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BERTRAND LEVEAUX - Nouveau directeur des Instituts français de Cologne et de Düsseldorf

Par Lepetitjournal Cologne | Publié le 23/09/2015 à 23:00 | Mis à jour le 24/09/2015 à 07:54

 

Depuis le 1er septembre, Bertrand Leveaux est à la tête des Instituts français de Cologne et de Düsseldorf. Cet homme de 50 ans, très attaché aux relations franco-allemandes, revient sur les actions de ses deux structures et nous présente les manifestations qui vont y être proposées.

Lepetitjournal.com Cologne : Avant de devenir directeur des Instituts français de Cologne et de Düsseldorf, quel a été votre parcours ?

Bertrand Leveaux : Natif de Reims, je possède des racines bretonnes et italiennes et j'ai grandi à Paris. J'ai fait Sciences Po, puis l'ENA. J'ai ensuite eu différentes affectations au ministère des Affaires étrangères. Plus récemment, j'ai été directeur adjoint des relations internationales à l'ENA. J'aime beaucoup l'allemand - qui est ma première langue étrangère - et la culture allemande. Dernièrement, j'ai dirigé l'Institut français de Thuringe, un land beaucoup moins peuplé que la Rhénanie du nord-Westphalie. L'Institut français y est réduit à une seule personne. Le format de la structure est bien différent d'ici, mais la nature du travail est proche. La matière (musique, cinéma, livres, expositions...) est la même, mais exercée sous un angle différent. J'étais dans l'ancienne RDA : la perception de la réalité française ne peut pas être la même qu'en Rhénanie du nord-Westphalie, land beaucoup plus proche de notre pays, y compris géographiquement. En Thuringe, il fallait être dans une logique d'exploration, de pénétration. Ici, on fait un travail - très important - de consolidation et d'approfondissement mais aussi de renouvellement des liens avec la France.

Comment pourriez-vous définir les missions d'un Institut français ?
Il contribue au rayonnement de la France sur le plan culturel, par l'organisation et la participation à des activités culturelles. Il participe également au développement de l'enseignement du français aux jeunes et aux adultes. Même en zone francophile, il faut développer l'apprentissage de notre langue.

Les Instituts français de Cologne et de Düsseldorf s'adressent-ils également aux Français installés en Rhénanie du nord-Westphalie ?
La vocation première de l'Institut français est tournée vers des publics allemands. Mais il s'adresse aussi aux Français qui vivent ici, pour qu'ils aient un contact avec leur pays et leur culture.

Vous dirigez deux Instituts français. Existe-t-il des différences notables entre celui de Cologne et celui de Düsseldorf ?
Non, la mission est la même dans les deux Instituts français. Le rôle dévolu à l'un et à l'autre est aussi important. Ils sont tous les deux installés dans deux grandes métropoles de Rhénanie du nord-Westphalie.

Depuis deux ans, les Instituts français de Cologne et de Düsseldorf partagent le même directeur. Une situation assez spécifique... Qu'est-ce que ça change ?
Ça m'implique d'être flexible dans mon agenda et de me déplacer sur les deux sites. En ce moment, je divise la semaine en deux, ce rythme étant amené à évoluer par la suite. J'apprends à connaître les équipes des deux sites. Je suis déterminé à conduire avec les deux villes une relation de la même qualité et aussi dense. J'ai d'ailleurs déjà rencontré les deux maires. Cela ne change pas ce que l'on offre.

Qu'avez-vous envie de mettre en place dans les mois à venir dans les deux Instituts français que vous dirigez ?
Je compte inviter des écrivains et des témoins de la relation franco-allemande comme Alfred Grosser1, mais aussi des conférenciers pour parler de cette relation sous l'angle économique. Nous allons également faire venir l'auteur français David Foenkinos le 18 novembre, à Cologne et à Düsseldorf, pour parler de Charlotte, son dernier roman. Je compte aussi développer des actions dans le domaine de la bande-dessinée et du cinéma. Nous avons une salle de projection : j'aimerais diffuser encore plus de films. Et puis, nous allons inviter parfois des diplomates et des musiciens. Un événement autour du jazz est d'ailleurs prévu du 14 octobre au 22 novembre. J'aimerais aussi travailler avec des musées, pour faire venir des ?uvres à l'Institut français et contribuer à des expositions qui se déroulent ailleurs. Enfin, à l'occasion de la COP 212, je vais faire venir le directeur de la Propreté et des Déchets de la ville de Paris. L'idée est d'avoir un éventail assez varié de manifestations.

Pour finir, que pensez-vous de vos deux villes d'adoption ?
Ce sont deux villes très ouvertes sur l'extérieur et très agréables, avec lesquelles la France a une amitié ancienne. C'est sur les bords du Rhin que s'est faite la réconciliation franco-allemande, grâce à des grands hommes comme Konrad Adenauer, ancien chancelier allemand qui a été maire de Cologne. Je suis fier de vivre ici et de travailler à cette amitié.

Propos recueillis par Axelle Vaisse (www.lepetitjournal.com/cologne) Jeudi 24 septembre 2015

1-Politologue, sociologue et historien franco-allemand
2-Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Paris


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