux de mode et lifestyle tels que, entre autres, le Salon de la lingerie, Maison et Objet, etc. Avec cette expérience, j'ai appris à connaître le secteur de la lingerie. De magnifiques produits avec une belle histoire mais à mon goût, trop souvent mal mis en valeur. J'avais envie de créer un lieu joyeux et sexy en dehors des clichés.
Pourquoi avoir choisi ce nom ?
Il y a ces compilations de french pop du label colonais "le pop musik" dont je suis la cover-girl depuis de nombreuses années. Et puis, j'aime le mot pop, le pop art, la pop music, le côté joyeux, coloré? et puis poppen ;-)
Quel est votre concept ?
Un bel endroit pour les femmes avec des produits qui rendent heureux : de la jolie lingerie aux sex-toys, en passant par la liqueur de gingembre et des chaussettes colorées, des bouquins, des bougies. Prendre du temps pour soi, en couple ou entre ami(e)s, c'est le dénominateur commun de tous les produits. Un lieu où l'on se sent bien, où l'on peut aussi éventuellement voir un bon petit concert de pop ou écouter une lecture?
Quelles cibles avez-vous voulu toucher ?
Principalement, toutes les femmes qui ont envie de se sentir belles. Des femmes modernes, ouvertes d'esprit, curieuses, cultivées, intelligentes et drôles ! Mais les hommes ne sont pas en reste et achètent aussi pour eux ou pour leurs ami(e)s.
La création de votre société fut-elle plus dure que prévu ? Avez-vous dû faire des sacrifices ?
Non pas du tout, cela a été étonnement facile. Cela s'est fait pas à pas mais quand même assez rapidement : j'ai d'abord fait un business plan, puis une demande de crédit à la banque et une demande d'aide à la création. Puis via un ami, j'ai trouvé ce local qui est parfait pour mon concept. Dans les années 50, c'était un tailleur pour hommes.
Qu'est-ce que l'entreprise vous a apporté de positif à titre personnel ?
La liberté. Maintenant je fais ce que je veux. C'est vrai que je travaille beaucoup mais je n'ai pas l'impression de travailler car c'est ma vie, c'est mon quotidien.

Il y a en a plein. Les concerts par exemple. De pouvoir inviter des artistes que j'aime depuis des années comme Françoiz Breut? Et au quotidien c'est cette relation avec les clientes qui est formidable. De voir un grand sourire sur leur visage quand elles quittent la boutique, c'est génial, je rends les femmes heureuses !
Y a-t-il une entreprise que vous auriez aimé créer ?
Non car je suis hyper contente de mon projet à moi, unique et surtout a taille humaine.
LE conseil à donner à un entrepreneur ?
Fonce et n'écoute pas forcément tout ce qu'on te dit. Reste fidèle à ton concept et ne t'égare pas.
Quel âge ont les femmes qui viennent vous voir ? Viennent-elles seules ? Avec des idées précises ? A quel niveau intervenez-vous dans leur choix ?
L'employée de bureau, la skateuse, la femme d'affaires, l'actrice, la metteuse en scène, la graphiste, la prof, l'étudiante, la danseuse professionnelle, la présentatrice radio ou TV, la journaliste, de 20 ans à 70 ans, hétéro ou lesbienne, toutes ont un faible pour les belles choses et ont envie de se mettre de bonne humeur le matin en s'habillant! En général elles viennent plutôt seules, sinon avec le ou la partenaire ou les copines. Elles recherchent avant tout un conseil personnalisé. Je suis très communicative avec mes clientes. Je leur propose de faire une sélection, après je leur mesure le tour de sous-poitrine pour définir leur taille car beaucoup ne la connaissent pas. Parfois je propose d'autres choses en fonction du style qu'elles ont choisi. Je suis très critique et honnête et la plupart de mes clientes en sont très reconnaissantes. Le conseil est très précieux et c'est pour cela qu'elles reviennent toujours.
Quelles sont les marques qui marchent le mieux en ce moment ?
Difficile de ne citer que quelques marques, chacune trouve son public avec sa particularité. Ysé ou Aikyou ciblent les femmes à petites poitrines qui n'ont pas envie de push up superficiels ; d'autres comme Implicite ou Freya ont un bien allé absolument parfait pour les poitrines plus généreuses jusqu'au bonnet F. Cela dépend de la morphologie.
Quels sont les modèles que vous vendez le mieux ?
Le maillot de bain une pièce a fait son grand retour l'année dernière. Les modèles rétro marchent aussi très bien mais c'est un style qui marche toujours dans ma boutique, indépendamment des tendances.
Est-ce que les sex-toys se vendent bien ? Comment avez-vous eu cette idée ?
Oui cela se vend très bien. Cela faisait partie du concept dès le départ, c'est un concept store autour du bien-être et la masturbation fait partie du sujet à part entière. C'est dans l'esprit de prendre du temps pour soi dans une société qui va à 100 à l'heure, de mieux se connaitre, de passer un bon moment, seule, à deux, trois, quatre, peu importe! J'organise aussi des soirées Toys N Girls, sorte de soirées tupper entre copines durant lesquelles j'explique en détail tous les produits.
Propos recueillis par Magali Hamon (www.lepetitjournal.com/cologne) Jeudi 25 juin 2015




