Vendredi 14 mai 2021

CRISE POLITIQUE THAILANDAISE - Rappel des principaux faits

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 07/05/2014 à 22:00 | Mis à jour le 31/07/2020 à 08:40
Photo : Pierre QUEFFELEC - Fin janvier 2006, la vente frauduleuse par la famille Shinawatra du groupe Shin Corp à une société singapourienne scandalise l'opinion et relance le mouvement de contestation anti-Thaksin initié en 2005 par Sondhi Limthongkul
manif politique thailande

La crise politique Thaïlandaise a débuté il y a plus de 8 ans. Alors que la santé du roi préoccupe, les élites traditionnelles et la classe émergente se contestent le pouvoir. Les uns gagnent par les élections, les autres par les coups d'Etat ou les décisions de justice. Ainsi, depuis 2006 le royaume aura vu passer sept chefs de gouvernement. Rappel des faits

Réélu en 2005 (une première en Thaïlande pour un Premier ministre) le Premier ministre Thaksin Shinawatra est chassé par un coup d'État en 2006 après plusieurs mois de tumulte causés par l'Alliance du Peuple pour la Démocratie (PAD), le mouvement de protestation mené par Sondhi Limthongkul qui l'accuse de corruption. Alors que Thaksin trouve plutôt son électorat dans les campagnes du nord et du nord-est parmi les classes défavorisées, le PAD rassemble divers courants d'opinion parmi les élites et la classe moyenne de Bangkok et dans le sud du pays.

Le parti de Thaksin, le Thai Rak Thai (TRT), est dissout en mai 2007 par la Cour Constitutionnelle ? sous le régime des militaires - et lui et ses lieutenants sont bannis de politique (Lire notre article du 31 mai 2007, Les démocrates seuls sauvés, la démocratie en danger ?. Amputé de 111 membres actifs du TRT, la plupart anciens députés, le système Thaksin renaît malgré tout quelques mois plus tard sous la forme du Parti du Pouvoir du peuple (PPP) emmené par Samak Sundaravej. Le PPP remporte le scrutin en décembre 2007 au grand dam des militaires et forme en février 2008 un gouvernement de coalition avec cinq autres partis (Lire aussi l'article du 24 décembre 2007, Thaksin, en exil, inflige un camouflet à l'armée).

Le 28 février 2008, Thaksin fait un retour triomphal d'exil et se présente confiant au tribunal pour être entendu dans une affaire de corruption. Le PAD se rassemble contre Samak, perçu comme l'homme de paille du milliardaire.
Lire aussi notre article du 29 février 2008, Thaksin de retour au pays et sommé d'y rester

Le 25 mai 2008, Le PAD lance sa campagne de manifestation contre le PPP, tandis que les Cours de justice enchaînent condamnations et mises en cause des membres du gouvernement Samak.
Lire aussi notre article du 26 mai 2008, Le PAD reprend du service pour en finir avec Thaksin

En juillet 2008, Yongyuth Thiyapayrat, qui avait déjà quitté son poste de Président du Parlement pour se défendre, est condamné pour fraude électorale . Désavoués par des Cours de justice dans des affaires différentes, les ministres de la Santé et des Affaires étrangères démissionnent la même semaine. Le 15, des actes de provocation par des membres du PAD autour du temple de Preah Vihear déclenchent un face-à-face de plusieurs jours entre les soldats thaïlandais et cambodgiens. Le PAD reproche au gouvernement d'avoir laissé le Cambodge candidater au classement du temple au patrimoine mondial de l'UNESCO en remerciement de concessions accordées par le Premier ministre cambodgien à une société de Thaksin Shinawatra.

Le 11 août 2008, L'épouse de Thaksin Shinawatra est condamnée dans une affaire de corruption, ce qui ouvre alors des perspectives de sanctions contre Thaksin lui-même. Le couple fuit en Grande-Bretagne
Lire aussi notre article du 1er août 2008, Pojaman Shinawatra condamnée à 3 ans de prison

Le 26 août 2008, Le PAD lance l'ultime offensive. Rassemblant 35.000 personnes, les manifestants prennent d'assaut une chaîne publique de télévision et envahissent l'enceinte du siège du gouvernement.
Lire aussi notre article du 27 aout 2008, Manifestations aux airs de prise de pouvoir à Bangkok

Le 29 août 2008, des incidents éclatent entre les forces de l'ordre et les manifestants dans l'enceinte du siège du gouvernement et devant le quartier général de la police. Le PAD dénonce l'usage de la force et de gaz lacrymogènes, ce qui émeut l'opinion.
Lire aussi notre article du 1er septembre 2008, Le Premier ministre exclut une démission, l'aéroport de Phuket rouvert

Le 31 août 2008, alors que les syndicats du secteur public appellent à un soutien massif au mouvement, Samak Sundaravej tente, en vain, de trouver une issue à la crise via le Parlement.

Le 2 septembre 2008, après des affrontements sanglants entre partisans du gouvernement et membres du PAD, Samak Sundaravej déclare l'état d'urgence. Mais les militaires font savoir qu'ils n'useront pas de la force et joueront les médiateurs.
Lire aussi notre article du 3 septembre 2008, MANIF ? L'état d'urgence n'inquiète pas le PAD

Le 3 septembre 2008, le Ministre des Affaires Etrangères, Tej Bunnag, présente sa démission.

Le 4 septembre 2008, Samak Sundaravej fait savoir qu'il reste en place pour protéger la démocratie et la monarchie, et annonce que l'armée va tenter une approche en douceur pour déloger les manifestants.
Lire aussi notre article du 4 septembre 2008, Samak s'accroche

Le 9 septembre 2008, Samak Sundaravej est finalement forcé de démissionner par la Cour Constitutionnelle pour avoir présenté une émission culinaire à la télévision et accepté de l'argent d'une entreprise privée.
Lire aussi notre article du 10 septembre 2008, Samak victime d'une drôle de cuisine !   

Le 14 septembre 2008, levée de l'état d'urgence qui avait été instauré le 2 septembre, après des affrontements sanglants entre manifestants pro et anti-gouvernementaux.

Le 17 septembre 2008, le Parlement élit Somchai Wongsawat, beau-frère de Thaksin Shinawatra, au poste de Premier ministre. Les manifestants du PAD répliquent qu'il est une marionnette et décident de rester dans l'enceinte du siège du gouvernement.
Lire aussi notre article du 18 septembre 2008, Le beau-frère de Thaksin élu Premier ministre

Les 3 et 4 octobre 2008, l'arrestation de deux leaders du PAD relance les tensions, alors que le contexte était à l'apaisement, avec l'ouverture de négociations avec le gouvernement. Ils seront rapidement libérés sous caution.
Lire aussi notre article du 6 octobre 2008, L'arrestation de leaders du PAD pourrait relancer les tensions politiques

Le 7 octobre 2008, les protestataires du PAD encerclent depuis la veille le Parlement pour empêcher les députés d'assister au discours de politique générale de Somchai. Dès l'aube, la police tente de disperser les manifestants à coup de grenades lacrymogènes explosives. Les affrontements avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants se poursuivent toute la journée. Une jeune femme est tuée et un homme meurt dans l'explosion d'une bombe non loin de la manifestation, dans des circonstances mal éclaircies. Quelques 500 manifestants sont blessés, certains ont des membres arrachés par les grenades.
Lire aussi notre article (+vidéos) du 8 octobre 2008, Violences à Bangkok : la crise s'envenime

Le 16 octobre 2008, le chef des militaires, Anupong Paochinda, accompagné des chefs de corps d'armée en uniforme s'exprime à la télévision pour suggérer au premier ministre, Somchai Wongsawat, de démissionner.
Lire aussi notre brève du 17 octobre 2008, Le chef des militaires enfonce le Premier ministre

Le 21 octobre 2008, Thaksin est condamné à deux ans de prison par contumace pour conflit d'intérêts dans l'affaire d'achat d'un terrain immobilier dans le quartier de Ratchadapisek à Bangkok. Son épouse Pojaman est acquittée.

Fin octobre-début novembre, Plusieurs incidents violents impliquant des jets de grenades ont lieu aux abords du campement du PAD au siège du gouvernement. Une dizaine de gardes du PAD sont blessés.

Le 1er novembre 2008, 90.000 personnes se réunissent au stade Rajamangala à Bangkok pour écouter le discours par téléphone de Thaksin. L'ancien Premier ministre y dénonce ses opposants, défie les putschistes éventuels et lance un appel indirect au roi.

Le 8 novembre 2008, la Grande-Bretagne révoque les visas de tourisme de Thaksin et de son épouse, en raison de leurs condamnations judiciaires.

Entre le 14 et 19 novembre 2008, ont lieu les cérémonies de crémation de la Princesse Galyani, la s?ur du roi. Trêve dans les hostilités politiques.

Les 20 et 22 novembre 2008, deux grenades lancées à l'intérieur du camp du PAD font deux morts et une trentaine de blessés.
Lire aussi notre article du 21 novembre 2008, Une explosion mortelle au siège du gouvernement enflamme les tensions politiques

Le 24 novembre 2008, Le PAD lance sa "bataille finale". Quelques 20.000 manifestants encerclent le Parlement puis se rendent à l'aéroport Don Muang, où sont installés les bureaux temporaires du gouvernement.
Lire aussi notre article du 24 novembre 2008, L'APD marchent vers le Parlement pour la lutte finale
Lire aussi notre article du 25 novembre 2008, La "bataille finale"en déficit de troupes

Le 25 novembre 2008, Le PAD fait fermer l'aéroport international de Suvarnabhumi bloquant 3.000 passagers et des affrontement avec échanges de coup de feux ont lieu en ville faisant 11 blessés.
Lire aussi notre article du 26 novembre 2008, L'aéroport de Bangkok fermé, violences dans la rue

Le 26 novembre 2008, des explosions le matin dans Suvarnabhumi et en ville font au moins sept blessés. Les manifestants bloquent Don Muang.
Lire aussi notre article du 27 novembre 2008, Après Suvarnabhumi, les manifestants bloquent Don Muang

Le 27 novembre 2008, l'Etat d'urgence est décrété dans les deux aéroports.
Lire aussi notre article du 28 novembre 2008, Etat d'urgence décrété dans les deux aéroports de Bangkok

Le 30 novembre 2008, manifestation en plein centre de Bangkok des partisans du gouvernement.
Lire aussi notre article du 1er décembre 2008, Les partisans du gouvernement manifestent sur fond d'incidents

Le 2 décembre 2008, la Cour constitutionnelle décide de dissoudre trois partis de la coalition - Parti du pouvoir du peuple (PPP), Chart Thai et Matchima - pour fraude électorale lors des élections législatives de décembre 2007. Le Premier ministre Somchai Wongsawat accepte le verdict et démissionne. Chavarat Charnvirakul devient Premier ministre par intérim. Le PAD célèbre sa "victoire".
Lire aussi notre article du 3 décembre 2008, "Les "rouges"se préparent à "une confrontation inévitable"

Le 3 décembre 2008, le PAD libère les aéroports de Suvarnabhumi et Don Muang.

Le 4 décembre 2008, le Roi Bhumibol Adulyadej surprend ses sujets en ne prononçant pas son traditionnel discours, à la veille de son anniversaire. La Princesse Sirindhorn et le Prince héritier Vajiralongkorn l'excusent pour motifs de santé.
Lire aussi notre article du 5 décembre 2008, La Thaïlande dans l'?il du cyclone, doit se passer des lumières du roi

Le 15 décembre 2008, après d'intenses tractations avec les petits partis anciennement liés à Thaksin Shinawatra, le parti Démocrate parvient à obtenir une majorité au Parlement. Abhisit Vejjajiva, 44 ans, est élu Premier ministre par les députés.

Le 31 janvier 2009, plus de 30.000 partisans de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra défilent dans les rues de Bangkok pour protester contre le nouveau gouvernement. Le mouvement est organisé par le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD).

Le 26 mars 2009, les "chemises rouges" manifestent devant la Maison du gouvernement. Quelques milliers de personnes débutent l'occupation d'une rue bordant le bâtiment. Depuis cette date, Thaksin Shinawatra s'adresse quasi-quotidiennement à ses partisans, par visioconférence, depuis un lieu tenu secret.
Lire aussi notre article du 27 mars 2009, 35.000 "chemises rouges"manifestent contre le pouvoir

Le 27 mars 2009, Thaksin Shinawatra met pour la première fois un nom sur la fameuse "main invisible" qui a d'après lui tiré les ficelles du coup d'Etat de 2006. Il accuse plusieurs personnalités, parmi lesquelles deux conseillers privés du Roi, les Généraux Prem Tinasulanonda et Surayud Chulanont, d'avoir organisé son renversement. Les intéressés nient toute implication.

Le 6 avril 2009, un groupe de quarante chefs d'entreprises, sénateurs et anciens officiers de l'armée déclare vouloir offrir 1 million de bahts à la personne qui permettra d'arrêter Thaksin Shinawatra.

Le 8 avril 2009, l'UDD appelle à une manifestation de masse pour contraindre Abhisit Vejjajiva et les deux conseillers privés du Roi incriminés par Thaksin à démissionner. Derrière eux, les "Rouges" ne rassemblent pas que des militants pro-Thaksin, mais aussi un ensemble de Thaïlandais dénonçant la main mise sur le pouvoir par une partie de l'aristocratie, des bureaucrates et des militaires. Le soir, la police estimera à 100.000 le nombre de manifestants réunis entre la Maison du gouvernement, l'avenue Ratchadamnoen Nok, et la maison du Président du Conseil privé du roi, le Général de réserve Prem Tinasulanonda.
Lire aussi notre article (+vidéo) du 9 avril 2009, Les "Rouges"rassemblent 100.000 personnes mais ne font pas mouche 

Le 9 avril 2009, une centaine de taxis "rouges" ferme la circulation sur Victory Monument occasionnant d'importants bouchons de circulation. Ils sont rejoints plus tard par des centaines de manifestants. Les "rouges" bloqueront ainsi d'autres carrefour de la ville. Les leaders annoncent leur intention de perturber le sommet de l'ASEAN prévu à Pattaya du 10 au 12 avril.
Lire aussi notre article du 10 avril 2009, Abhisit tient bon face aux ?Rouges? et déclare ce vendredi jour chômé !  

Le 11 avril 2009, les manifestants de l'UDD se rassemblent à Pattaya où se tient le sommet de l'ASEAN +6. Malgré le dispositif de sécurité mis en place par les autorités, les "chemises rouges" parviennent à pénétrer sur le site d'accueil du sommet obligeant les autorités à annuler l'événement et à évacuer les dirigeants des pays de la région invités par l'ASEAN par hélicoptère. Le Premier ministre déclare l'état d'urgence sur Pattaya le temps de l'évacuation, qui sera une humiliation pour son jeune gouvernement et une nouvelle perte de crédibilité le pays.

Le 12 avril 2009, Abhisit Vejjajiva déclare l'état d'urgence sur Bangkok et ses environs tandis que les "chemises rouges" se regroupent dans la capitale. Environ 40.000 manifestants sont rassemblés autour de la maison du gouvernement et sur plusieurs intersections de la ville. Abhisit jure qu'il rétablira l'ordre dans la capitale et fera respecter l'Etat de droit.
Lire aussi notre article (+vidéo) du 13 avril 2009, Etat d'urgence à Bangkok, le gouvernement en difficulté

Le 13 avril 2009, en fin de nuit, les militaires chargent sur l'intersection de Din Deng, faisant plus de 70 blessés. Des affrontements auront lieu toute la journée, autour de Victory Monument et Democracy Monument. En fin de journée, les militaires ont repoussé les manifestant vers la Maison du gouvernement, site principal de la manifestation. Dans la soirée, les militaires se positionnent autour des bureaux du Premier ministre. Une altercation entre des gens du voisinage et des manifestants fait deux morts. Le bilan de la journée sera de 2 morts et 113 blessés.
Lire aussi notre article (+photos et vidéos) du 14 avril 2009, L'armée intervient contre les chemises rouges, une centaine de blessés, 2 morts 

Le 14 avril 2009, encerclés par les militaires les "rouges" se dispersent, trois de leurs leaders se rendent aux autorités. Les "chemises rouges" ne s'avouent pas vaincus et promettent de poursuivre la lutte pour la démocratie.
Lire aussi notre article du 15 avril 2009, Fin de partie pour les "rouges", sous la pression de l'armée

Le 25 mai 2009, les meneurs de l'Alliance du peuple pour la Démocratie (PAD) décident de créer avec l'aide de leurs sympathisants un nouveau parti politique, lors d'une consultation organisée devant 30.000 personnes sur le campus de l'université Rangsit à Bangkok. Les leaders du mouvement affirment alors vouloir travailler à la création d'une "nouvelle politique" devant permettre d'aboutir à "une vraie démocratie".
Lire aussi notre article du 26 mai 2009, L'Alliance du peuple pour la démocratie crée son parti

Le 17 août 2009, près de 30.000 membres des "chemises rouges" se réunissent à Sanam Luang afin de déposer une pétition demandant au roi la grâce de l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra. Les organisateurs affirment avoir récolté plus de 5 millions de signatures. Thaksin souligne dans un discours donné par liaison vidéo qu'il reste loyal au souverain Bhumibol Adulyadej.
Lire aussi notre article du 18 août 2009, La pétition des pro-Thaksin n'a pas mis le feu aux poudres

Le 21 août 2009, Abhisit Vejjajiva perd la face lorsque le conseil d'administration de la Police nationale vote contre la nomination du candidat qu'il propose pour remplacer le chef de la police sortant. Le même jour, le roi Bhumibol Adulyadej effectue une intervention exceptionnelle en appelant les Thaïlandais à l'unité au risque de voir le pays sombrer dans le chaos . Quelques jours plus tard, une fervente partisante de Thaksin, surnommée "Da Torpedo", est condamnée à 18 ans de prison pour avoir insulté le Palais Royal lors de plusieurs discours évoquant le coup d'état de 2006.
Lire aussi notre article du 24 août 2009, Abhisit perd la face avec la nomination du chef de la police
Lire aussi notre article du 24 août 2009, Le roi appelle à l'unité alors que revient le temps des manifs
Lire aussi notre article du 31 août 2009, Une partisane de Thaksin écope de 18 ans pour avoir insulté la monarchie

Le 19 septembre 2009, environ 26.000 partisans des "chemises rouges" se réunissent dans le centre historique de Bangkok pour commémorer le 3ème anniversaire du coup d'état contre leur leader aujourd'hui en exil, l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra. Au même moment, 5.000 membres de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) tentent d'accéder par la force au temple de Preah Vihear, situé dans la zone frontalière disputée entre le Cambodge et la Thaïlande. Le même jour, le roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej est hospitalisé pour ce qui deviendra une infection pulmonaire
Lire aussi notre article du 21 septembre 2009, Manifestations croisées des "rouges"et des "jaunes"
Lire aussi notre article du 21 septembre 2009, Le roi de Thaïlande à l'hôpital avec une fièvre selon le Palais royal

Le 7 octobre 2009, Près de deux semaines après le rassemblement des "rouges", c'est au tour de plusieurs milliers de manifestants des "chemises jaunes" de se réunir sur l'esplanade royale à Bangkok, un an après les violents affrontements avec la police ayant fait deux morts et des centaines de blessés.
Lire aussi notre article du 8 octobre 2009, Plusieurs milliers de chemises jaunes honorent leurs héros à Bangkok

Le 13 octobre 2009, le Premier Ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva annonce la mise en application dans le centre-ville de Bangkok de la loi de sécurité intérieure (ISA), jusqu'au 25 octobre, date de fin du sommet de l'Asean+6 à Hua Hin  Une semaine plus tard, nouvelle manifestation des "chemises rouges". L'ancien Premier ministre, Thaksin Shinawatra, appelle alors au rassemblement pacifique tout en soulignant que le gouvernement actuel a "peur de son retour"
Lire aussi notre article du 14 octobre 2009, La loi de sécurité intérieure invoquée dans Bangkok du 15 au 25 octobre
Lire aussi notre article du 19 octobre 2009, Thaksin appelle à une "lutte pacifique"devant 17.000 partisans à Bangkok

Le 21 octobre 2009, le Premier Ministre cambodgien, Hun Sen, propose à Thaksin de lui construire une résidence au Cambodge, suscitant la polémique en Thaïlande qui menace d'envoyer une demande d'extradition si ce dernier décidait de venir vivre dans le royaume voisin. Deux jours plus tard, Hun Sen enfonce le clou en plein milieu du sommet de l'Asean et soulève l'idée que Thaksin Shinawatra pourrait devenir son futur conseiller économique à Phnom Penh.
Lire aussi notre article du 23 octobre 2009, Le Premier ministre cambodgien veut construire un nid pour Thaksin
Lire aussi notre article du 26 octobre 2009, Hun Sen rallume le sujet Thaksin au milieu du sommet Asean

Le 4 novembre 2009, le gouvernement cambodgien annonce la nomination officielle, le 27 octobre, de Thaksin Shinawatra comme conseiller personnel du Premier ministre cambodgien Hun Sen et conseiller du gouvernement chargé de l'économie. Cette décision ravive les tensions entre la Thaïlande et son voisin. Trois jours plus tard, La Thaïlande décide de rappeler son ambassadeur du Cambodge. Phnom Penh en fera de même quelques heures plus tard en retirant son représentant basé en Thaïlande
Lire aussi notre article du 5 novembre 2009, Thaksin nommé conseiller du gouvernement cambodgien
Lire aussi notre article du 6 novembre 2009, La Thaïlande et le Cambodge rappellent leurs ambassadeurs respectifs

Le 26 février 2010, La Cour Suprême ordonne la saisie d'un peu plus de 60% des avoirs gelés de Thaksin Shinawatra, soit 1,7 milliards d'euros, dans une affaire concernant la vente des actions de sa société de télécommunication, Shin Corp. Les Chemises rouges condamnent le verdict, et ressortent encore plus convaincus d'une conspiration des élites traditionnelles.
Lire aussi notre article du 2 mars 2010, Les clivages continuent face à un verdict dénoncé par les chemises rouges

Le 12 mars 2010, Environ 6.500 manifestants Chemises rouges résidents de Bangkok se réunissent à différent points stratégiques de la capitale avant de défiler pacifiquement dans l'après-midi, deux jours avant une grande manifestation de masse annoncée par le mouvement anti-gouvernemental. Parallèlement, 50.000 soldats, policiers et volontaires civils sont déployés, tandis que les livraisons d'essence sont arrêtées.
Lire aussi notre article du 11 mars 2010, Thaksin appelle au rassemblement, les principaux axes routiers protégés
Lire aussi notre article du 12 mars 2010, Bangkok privé de carburant jusqu'à nouvel ordre, 50.000 hommes déployés
Lire aussi notre article du 12 mars 2010 (14h30), Défilés sporadiques des chemises rouges de Bangkok
Lire aussi notre article du 12 mars 2010 (17h20), Les rouges se dispersent après une journée relativement calme

Le 14 mars 2010, Près de 100.000 manifestants exigent une dissolution du Parlement immédiate et la tenue d'élections anticipées, ce que refuse le Premier ministre Abhisit Vejjajiva. Les Chemises rouges installent leur campement sur l'avenue Ratchadamnoen, dans la vieille ville, et menacent de se déployer dans la capitale
Lire aussi notre article du 14 mars 2010, Près de 100.000 chemises rouges prêts à se déployer dans Bangkok

Le 16 et 17 mars 2010, Lors d'une cérémonie morbide, les Chemises rouges déversent plusieurs centaines de litres de leur propre sang devant la Maison du gouvernement, le siège du Parti Démocrate et la maison d'Abhisit Vejjajiva, afin de symboliser le « sacrifice » du peuple face aux élites.
Lire aussi notre article du 16 mars 2010, Les Rouges remerciés jouent un va-tout morbide
Lire aussi notre article du 17 mars 2010 (article et vidéos), Le peuple déverse son sang pour dénoncer l'injustice des élites
Lire aussi notre article du 18 mars 2010, Les autorités tendent la main aux rouges pour isoler Thaksin 

Le 19 mars 2010, Plusieurs dizaines de milliers de manifestants paradent dans tout Bangkok, et revendiquent de plus en plus clairement une lutte des classes. Parallèlement, des attaques à la bombe relativement inoffensives se multiplient sur plusieurs sites gouvernementaux.
Lire aussi notre article du 20 mars 2010, Plusieurs milliers de Rouges attendus sur les artères de Bangkok aujourd'hui
Lire aussi notre article du 21 mars 2010 (article et vidéos), Les Rouges satisfaits de leur tour de ville, la situation toujours bloquée
Lire aussi notre article du 28 mars 2010, Après avoir fait bouger les soldats, les Rouges sous les fenêtres d'Abhisit

Du 28 au 30 mars 2010, Des négociations en direct à la télévision sont entamées entre les trois principaux dirigeants du mouvement anti-gouvernemental et le Premier ministre Abhisit Vejjajiva. Après plusieurs heures de débats, les Chemises rouges rejettent l'offre d'une dissolution d'ici la fin de l'année, soit un an avant la fin du mandat légal.
Lire aussi notre article du 31 mars 2010, Les Rouges abandonnent les négociations, nouvelles actions prévues ce week-end
Lire aussi notre article du 30 mars 2010, Les Rouges rejettent l'offre d'Abhisit, possible poursuite des discussions jeudi
Lire aussi notre article du 29 mars 2010, Echec du premier round de négociations entre Abhisit et les Rouges

Le 3 avril 2010, Près de 60.000 manifestants créent la surprise en s'installant dans le centre touristique et commerçant de Bangkok, de la station BTS Siam à Chitlom, tandis que d'autres manifestants restent toujours à Ratchadamnoen. Le gouvernement ordonne la dispersion, mais la police annonce vouloir entamer une tentative de dialogue.
Lire aussi notre article du 5 avril 2010, Les manifestants jouent avec le feu
Lire aussi notre article du 4 avril 2010, Les rouges bloquent le centre de Bangkok, la police prête à intervenir

Le 5 et 6 avril 2010, Toujours aussi nombreux, les Chemises rouges annoncent vouloir rester au moins jusqu'au 20 avril, malgré l'approche des vacances de Songkran. Des policiers et militaires déployés autour du carrefour Ratchaprasong sont obligés de se replier après quelques heurts avec les manifestants.
Lire aussi notre article du 6 avril 2010, Les rouges restent au moins jusqu'au 20 avril 
Lire aussi notre article du 6 avril 2010, Les rouges bloquent Lumpini et se dirigent sur Silom
Lire aussi notre article du 7 avril 2010, Quelques frictions entre les autorités et des manifestants toujours plus provocants

Le 7 avril 2010, Le Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, déclare l'état d'urgence dans Bangkok et les provinces environnantes.
Lire aussi notre article du 7 avril 2010, Etat d'urgence décrété sur Bangkok et les provinces périphériques

Le 8 et 9 avril 2010, Le gouvernement censure les médias considérés pro-rouges, dont People TV. Néanmoins, les manifestants obtiennent la réouverture de leur chaine après avoir tenté d'envahir son centre de diffusion, Thaicom. Les premiers jets de grenades lacrymogènes ont lieu, faisant 22 blessés.
Lire aussi notre article du 8 avril 2010, Les Chemises rouges défient l'Etat d'urgence
Lire aussi notre article du 9 avril 2010, Les Rouges obtiennent la réouverture de People TV au prix de quelques heurts
Lire aussi notre article du 10 avril 2010, PTV de nouveau coupée, les autorités prêtes à repousser les Rouges

Le 10 avril 2010, Des affrontements entre militaires et manifestants font 24 morts et plus de 800 blessés dans le quartier du Monument de la Démocratie, soit le bilan le plus lourd depuis 1992. A 21h, l'armée décide de battre en retraite, tandis qu'une autre opération, prévue à Ratchaprasong, est annulée. Plusieurs manifestants et soldats sont tués par balles réelles.
Lire aussi notre article du 11 avril 2010, Dix-neuf morts, 800 blessés dans des violences à Bangkok (vidéo)
Voir aussi les reportages vidéo de Kinocell sur manifestations 
Voir aussi le reportage vidéo de France 24 sur les affrontements

Du 11 au 14 avril 2010, Les deux camps se rejettent la responsabilité pour les morts, tandis qu'Abhisit Vejjajiva réitère sa volonté de rester en poste. Selon le gouvernement, des « terroristes » se seraient mêlés aux manifestants. Par ailleurs, la Commission Electorale demande la dissolution du Parti Démocrate dans une affaire de donation irrégulière, une décision qui doit encore franchir plusieurs mois de procédures. Les Chemises rouges, quant à eux, quittent leur campement de Ratchadamnoen pour se concentrer sur le centre-ville.
Lire aussi notre article du 12 avril 2010, La Thaïlande encore plus divisée, le gouvernement dans l'impasse
Lire aussi notre article du 13 avril 2010, Le Parti démocrate risque désormais la dissolution
Lire aussi notre article du 15 avril 2010, Les Chemises rouges se concentrent sur le centre-ville

Du 19 au 21 avril 2010, Plusieurs unités anti-émeutes sont déployées autour de l'avenue Silom et Rama IV afin d'empêcher les manifestants d'envahir le quartier financier de Bangkok. Les Chemises rouges, s'attendant à une intervention imminente des autorités, construisent des barricades de pneus et de bambous pour se protéger. Un nouveau groupe opposé à la dissolution du Parlement, les "sans couleurs", affronte les manifestants anti-gouvernementaux de Lumpini à coup de jet de bouteilles.
Lire aussi notre article du 16 avril 2010, Nouvelle demande de dialogue refusée, les rouges se préparent à la bataille finale
Lire aussi notre article du 19 avril 2010, Les divisions se propagent au plus haut niveau, semaine chaude en perspective
Lire aussi notre article du 20 avril 2010, Autour de Ratchaprasong, les entreprises changent peu leurs habitudes
Lire aussi notre article du 21 avril 2010, Les Rouges se retranchent en attendant une intervention
Lire aussi notre article du 22 avril 2010, Quelques affrontements en soirée ponctuent une journée relativement calme

Le 22 avril 2010, Trois personnes sont tuées et au moins 75 autres blessées dans une série d'attaques à la grenade sur Silom. Le gouvernement affirme que les explosifs ont été tirés depuis le camp des Chemises rouges.
Lire aussi notre article du 22 avril 2010, Trois grenades explosent à Silom, les militaires bloquent le quartier
Lire aussi notre article du 23 avril 2010, Au moins 3 morts et 75 blessés dans des attaques à la grenade sur Silom

Le 25 avril 2010, Abhisit Vejjajiva apparaît à la télévision aux côtés du chef de l'armée, Anupong Paojinda, et annonce son refus d'une trêve suite à une offre des Chemises rouges pour une dissolution du Parlement dans 30 jours et des élections sous trois mois. Il confirme qu'une opération militaire contre Ratchaprasong est belle et bien prévue.
Lire aussi notre article du 26 avril 2010, Abhisit promet de reprendre Rachaprasong, devenu la forteresse des Rouges 

Du 26 avril au 3 mai 2010, La situation continue de dégénérer. Les Chemises rouges multiplient les actions en province et bloquent systématiquement les renforts de policiers dans le nord et le nord-est du royaume. Un nouveau mort est a déplorer le 28 avril lors d'un affrontement entre manifestants et soldats près de l'aéroport de Don Muang. Par ailleurs, Abhisit apparaît à nouveau à la télévision afin de proposer des élections en novembre si plusieurs conditions nécessaires à la réconciliation nationale sont réunies. En parallèle, le pouvoir en place prépare des véhicules blindés afin de reprendre le carrefour Ratchaprasong.
Lire aussi notre article du 27 avril 2010, Les Rouges en action dans plusieurs provinces 
Lire aussi notre article du 28 avril 2010, Les rouges sabotent temporairement le BTS alors que la situation reste bloquée
Lire aussi notre article du 28 avril 2010, Nouveaux affrontements : 1 mort et 18 blessés 
Lire aussi notre article du 29 avril 2010, Les manifestants défilent à nouveau et testent les nerfs du gouvernement 
Lire aussi notre article du 4 mai 2010, Le gouvernement propose des élections le 14 novembre, mais prépare les blindés

Du 4 au 9 mai 2010, Les manifestants anti-gouvernementaux acceptent le plan de réconciliation du gouvernement, mais demandent une date de dissolution du Parlement précise avant d'arrêter leur mouvement. Après que le Premier ministre a donné une date pour la fin septembre, ce sont les Chemises jaunes qui exigent sa démission, tandis que les Chemises rouges ajoutent qu'ils veulent voir tous les partis concernés se mettre d'accord avant d'arrêter leur rassemblement. Le 9 au soir, Abhisit Vejjajiva exhorte les manifestants à donner une réponse claire d'ici 24h, après une nouvelle attaque à la grenade sur Sala Daeng, qui tue un policier.
Lire aussi notre article du 5 mai 2010, Les Rouges approuvent le plan d'Abhisit, mais posent des conditions
Lire aussi notre article du 6 mai 2010, En attente d'une réponse d'Abhisit, les rouges restent sur Ratchaprasong 
Lire aussi notre article du 7 mai 2010, Abhisit donne la date de dissolution, les Jaunes exigent sa démission
Lire aussi notre article du 10 mai 2010, Abhisit s'impatiente après de nouvelles attaques sur Saladaeng 

Le 12 et 13 mai 2010, Les autorités annoncent dans la matinée du 12 qu'elles couperont l'eau et l'électricité autour du carrefour Ratchaprasong, avant de faire marche arrière. Le lendemain, l'opération "Ratchaprasong" est belle et bien lancée, et le Centre de résolution des situations d'urgence prévient que des balles réelles pourront désormais être utilisées par les militaires, qui vont faire un blocus autour du quartier.
Lire aussi notre article du 12 mai 2010, Eau, électricité et réseau mobile coupés à Ratchaprasong à partir de minuit 
Lire aussi notre article du 13 mai 2010, Les autorités ont parlé trop vite et font marche arrière 
Lire aussi notre article du 13 mai 2010, Les autorités lancent l'opération "Ratchaprasong", trafic perturbé pour ce soir

Le 13 mai 2010, Des affrontements éclatent à Lumpini après que le général des Chemises rouges, Khattiya Sawasdipol, est grièvement blessé par un tir de sniper alors qu'il donnait une interview. Les Etats-Unis annoncent la fermeture de leur ambassade.
Lire aussi notre article du 14 mai 2010, Un mort et huit blessés autour de Lumpini, Seh Daeng grièvement blessé 

Le 14 et 15 mai 2010, La situation dégénère et des émeutes éclatent un peu partout dans le centre-ville et dans les quartiers environnants, en particulier près de Klong Toey. Près d'une vingtaine de personnes sont tuées en l'espace de deux jours, dont un enfant de 10 ans, rapporte The Daily News.
Lire aussi notre article du 15 mai 2010, La situation s'envenime alors qu'un enfant de 10 ans vient d'être tué 
Lire aussi notre article du 15 mai 2010, Nouvelles violences à Bangkok, l'ambassade appelle à la plus grande prudence
Lire aussi notre article du 15 mai 2010, Nombreux journalistes blessés, des touristes s'improvisent reporters de guerre
Lire aussi notre article du 15 mai 2010, Guérilla urbaine à Bangkok, le pays au bord de la guerre civile
Lire aussi notre article du 14 mai 2010, 7 morts et 101 blessés alors que l'armée met la pression sur les Rouges 

Du 16 au 18 mai 2010, Après une première journée relativement calme, les autorités donnent un dernier ultimatum et proposent d'organiser l'évacuation des femmes et des enfants toujours présents au carrefour Ratchaprasong, qui refusent pour une grande majorité de partir. De nouveaux sites de manifestation apparaissent dans la capitale, notamment à Klong Toei et Victory Monument, alors que les militaires préparent leur assaut final. Le 18, le gouvernement rejette définitivement l'idée d'un cessez-le-feu proposé par les rouges.
Lire aussi notre article du 19 mai 2010, Le gouvernement rejette les négociations et l'idée d'un cessez-le-feu
Lire aussi notre article du 18 mai 2010, Les Rouges gardent Ratchaprasong et se déploient sur trois nouveaux sites
Lire aussi notre article du 17 mai 2010, Ultimatum dépassé, les résidents conseillés de rester chez eux
Lire aussi notre article du 17 mai 2010, Possible dispersion des manifestants dans la soirée
Lire aussi notre article du 16 mai 2010, Abhisit évoque la possibilité d'un couvre-feu, les violences reprennent 

Le 19 mai 2010, Dans la matinée, les militaires lancent l'opération de dispersion des manifestants et détruisent avec des blindés les barricades à Lumpini. Vers 12h, les leaders Chemises rouges appellent à la fin du rassemblement et annoncent leur intention de se livrer la police, afin d'éviter plus de morts. Des poches d'émeutiers éclatent alors un peu partout dans Bangkok, et 27 bâtiments, dont le centre commercial Central World situé à Ratchaprasong, sont incendiés. De nombreuses femmes et enfants qui ont peur de partir se réfugient dans un temple à proximité, Wat Sommanas. Un couvre-feu est ordonné sur près d'un tiers du pays, et tout le monde, y compris les journalistes, ont l'ordre de rester chez eux de 20h à 6h du matin le temps que les autorités "reprennent en main" la situation.
Lire aussi notre article du 19 mai 2010, Les militaires dispersent les manifestants (vidéos) 
Lire aussi notre article du 19 mai 2010, Les leaders rouges appellent à la fin du rassemblement, émeutes dans la rue
Lire aussi notre article du 19 mai 2010, Déchainement de violences, couvre-feu annoncé pour ce soir
Lire aussi notre article du 19 mai 2010, 23 provinces sous couvre-feu tandis que les incendies se multiplient 

Le 20 mai 2010, Ratchprarasong est dévasté et des centaines de manifestants ressortent terrifiés et choqués par ce qui a pu se passer durant la nuit du temple de Wat Sommanas. Ces derniers sont évacués par la police vers National Stadium où des bus les attendent pour les ramener chez eux. Certains leaders rouges qui ont fui les scènes de violence sont quant à eux arrêtés un peu plus tard par les militaires. Au total, près de 90 personnes et 1.900 blessés, dont une grande majorité de civils, sont à déplorer.
Lire aussi notre article du 20 mai 2010, 27 bâtiments en cendres alors que Bangkok sort de 10 heures d'un inquiétant black out 
Lire aussi notre article du 20 mai 2010, Ratchaprasong dévasté, les manifestants en pleurs ont peur de rentrer chez eux

Fin mai 2010, Abhisit Vejjajiva fait savoir que la vie doit reprendre son cours normal, et qu'il continuera de poursuivre son processus de réconciliation nationale, alors que les inquiétudes de voir le mouvement anti-gouvernemental devenir souterrain se multiplient. La Thaïlande fait aussi le bilan des pertes économiques dues aux manifestations, qui ont durement touché le secteur du tourisme et la confiance des investisseurs étrangers. La censure, quant à elle, est de plus en plus présente sur Internet avec plusieurs centaines de sites bloqués chaque jour.
Lire aussi notre article du 21 mai 2010, "Les leaders nous ont laissés tomber, mais la lutte continue !" (vidéo)
Lire aussi notre article du 22 mai 2010, La Thaïlande fait le bilan des pertes économique dues aux manifestations 
Lire aussi notre article du 24 mai 2010, Bangkok revient à la vie, le royaume face à ses défis 
Lire aussi notre article du 31 mai 2010, Le cyberespace, nouveau champ de bataille du conflit thaïlandais

Le 1er et 2 juin 2010, Un débat de censure est organisé au Parlement sur demande de l'opposition, le parti Puea Thai. De nombreuses affaires de corruption sont notamment évoquées, concernant le Premier ministre Abhisit Vejjajiva et cinq autres de ses ministres, ainsi que les infractions aux droits de l'homme durant leur gestion de la crise durant avril et mai. Néanmoins, l'administration Abhisit disposant avec sa coalition de la majorité au Parlement, le vote de défiance échoue.
Lire aussi notre article du 2 juin 2010, Corruption, lèse-majesté et droits de l'homme avant le vote de défiance
Lire aussi notre article du 1er juin 2010, Les droits de l'homme sur la table au 1er jour du débat de censure 
Lire aussi notre article du 3 juin 2010, La coalition fragilisée malgré une victoire au vote de défiance 

Le 20 juin 2010, Un mois après l'opération militaire contre Ratchaprasong, de nombreux intellectuels et défenseurs des droits de l'homme se réunissent à Bangkok et dénoncent l'absence de réponse de la part du gouvernement sur sa gestion de la crise, et notamment ses allégations selon lesquelles les militaires ont utilisé des balles réelles contre des manifestants et spectateurs qu'en cas d'auto-défense. Par ailleurs, Abhisit nomme personnellement les deux présidents des comités de réflexion sur les futures réformes et sur la réconciliation nationale, une initiative aussi bien dénoncée du camp Rouge que Jaune.
Lire aussi notre article du 20 juin 2010, Un mois après Ratchaprasong, les questions sont toujours sans réponse

Le 22 juin 2010, Une dizaine de milliers de Chemises rouges se rassemblent lors de la cérémonie d'adieu au général Khattiya Sawasdipol, héros militaire rallié aux manifestants et grièvement blessé par un sniper à Lumpini le 14 mai 2010, avant de mourir quelques jours plus tard.
Lire aussi notre article du 23 juin 2010, Le baroud d'honneur du général Khattiya 

Le 7 août 2010, Le Premier ministre est vu dans une manifestation de Chemises jaunes réunis dans un stade au coeur de Bangkok, alors même que l'état d'urgence est toujours en vigueur et interdit en principe les rassemblements de plus de 5 personnes. Un nouveau coup dur pour les Chemises rouges qui dénoncent une justice à deux vitesses, et qui ont été expulsés par la force de Ratchaprasong en vertu de ce même décret.
Lire aussi notre article du 8 août 2010, Le Premier ministre dans une manif Jaune pour la bonne cause 

Le 1er octobre 2010, Le général Prayuth Chanocha devient le nouveau chef de l'armée et tente de donner une image rassurante des militaires. Affichant la volonté de ne pas être impliqué dans les affaires politiques de la Thaïlande, le général est connu pour ses prises de position très dures envers le mouvement anti-gouvernemental des ?Chemises rouges? et l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.
Lire aussi notre article du 4 octobre 2010, "Je vais essayer de m'éloigner de la politique"
Lire aussi notre article du 12 octobre 2010, Le Chef de l'armée travaille son image, la réconciliation mal en point

Le 29 novembre 2010, La Cour Constitutionnelle rejette une plainte contre le Parti démocrate qui échappe à la dissolution. Les critiques fusent sur ce verdict sans surprise et dénoncent  une justice corrompue et à deux vitesses.
Lire aussi notre article du 30 novembre 2010, Les juges tirent d'affaire le Parti démocrate

Début décembre 2010, Le Front uni pour la démocratie et contre la dictature (UDD) accueille à sa tête Thida Thavornseth, qui a la dure tâche de réunifier le mouvement après la débâcle des manifestations du printemps.
Lire aussi notre article du 21 décembre 2010, La nouvelle dirigeante de l'UDD tente de remettre de l'ordre

Le 25 janvier 2011, Les ?Chemises jaunes? de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) entament une longue manifestation devant la maison du gouvernement contre Abhisit Vejjajiva, critiquant  sa mauvaise gestion du dossier du temple de Preah Vihear, source de conflit avec le Cambodge. La division du pays s'accentue tandis que les "Rouges? continuent de rassembler.
Lire aussi notre article du 1er février 2011, Les Jaunes et les Rouges dans la rue ravivent l'instabilité

Le 19 mars 2011, Abhisit Vejjajiva, ainsi que neuf ministres de son gouvernement, échappent à une motion de censure déposée par le Puea Thai. Le parti d'opposition espérait marquer des points à l'approche des élections mais a loupé son objectif, la faute à des attaques peu inspirées.
Lire aussi notre article du 3 mars 2011, Abhisit Vejjajiva face à une nouvelle motion de censure
Lire aussi notre article du 21 mars 2011, L'opposition dominée par les fantômes "rouges"

Le 16 mai 2011, Yingluck Shinawatra, soeur de Thaksin, est nommée tête de liste du parti d'opposition Puea Thai. Considérée comme novice dans le monde de la politique, Yingluck est également critiquée comme étant trop proche de son frère à qui l'on reproche de tirer les ficelles depuis l'étranger. Elle reste tout de même favorite dans tous les sondages à l'approche des élections.
Lire aussi notre article du 19 mai 2011, Yingluck Shinawatra, le poids de la famille

Le 19 mai 2011, La campagne électorale est officiellement lancée, alors que les ?Chemises rouges? se rassemblent sur le carrefour Ratchaprasong pour marquer le premier anniversaire de la répression violente contre le mouvement antigouvernemental.
Lire aussi notre article du 20 mai 2011, Lancement officiel de la campagne électorale sur fond de manif 

Le 14 juin 2011, Le chef de l'armée, Prayuth Chanocha, fait son entrée dans l'arène politique à quelques semaines des élections. Il intervient à la télévision et demande au peuple de voter pour les "bonnes personnes", un appel déguisé à ne pas voter pour Yingluck Shinawatra et le parti d'opposition Puea Thai.
Lire aussi notre article du 16 juin 2011, L'armée veut peser sur les élections

Le 3 juillet 2011, Avec au moins 263 sièges obtenus, le Puea Thai de Yingluck Shinawatra obtient la majorité absolue aux élections générales. Son grand rival Abhisit Vejjajiva reconnaît la défaite du Parti Démocrate et laisse le soin à la future première femme thaïlandaise Premier ministre de former un gouvernement.
Lire aussi notre article du 4 juillet 2011, Large victoire du Puea Thai

1 novembre 2013, Le parti au pouvoir, le Puea Thai, qui domine par la chambre basse du Parlement, vote en faveur du projet de loi d'amnistie politique dont le principal bénéficiaire est l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, actuellement en fuite pour échapper à une condamnation à deux ans de prison pour corruption.
Lire aussi notre article du 5 novembre 2013, L'opposition tient à agiter la rue avant que le Sénat ne tranche 

11 novembre 2013, Alors que l'indignation grandit dans la rue, le Sénat rejette massivement le projet de loi d'amnistie.
Lire aussi notre article du 11 novembre 2013, "Warm Up" avant deux verdicts potentiellement explosifs 
Lire aussi notre article du 12 novembre 2013, Le Sénat rejette la loi d'amnistie politique, mais Suthep insiste 

20 novembre 2013, Nouveau coup dur pour Yingluck, la Cour Constitutionnelle invalide un texte de loi proposé par les élus de son parti en vue de réformer la chambre haute pour en faire une assemblée entièrement élue.
Lire aussi notre article du 20 novembre 2013, Vers un nouveau changement de pouvoir par les juges ?  
Lire aussi notre article du 20 novembre 2013, Le parti au pouvoir échappe à la dissolution, mais la pression continue 

25 novembre 2013, Les manifestants assiègent plusieurs ministères de la ville et envahissent certains bâtiments dont notamment le ministère des Finances. Le gouvernement impose une loi spéciale de sécurité intérieure sur la capitale qui octroie à la police des pouvoirs supplémentaires. 
Lire aussi notre article du 25 novembre 2013, Les manifestants à l'assaut des ministères ! 

26 novembre 2013, Des manifestants continuent d'assiéger des ministères, la police émet un mandat d'arrêt contre le leader du mouvement, Suthep Thaugsuban.
Lire aussi notre article du 27 novembre 2013, Suthep inculpé, « grande action » attendue mercredi 

29 novembre 2013, Les manifestants pénètrent dans le siège de l'armée et invitent les militaire à soutenir leur cause, mais le chef de l'armée affirme que les troupes ne prendront pas parti.

30 novembre 2013, Les manifestants de l'opposition attaquent un bus transportant des partisans du gouvernement. Plusieurs personnes sont tuées et des dizaines de blessés sont recensés lors des violences de rue.

1er décembre 2013, La police utilise des canons à eau et des gaz lacrymogènes sur des manifestants qui tentent de forcer les barricades mises en place par la police pour protéger le siège du gouvernement. Le chef de l'armée demande au chef de la police d'arrêter d'utiliser les gaz lacrymogènes.
Lire aussi notre article du 1er décembre, Début des violences à Bangkok, deux morts, 45 blessés

3 décembre 2013, Après plusieurs jours de combats dans les rues, le gouvernement demande à la police d'éviter toute nouvelle confrontation avec les manifestants, de calmer les tensions avant l'anniversaire du roi.
Lire aussi notre article du 4 décembre, Les Thaïlandais font la paix le temps de l'anniversaire de leur roi 

8 décembre 2013, Les députés du Parti Démocrate, principal parti d'opposition, démissionnent en masse du Parlement.

9 décembre 2013, Yingluck appelle à des élections anticipées alors que les manifestants retournent dans la rue.
Lire aussi notre article du 9 décembre, Yingluck propose des élections, Suthep veut la fin du thaksinisme 
Lire aussi notre article du 11 décembre 2013, Yingluck refuse de céder aux « révolutionnaires » 

21 décembre 2013, L'opposition annonce le boycott des élections.
Lire aussi notre article du 17 décembre 2013, L'opposition tiraillée entre "révolution" et élections 
Lire aussi notre article du 22 décembre, Le Parti Démocrate boycottera les élections 

22 décembre 2013, Les manifestants anti-gouvernement se rassemblent massivement à Bangkok. Selon la police, 150.000 personnes au total sont présentes, les organisateurs insistent sur un nombre beaucoup plus élevé.
Lire aussi notre article du 22 décembre 2013, 150 000 opposants à nouveau dans la rue 

25 décembre 2013, Yingluck propose un "Conseil national de réforme", mais les manifestants rejettent l'offre estimant qu'elle n'est pas sincère.

26 décembre 2013, Le gouvernement rejette la proposition de la Commission électorale de reporter l'élection, après de violents affrontements entre la police et des manifestants venus saboter le processus d'enregistrement des candidats.
Lire aussi notre article du 26 décembre 2013, La police lance des gaz lacrymogènes sur les manifestants 

27 décembre 2013, Le chef de l'armée refuse d'écarter l'éventualité d'un coup d'État affirmant que "tout peut arriver".
Lire notre article du 28 décembre 2013, Un nouveau tué samedi, l'armée n'exclut pas un coup d'État 

28 décembre 2013, Un inconnu armé tue un manifestant de l'opposition et en blesse plusieurs autres.
Lire notre article du 28 décembre 2013, Un nouveau tué samedi, l'armée n'exclut pas un coup d'État

7 janvier 2014, Des centaines de politiciens sont menacés d'une mise en accusation par la commission anti-corruption en relation avec un projet de loi rejeté par la Court Constitutionnelle destiné à réformer le Sénat pour en faire une assemblée entièrement élue.
Lire notre article du 8 janvier 2013, la pression monte sur le gouvernement 

13 janvier 2014, Des dizaines de milliers de manifestants de l'opposition assiègent les rues principales de la capitale en vue de "paralyser" entièrement Bangkok, promettant de rester sur place jusqu'à ce que Yingluck démissionne.
Lire aussi notre article du 12 décembre 2013, Bangkok se prépare au grand blocage annoncé 

Le 21 janvier 2014, La Thaïlande décide d'imposer un état d'urgence de 60 jours à Bangkok et dans sa proche banlieue alors que des élections législatives doivent se tenir le 2 février. Lire notre article du 21 janvier 2014, L'état d'urgence imposé à Bangkok

Le 23 janvier 2014, Kwanchai Praipana, l'un leader des "chemises rouges" est blessé par balles dans le nord-est du pays. Les manifestants réclamant la tête de la Première ministre continuent leur combat à Bangkok malgré l'état d'urgence.
Lire notre article du 23 janvier 2014, Un leader rouge blessé, la manif défie l'état d'urgence

Le 27 janvier 2014, Le parti au pouvoir décide de ne pas reporter les élections législatives prévues le 2 février contre la volonté des manifestants. Il accuse également la commission électorale de complicité avec les protestataires. Le parti d'opposition appelle au boycott des élections.
Lire notre article du 27 janvier 2014 Le parti au pouvoir récuse la commission électorale
Lire notre article du 29 janvier 2014 Scrutin à haut risque maintenu dimanche

Le 1er février 2014, Des violences éclatent la veille des législatives dans le district de Laksi entre pro et anti-gouvernementaux. Plusieurs tirs et explosions font au moins un blessé.
Lire notre article du 1er février 2014, Violents heurts sur Laksi entre manifestants à la veille des élections

Les 2 février 2014, Le scrutin a été sérieusement perturbé par les manifestants. La commission électorale annonce un taux de participation de 45,84 %. 10 000 bureaux de vote ont dû rester fermés.
Lire notre article du 4 février 2014, Après les élections, la manif s'essouffle mais persiste

Le 18 février 2014, Des heurts entre manifestants et policiers font 4 morts (un policier, deux civils et une personne non identifiée) et 64 blessés . La police a essayé en vain de libérer à nouveau certains sites occupés par les protestataires, dont le Gouvernment House. Par ailleurs, Yingluck Shinawatra va être inculpée pour négligence dans le programme de subvention pour les riziculteurs. Elle risque sa destitution.
Lire notre article du 18 février 2014, La Première ministre va être inculpée, 4 morts lors de violences

Les 22 - 24 février 2014, La violence monte d'un cran en Thaïlande. A Trat, à 300km à l'est de Bangkok, une fusillade provoque la mort deux fillette de cinq ans et blesse 30 personnes, dont six gravement. Le lendemain, à Bangkok, l'explosion d'une grenade fait deux morts, dont un enfant. L'ONU appelle au calme et craint l'escalade de la violence. Le puissant chef de l'armée de terre craint l'effondrement de son pays et affirme que l'armée se tient prête à ?faire son devoir?.
Lire notre article du 24 février 2014, Week-end sanglant à Bangkok 
Lire notre article du 25 février 2014, Trat Inquiet, le chef de l'armée, se dit "prêt à faire son devoir"

Le 27 février 2014, Un quatrième enfant succombe à ses blessures. Le bilan atteint 22 morts et plus de 700 blessés depuis le début de la crise.
Lire notre article du 27 février 2014, Nouveaux tirs dans le centre de Bangkok, Yingluck dans le nord

Le 2 mars 2014, Après les perturbations survenues le 2 février, des élections législatives partielles se sont tenues dans 101 circonscriptions thaïlandaises. Si aucun incident n'est à répertorier, les ?rouges? ont affirmé leur volonté de se mobiliser, alors que jusque là ils s'étaient abstenus.
Lire notre article du 2 mars 2014, Les élections avancent mais les "rouges" se mobilisent quand même

Les 15 et 16 mars 2014, Les rouges changent de leader. Tida Tawornseth est remplacée par Jatuporn Prompan qui fait parti de la branche dure du mouvement. Ce dernier déclare sur le ton guerrier qu'une ?grande bataille? se profile.
Lire notre article du 17 mars 2014, Jatuporn prend les rênes des rouges et annonce une grande bataille

Le 18 mars 2014, Après 60 jours, l'état d'urgence est levé sur la capitale thaïlandaise et sa proche banlieue. L'intensité des manifestations diminue.
Lire notre article du 18 mars 2014, Levée de l'état d'urgence à Bangkok

Le 21 mars 2014, La Cour constitutionnelle invalide sans surprise les résultats des élections législatives du 2 février. C'est une victoire pour l'opposition.
Lire notre article du 21 mars 2014, La justice invalide les élections législatives

Le 24 mars 2014, Les manifestations reprennent, après trois semaines de calme. Des intimidations à l'arme à feu et à l'explosif sont quasi quotidiennes.
Lire notre article du 24 mars 2014, Prévisions de croissance à la baisse, craintes de violences à la hausse

Le 2 avril 2014, Yingluck Shinawatra est cette fois accusée d'abus de pouvoir dans le cadre du licenciement du chef du conseil de sécurité thaïlandaise, Thawil Pliensri. La Cour constitutionnelle a accepté d'examiner la pétition qui vise à démettre la Première ministre de ses fonctions.
Lire notre article du 3 avril 2014, Yingluck menacée par une nouvelle affaire

Le 4 avril 2014, Des centaines de ?chemises rouges? s'entrainent au combat de rue dans des camps du nord de la Thaïlande alors que se profile, le lendemain, une véritable vague rouge sur Bangkok. Ils entendent ainsi défendre la Première ministre menacée de destitution. Les ?rouges? annoncent cependant des manifestations pacifiques.
Lire notre article du 4 avril 2014, Les "chemises rouges" se mobilisent pour défendre la Première ministre

Le 22 avril 2014, Le parti démocrate opposé au gouvernement a refusé de participé à une réunion entre partis politiques pour définir de nouvelles élections législatives. Cette alternative constituerait un revers pour l'opposition qui souhaite un ?conseil du peuple? non élu.
Lire nos articles du 23 avril 2014, Une issue par les urnes n'intéresse pas le Parti Démocrate et Réunion sur de nouvelles élections, sans résultat

Le 29 avril 2014, la Commission électorale fixe les nouvelles élections au 20 juillet. L'opposition, défavorable à ce nouveau scrutin, annonce d'ores et déjà un nouveau boycott.
Lire notre article du 1er mai 2014, De nouvelles élections fixées au 20 juillet

Le 3 mai 2014, Abhisit Vejjajiva annonce un plan de sortie de crise. Il suppose la démission de Yingluck Shinawatra pour qu'un conseil issu de l'opposition puisse proposer des réformes qu'un gouvernement nommé par le Sénat sera libre d'approuver. Ce plan est jugé anticonstitutionnel par de nombreux hommes politiques et analystes.
Lire notre article du 5 mai 2014, Abhisit et son plan de sortie de crise font long feu

Le 7 mai 2014, La Première ministre, Yingluck Shinawatra, est destituée par la Cour constitutionnelle. Accusée d'abus de pouvoir dans l'affaire de la mutation du chef du Conseil de sécurité nationale, elle est remplacée par son Vice-premier ministre, également ministre du Commerce, Niwattumrong Boonsongpaisan. Neuf autres membres du gouvernement déchus.
Lire notre article du 7 mai 2014 La Première ministre destituée, son remplaçant nommé

Le 8 mai 2014, Yingluck Shinawatra est reconnue coupable par la Commission Anti-corruption de négligences dans le cadre du programme de subventions accordées aux riziculteurs.

Le 12 mai 2014, Les manifestants quittent le parc Lumpini pour se rassembler uniquement autour de la Maison du Gouvernement. La veille, ils avaient envahi les locaux de plusieurs chaînes de télévision, exerçant une pression sur le médias.

Le 15 mai 2014, L'explosion d'une grenade et des échanges de tirs font trois morts et une vingtaine de blessés sur le camp des manifestants de Democracy Monument. L'armée menace d'intervenir en cas de nouvelles violences.
Lire notre article du 16 mai 2014, Les militaires menacent d'intervenir après 3 morts à Bangkok

Le 18 mai 2014, Suthep annonce la onzième « bataille finale » qui doit durer plus d'une semaine et aboutir à la fin de la crise, le 27 mai. Il affirme vouloir se rendre à la police à l'issue de son dernier combat et accepter la situation d'alors. Il appelle les syndicats de travailleurs à faire grève le 22 mai.
Lire notre article du 19 mai, Suthep annonce pour la 11e fois la "bataille finale"

Le 20 mai 2014, l'armée impose la loi martiale qui lui permet de prendre les pleins pouvoirs. Son chef, Prayuth Chanocha, affirme ne pas vouloir faire un coup d'Etat mais seulement sécuriser le pays face aux menaces de violences. Les chaînes de télévision et les stations radios dites partisanes sont censurées et les « chemises rouges », basés en périphérie de Bangkok, encerclés par les forces armées.
Lire notre article du 20 mai 2014, Les militaires imposent la loi partiale et encerclent les pro-gouvernementaux

Le 22 mai 2014, après deux réunions infructueuses entre les différentes parties, le chef de l'armée prend le pouvoir.
Lire notre article du 22 mai 2014, Le chef de l'armée annonce un coup d'Etat puis un couvre-feu

Dernière mise à jour jeudi 22 mai 2014

 

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