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CULTURE - La Maria Mulata, un oiseau dans le vent !

Par Lepetitjournal Bogota | Publié le 25/05/2017 à 17:58 | Mis à jour le 25/05/2017 à 19:09

« La maria mulata, celle qui nous a vu naître, celle qui nous a donné son chant et sa joie, à elle, nous lui devons l'enthousiasme ». Voilà comment l'artiste carthaginoise Yoli Arrazola nous présente ses sculptures représentant la maria mulata. Ce volatile a inspiré plus d'un artiste, comme Enerique Grau qui s'est passionné pour ce bel oiseau noir aux reflets métalliques bleus et violets. Si vous êtes passés par les villes de Barranquilla, Cali, Carthagène et Valledupar, vous aurez certainement remarqué ces immenses statues mettant en valeur son oiseau fétiche.

La maria mulata, est témoin de l'histoire des Caraïbes puisqu'elle a toujours été là, elle a vu naître les villes et construire les routes. Elle fait partie intégrante du quotidien.  Vous la verrez se baigner dans les fontaines, elle vous accompagnera en poussant ses cris stridents à la ville comme à plage. C'est d'ailleurs pour cette raison que Yoli Arrazola a décidé de les représenter. Elle voulait mettre en valeur les petites choses du quotidien des Carthaginois. C'est donc tout naturellement qu'elle a pris pour modèle cet oiseau omniprésent. « Et pourquoi a-t-elle choisi de les recouvrir de couleurs vives ? » lui demandera-t-on. « Pour illustrer leur joie, leur allégresse » nous répondra-t-elle !

Le Bogotain, Yurika, artiste de rue, a eu, lui, envie de peindre la légende de cet oiseau sur les murs de Carthagène.  On peut admirer sa fresque à Getsemani sur la Plaza de la Trinidad. On raconte que dans un temps lointain, sur une terre tropicale existaient un petit village où homme et animaux exotiques vivaient ensemble. Parmi eux, il y avait des perroquets multicolores dotés d'un magnifique chant. On les appelait les maria mulatas. Un jour, le village se trouva encerclé par les flammes. Les hommes appelèrent à l'aide. Alors, les perroquets se réunirent en groupe pour les aider et transportèrent tout ce qu'ils pouvaient dans leur bec. Malheureusement, chaque fois que les oiseaux passaient par les flammes, la suie couvrait leur beau plumage. Finalement, le village a pu être sauvé grâce à la coopération des oiseaux. Depuis ce jour là, la maria mulata resta noire et perdit son joli chant. Cependant, si par un jour de grand soleil, vous regardez de près une maria mulata. Vous pourrez voir encore toutes ces couleurs qui sont restées en elle à jamais.

Alors, si demain vous croisez une maria mulata dans la rue, arrêtez vous et faîtes-lui chanter son histoire, l'histoire des caraïbes, elle vous révélera probablement encore quelques secrets. Et si vous la regardez de bien près, ses couleurs du passé réveilleront peut-être l'artiste qui est en vous ! 

Pascale Girard Oudin, www.lepetitjournal.com/bogota, jeudi 25 mai 2017

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