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Divorce prononcé entre Uber et le Maroc

Par Adrien Filoche | Publié le 21/02/2018 à 12:43 | Mis à jour le 26/05/2018 à 09:59
Uber, Maroc

Après trois années d’activité, le groupe Uber se retire finalement du marché marocain, estimant avoir été mis à la porte du Royaume.

Implanté à Casablanca et à Rabat, le groupe californien Uber compte 19.000 utilisateurs dans le pays et environ 300 chauffeurs. En novembre 2016, plus de 10.000 trajets en véhicules hybrides et électriques ont été effectués en moins d’une semaine grâce à un partenariat avec la COP22.

Malgré une implantation relativement réussie, l’entreprise de mise en relation entre chauffeurs et passagers affirme ne pas avoir eu d’autre choix que de renoncer au marché marocain. « Malheureusement, depuis notre lancement au Maroc il y a bientôt 3 ans, nous n’avons pas eu de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant. Tant qu’il n’y aura pas de vraie réforme et un environnement favorable aux nouvelles solutions de mobilité, nous sommes contraints de suspendre nos opérations, dès cette semaine », a déclaré Uber dans un communiqué. 

 

Le Royaume interdit sa porte à Uber 

La décision d’Uber de suspendre ses activités au Maroc n’est pas si surprenante que cela. Dès son lancement dans le Royaume, le service de transport s’est heurté à une forte hostilité de la part des chauffeurs de taxi. À plusieurs reprises, ces derniers ont dénoncé une « concurrence déloyale ». Les réactions ont été véhémentes : joutes verbales, rixes et affrontements entre les chauffeurs. La guerre des VTC ne s’est donc pas limitée aux frontières françaises.
L’autre difficulté des chauffeurs Uber réside dans le fait qu’ils ne disposent pas de statut juridique clair. La loi marocaine oblige tout transporteur à détenir un agrément (une autorisation d’exercer). Or, les chauffeurs Uber n’en possédant pas, ils sont contraints de rouler dans l’illégalité, quitte à se faire confisquer leur véhicule. La pression farouche des taxis, protégés par les syndicats influents, a posé un sabot sur les débats. Pourtant, pas de quoi freiner le géant américain : « Soyons clairs : nous voulons être présents au Maroc. Nous reviendrons dès qu’il y a aura de nouvelles règles. »

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Adrien Filoche

Étudiant en Mastère de Journalisme spécialisation Internationale à Nice, je suis depuis janvier 2018 au sein de la rédaction de Paris du petitjournal.com
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