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DROITS DE L'HOMME - L'ONU "profondément inquiète" après l’annulation d’un débat au FCCT

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec AFP | Publié le 03/09/2014 à 22:00 | Mis à jour le 06/01/2020 à 14:33

L'ONU s'est dite mercredi "profondément inquiète des restrictions grandissantes subies par les défenseurs des droits de l'Homme" en Thaïlande en un peu plus de cent jours de dictature militaire.

Le Haut-commissariat aux droits de l'Homme a pointé "une détérioration de l'environnement pour les défenseurs des droits de l'Homme", évoquant l'annulation mardi d'un débat sur le sujet à Bangkok, à la suite des intimidations des forces de l'ordre selon les organisateurs.

Les auteurs d’un rapport attendu sur le difficile accès à la justice pour les opposants au régime ont affirmé avoir subi des "intimidations" les ayant conduits à annuler la présentation de leur rapport au Club des correspondants étrangers de Bangkok (FCCT). Des policiers leur ont remis une lettre leur "demandant de coopérer" et d’annuler l’événement, du fait d’une "situation encore anormale", cent jours après le coup, a déclaré Pawinee Chumsri, de l’association d’avocats thaïlandais qui organisait le débat avec Amnesty International Thaïlande. Les organisateurs ont "reçu plusieurs appels téléphoniques de militaires leur disant que, s’ils le faisaient, ils pourraient se retrouver en violation de l’interdiction des rassemblements publics", a-t-elle ajouté.

La junte militaire a restreint de nombreuses libertés publiques. Et depuis le 22 mai, les hommes politiques ont disparu de la scène et du paysage médiatique, et les voix critiques sont rarissimes. Des centaines de personnalités ont été convoquées par les militaires et plusieurs personnes poursuivies.

L'armée a expliqué avoir pris le pouvoir pour mettre un terme à sept mois de manifestations meurtrières contre le gouvernement de Yingluck Shinawatra, soeur de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.

Mais la junte est accusée d'utiliser cette situation comme prétexte pour se débarrasser de l'influence de Thaksin, vu comme une menace à la royauté.
 

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