THAILANDE - Le Premier ministre exclut une démission, l'aéroport de Phuket rouvert

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec AFP | Publié le 01/09/2008 à 02:00 | Mis à jour le 08/11/2018 à 17:17
Photo : Des milliers d'opposants regroupés au sein de l'Alliance du peuple pour la démocratie (APD) occupent depuis mardi le siège du gouvernement (Photo Pascal Pignon)
Manif2

Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a réaffirmé hier son intention de rester à son poste, après avoir rencontré samedi le Roi Bhumibol Adulyadej. Les aéroports de Phuket et Krabi, fermés samedi en raison des manifestations, ont rouvert hier dans l'après-midi. Le trafic ferroviaire reste perturbé

Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a assuré dimanche qu'il ne démissionnerait pas et qu'il n'imposerait pas l'état d'urgence pour mettre fin aux manifestations ayant abouti à l'occupation du siège du gouvernement et à la fermeture d'aéroports dont celui de Phuket réouvert dimanche matin.

M. Samak a convoqué une séance spéciale du Parlement dimanche en raison de la gravité de la situation.

L'occupation du complexe abritant les bureaux du Premier ministre à Bangkok s'est poursuivie dimanche, pour la sixième journée consécutive. La police a déclaré qu'entre 14.000 et 17.000 opposants y restaient barricadés.

"Nous ne pouvons laisser cette situation se poursuivre", a estimé M. Samak, 73 ans, qui n'est pas présent sur place. "Cela doit s'arrêter, mais je n'entreprendrai aucune action susceptible de créer un climat défavorable. L'annonce de l'état d'urgence créerait une mauvaise atmosphère dans le pays et dans le monde", a-t-il jugé.

Il a déploré que les manifestants aient ignoré jusqu'ici les appels du gouvernement, qui a exclu un recours à la force, ainsi que deux injonctions de la justice.

Exigeant le départ de M. Samak, des milliers d'opposants regroupés au sein de l'Alliance du peuple pour la démocratie (APD) qui occupent depuis mardi le siège du gouvernement ont contraint vendredi les autorités à fermer trois aéroports, dont celui de Phuket en envahissant les pistes. Plusieurs syndicats de compagnies publiques ont anonncé qu'ils rejoindraient les manifestations parmi lesquels ceux de Thai Airways et des Chemins de fer Thailandais. L'utilisation vendredi soir de gaz lacrymogènes - encore non confirmée par les autorités - contre des manifestants installés devant le quartier général de la police a suscité l'émotion au sein de l'opinion, les Thaïlandais gardant en mémoire les événements sanglants de 1976 et 1992. Cela a amené samedi le chef des militaires Anupong Paochinda à conseiller au Premier Ministre de démissionner.

Samedi, le Premier ministre s'est rendu dans la station balnéaire de Hua Hin pour une audience avec le roi Bhumibol Adulyadej et, dimanche, il a cherché à dissiper des rumeurs sur un changement de cap.

Dimanche, alors que l'occupation de "Government House"se poursuivait, un millier de partisans du pouvoir se sont rassemblés devant le Parlement pour apporter leur soutien à M. Samak avant le débat spécial et la session conjointe de la Chambre des représentants et du Sénat.

Dans l'après-midi, les aéroports de Phuket de Krabi avaient rouvert. Celui de Hat Yai, plus au sud, avait repris ses activités dès samedi. En revanche, le trafic ferroviaire restait perturbé.

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