Édition internationale

PORTRAIT – Laurent Bili, nouvel Ambassadeur de France en Thaïlande

Écrit par Lepetitjournal Bangkok
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Depuis le 28 juin, le nouvel Ambassadeur de France en Thaïlande, Laurent Bili, est à Bangkok. Il devrait accueillir demain dans les salons de l'hôtel Oriental la communauté française ainsi que les personnalités invitées à la célébration de la fête nationale. Portrait

Le nouvel Ambassadeur de France en Thaïlande est né en Allemagne puis a grandi à Paris (Photo courtoisie MAE)

Laurent Bili a découvert la France sur le tard, mais il a très tôt parcouru le monde. Breton d'origine, le nouvel Ambassadeur de France en Thaïlande est né en Allemagne puis a grandi à Paris dès 10 ans. "Jusqu'à 18 ans, se souvient-il, ma conception de la France se limitait à l'axe situé entre l'Allemagne, Paris, et la Bretagne, où nous rentrions systématiquement pour les vacances. Un jour, nous avons fait un voyage vers Fréjus, et cela m'a paru être le bout du monde."

D'un "trip"au Guatemala jusqu'aux couloirs de l'ENA
Mais le bout du monde, le vrai, le diplomate y a fait escale dès l'âge de 3 ans, lorsque la famille Bili a embarqué sur un bateau direction la Polynésie Française via les Antilles et le canal de Panama, pour une expatriation de deux ans puis en avion pour un deuxième séjour de deux ans en 1969.
Quelques années plus tard, la majorité en poche et parallèlement à ses études, il est parti courir les routes américaines en auto-stop pendant 3 mois et demi, pour rallier Montréal à Vancouver? en passant par le Guatemala. "Cela a été une belle expérience riche en échanges, confie le diplomate. Quand je suis descendu vers le Guatemala je ne parlais pas espagnol, et quand je suis arrivé à Vancouver j'étais hispanophone."
C'est en bonne partie cet amour du voyage qui a poussé l'étudiant en sciences politiques à se diriger vers le corps diplomatique. "Après avoir goûté ainsi au voyage, explique-t-il, j'ai essayé de trouver un métier en lien avec mes études pouvant aussi me permettre de voir du pays."C'est notamment ce qui l'a conduit à l'ENA.

La Thaïlande parmi les favoris
Mais pourquoi la Thaïlande ? "On choisit la diplomatie mais pas le poste d'Ambassadeur, souligne Laurent Bili. Néanmoins, reprend-il, l'Asie est une filière dominante dans mon parcours, avec les Balkans et l'ex-Union Soviétique. Et parmi les pays avec lesquels j'ai travaillé, la Thaïlande figurait en bonne place, d'autant qu'à partir de 2003, la mise en place du fameux Plan d'Action bilatéral a dynamisé nos échanges."
La première venue de l'Ambassadeur Bili en Thaïlande remonte à 1991, lors d'un voyage en Asie du Sud-Est. Il y est revenu en 2005 à l'occasion de la préparation de la visite d'Etat du Président de la République. "J'avais organisé mon séjour avec une partie dédiée au travail et une autre à la découverte du pays en famille. Cela m'a offert de voir la Thaïlande sous deux angles différents."
Un double regard qui converge sur une même impression enthousiaste : "Le métier diplomatique en Thaïlande a un sens, affirme Laurent Bili, c'est un pays où l'on peut travailler, qui offre beaucoup d'opportunités, où les gens sont agréables et intelligents. La France y a de nombreux intérêts, un grand nombre d'entreprises françaises sont implantées ici, et les relations entre les deux pays remontent à longtemps."
Arrivé à Bangkok le 28 juin, Laurent Bili a reçu cette semaine l'accusé de réception de ses lettres de créances officialisant son statut d'Ambassadeur vis à vis des autorités thaïlandaises. Cette formalité était nécessaire pour pouvoir accueillir demain les officiels thaïlandais et étrangers ainsi que la communauté française pour la célébration du 14 juillet dans les salons de l'hôtel Oriental.
Pierre QUEFFELEC. (
www.lepetitjournal.com Bangkok) vendredi 13 juillet 2007

Son parcours professionnel en bref
Fils d'un menuisier breton devenu officier du Génie militaire, Laurent Bili dit se sentir naturellement proche du secteur de la Défense. Il n'est donc pas étonnant de trouver chez ce diplomate de carrière des spécialités telles que les affaires stratégiques, la sécurité et le désarmement. Diplômé de l'IEP Paris, Laurent Bili a débuté sa carrière dans l'administration centrale à sa sortie de l'ENA, en 1991, à la direction des Affaires stratégiques et du désarmement. En 1993, il devient conseiller diplomatique adjoint au cabinet du ministre de la Défense, François Léotard. Deux ans plus tard, il est envoyé en poste à Ankara comme premier secrétaire puis deuxième conseiller. En 1998, il part à Bruxelles en tant que premier secrétaire, représentant permanent adjoint de la France auprès de l'Union de l'Europe occidentale. De 2000 à 2002, il est nommé conseiller auprès du comité politique et de sécurité intérimaire de l'Union européenne, puis il refait un bref passage en janvier 2002 par la direction des affaires stratégiques en tant que délégué dans les fonctions de sous-directeur. En mai 2002, il est nommé directeur du cabinet de l'éphémère ministre des Affaires européennes, Renaud Donnedieu de Vabres, pour finalement devenir quelques mois plus tard conseiller technique de la cellule diplomatique Asie, Russie et dossiers politico-militaires, à la présidence de la République. Laurent Bili est père de 4 enfants : des jumeaux de 10 ans, un garçon de 12 ans et une fille de 15 ans. (LPJ - 13 juillet 2007)

logofbbangkok
Publié le 13 juillet 2007, mis à jour le 13 novembre 2012
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos