Édition internationale

MORT DU PAPE - L'Argentine en état de choc

Écrit par Lepetitjournal Buenos Aires
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018
Samedi, dès 16h40, les cloches des paroisses ont sonné le glas pendant de longues minutes. Depuis jeudi, les croyants se relayaient pour un chapelet de prières ininterrompues. Trois jours de deuil national ont été décrétés

En 1987, le pape Jean-Paul II embrasse le sol argentin pour la deuxième fois (photo AFP)

Samedi, à partir de 16h37, à l'annonce de la mort du pape, les fidèles se sont dirigées vers les églises, demeurées ouvertes depuis jeudi, afin de participer aux messes prévues à partir de 18h. Les vendredis et samedis, en fin d'après-midi, sont les jours habituels de consécration des mariages en Argentine. Ce week-end, elles ont réuni une assemblée plus nombreuse et émue en prière et en ferveur.
Jean Paul II est venu en deux occasions visiter l'Argentine, dans des conjonctures politiques très particulières, les deux fois. La première visite a été un séjour éclair. A peine quelques 31 heures, les 11 et 12 juin 1982. C'était lors de la guerre des Malouines contre la Grande Bretagne.
Le « pèlerin des moments difficiles », comme Jean Paul II aimait se définir lui-même, insista 40 fois sur le mot « paix », lors de son premier discours sur sol argentin, à Ezeiza, où il avait été reçu par le général Leopoldo Fortunato Galtieri , alors chef de file de la dictature qui gouvernait le pays Trois jours après sa visite, le conflit cessait avec la capitulation des troupes argentines dans l'Atlantique Sud.
Un périple dans tout le pays
Sa seconde visite, qui date du 6 au 12 avril 1987, intervient dans le cadre du retour à la démocratie en Argentine, avec le président Raoul Alfonsín (1983/1989). Pendant six jours, Jean-Paul II avait sillonné le pays, visitant, outre la capitale Buenos Aires, neuf villes et capitales de province : Bahía Blanca, Viedma, Mendoza, Córdoba, Tucumán, Salta, Corrientes, Paraná et Rosario.
A Buenos Aires, le dimanche des Rameaux, le pape avait présidé la troisième Journée mondiale de la jeunesse. Durant de longues heures, une foule de jeunes (quelques 800.000 personnes) avait envahi l'avenue 9 de Julio ( la plus large du monde ) des deux côtés de l'avenue Santa Fé, où s'était érigé un gigantesque autel. Dans son homélie, à cette occasion, Jean Paul II avait donné tout son appui au corps épiscopal argentin pour son action pendant le régime de la dictature.
Le Président Kirchner, lors d'un bref message émis samedi à 21 heures, a exprimé sa peine pour la disparition du Pape, « infatigable promoteur de la paix, de la justice et des droits humains ». Trois jours de deuil national ont été décrétés.
Suzanne Thiais . (LPJ) 4 avril 2005

Ce lundi 6 avril, à 18h, Mgr Jorge Bergoglio, archevêque de Buenos Aires officiera une messe dans la cathédrale métropolitaine.

lepetitjournal.com Buenos Aires
Publié le 4 avril 2005, mis à jour le 9 janvier 2018
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