Édition internationale

CINEMA - Renoir, un bel hommage

Écrit par Lepetitjournal Cologne
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 20 février 2013

 

Dans Renoir, Gilles Bourdos revient sur la fin de la vie du peintre, à travers l'arrivée dans sa villa d'Andrée, l'un de ses derniers modèles et celle qui lui a inspiré Les Baigneuses, et le retour de la guerre de son fils et futur cinéaste de renom Jean, qui tombera amoureux du modèle

Le peintre, la muse et le cinéaste
Dans ce bel hommage au peintre, le réalisateur raconte la maladie et la ténacité de l'homme, qui malgré sa douleur et sa honte d'infirme, sacrifie sa dignité et sa convalescence à la peinture, à laquelle il veut consacrer toutes ses forces. Car sinon, "que lui resterait-il ?" Renoir (Michel Bouquet) peint tous les jours et ne fait que cela, car il n'a de cesse de vouloir encore et toujours progresser, et dans ses dernières années "de simplifier" sa peinture. Dans ce contexte réapparaît le fils, Jean, parti à la guerre dans l'incompréhension totale du peintre, pour lequel s'engager ou ne pas s'engager ne peut rien changer. Blessé au front, il revient chez lui peu après l'arrivée d'Andrée, le nouveau modèle de son père (superbement interprétée par Christa Theret), dont il tombe amoureux. Andrée fait vivre le film, le réveille, par sa beauté, son ambition et son désir de vivre : personnage énigmatique dont personne ne sait rien, elle apporte au film la vivacité et le mouvement d'une jeunesse insatiable.

Et pourtant, il ne se passe pas grand-chose?
Tranquillement, le film se déroule ainsi comme un long tableau de Renoir, dans la douceur de vivre et la chaleur de l'été sur la Côte d'Azur (ce qui, il faut l'avouer, nous fait déjà rêver sous nos cieux septentrionaux !). De très beaux plans nous découvrent la nature pendant la belle saison, et surtout Andrée, sublimée par le peintre et le réalisateur, qui donnent envie à l'observateur "de la manger". Sous une lumière chaude et estivale, Gilles Bourdos retranscrit à l'écran la fascination de Renoir pour la peau de ses modèles. Dommage cependant que l'hommage cinématographique à la peinture de Renoir se fasse parfois au détriment de l'histoire racontée et des personnages, dont on nous dit à la fois assez pour exciter notre curiosité et nous attacher à eux, et trop peu pour nous satisfaire. Dommage que la fibre artistique de Jean ne soit pas plus évoquée, que le personnage du petit frère esseulé, Coco, ne soit pas approfondi, et qu'Andrée passe en fait la très grande partie du film à poser devant Renoir et son fils, muse nue et charmante, que l'on finira par connaître sous toutes ses coutures.  

Caroline Dabard (www.lepetitjournal.com/cologne) Jeudi 21 février 2013

A Cologne :
http://cinenova.de/
http://www.odeon-koeln.de/
http://www.weisshaus-kino.de/

A Düsseldorf :
http://www.filmkunstkinos.de/programm/534.php

A Hambourg :
http://holi-kino-hamburg.kino-zeit.de/programm
http://www.elbe-kino.de

 

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Publié le 21 février 2013, mis à jour le 20 février 2013
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