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À Bali, une enquête révèle un vaste système de corruption à l'immigration

La Commission indonésienne de lutte contre la corruption (Komisi Pemberantasan Korupsi - KPK) poursuit son enquête sur un vaste réseau de corruption présumé au sein des services d'immigration de Bali. Des agents sont soupçonnés d'avoir exigé des paiements illégaux auprès d'agences de visas pour traiter les demandes de séjour des étrangers.

des billets de roupies indonésiennesdes billets de roupies indonésiennes

L'affaire concerne les bureaux d'immigration de Ngurah Rai et de Denpasar, où des fonctionnaires auraient réclamé des sommes supplémentaires, surnommées « click fees » (« frais de clic »), afin de valider les demandes de documents d'immigration dans le système informatique.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ces paiements variaient de 100 000 à 2,5 millions de roupies indonésiennes (environ 5 à 140 euros) par dossier. Ils auraient été exigés pour le traitement de différents documents, notamment les permis de séjour temporaires (KITAS), permanents (KITAP), les visas de visite ainsi que les visas à l'arrivée.

D'après le porte-parole de la KPK, Budi Prasetyo, les demandes qui ne faisaient pas l'objet de ces paiements supplémentaires étaient volontairement retardées, voire bloquées. Plusieurs responsables d'agences de visas ont été entendus ces derniers jours afin de confirmer le fonctionnement présumé de ce système.

L'enquête s'inscrit dans une procédure plus large portant sur le traitement des titres de séjour des ressortissants étrangers entre 2022 et 2026. Huit personnes ont déjà été désignées comme suspects, parmi lesquelles l'ancien vice-ministre de l'Immigration et des Services correctionnels, S. Karim, soupçonné d'avoir perçu des versements hebdomadaires issus de ce dispositif.

Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si les fonds collectés dans les bureaux d'immigration de Bali étaient ensuite redistribués à des responsables de niveau supérieur, y compris à Jakarta. La KPK estime que ce système aurait généré près de 145,5 milliards de roupies (environ 7,7 millions d'euros) de paiements illicites.

Cette affaire intervient alors que Bali accueille chaque année plusieurs millions de visiteurs étrangers et constitue l'une des principales destinations d'expatriation en Indonésie. Les autorités assurent que l'enquête se poursuit afin d'identifier l'ensemble des personnes impliquées.

 

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