Vendredi 25 juin 2021
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Nadine Plet : Citoyens Solidaires à votre écoute et dans l’action

Par Nicolas Roger | Publié le 19/05/2021 à 02:16 | Mis à jour le 19/05/2021 à 06:06
Photo : Mme Nadine Plet, tête de liste de liste du Parti "Citoyens Solidaires à votre écoute et dans l’action"
Nadine Plet

Les prochaines élections des conseillers des Français à l’étranger et des délégués consulaires auront lieu le dimanche 30 mai 2021 pour la Nouvelle-Zélande, les Îles Cook et Samoa. Tête de liste de liste du Parti "Citoyens Solidaires à votre écoute et dans l’action", Le Petit Journal Auckland a interviewé Mme Nadine Plet.

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Cela fait 35 ans que je vis en Nouvelle-Zélande et j’ai deux filles adultes. Je suis une ex-infirmière de bloc opératoire (CHRU-Lille et Auckland) et je travaille maintenant pour NZ Healthpartnerships où je gère les appels d’offres et les contrats commerciaux des 20 centres hospitaliers du pays. Je fais partie de l’équipe achat du matériel de réanimation Covid-19.

Je me suis toujours investie dans la vie communautaire locale et les associations, françaises (Alliance française, FNZCCI, CCEF…), mais aussi néo-zélandaises (Skiing for the Disabled, Institute of Fundraising NZ, NZ Baroque orchestra). Je suis à l’origine du playgroup Les Petits Lascars et l'une des mamans fondatrices de Frenz School Inc.

Je suis Chevalier de l’Ordre national du Mérite, titulaire de la Légion d’Honneur au grade de Chevalier et ai reçu le Trophée des Français de l’Étranger, catégorie Coup de cœur, remis par lepetitjournal.com. Au-delà de ces titres, ce que ces décorations signifient pour moi, c’est la reconnaissance. Que les objectifs étaient les bons et que les efforts portent leurs fruits. C’est la meilleure motivation pour continuer !

Enfin, je suis Conseillère des Français de l’Etranger sortante.

 

Comment avez-vous constitué votre liste ?

Notre liste, mais je préfère le terme "équipe", est fondée sur notre connaissance du pays. Nous sommes des personnes motivées, de divers horizons personnels et professionnels, n’ayant pas peur de défendre leurs idées et - ce qui est important - sans intention de quitter la Nouvelle-Zélande à court terme. Les problèmes auxquels nous sommes tous appelés à faire face un jour ou l’autre, varient en fonction du stade de la vie et nous voulons représenter tous les Français, quels que soient leur âge et leur situation.

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de Nouvelle-Zélande ?

Aujourd’hui, les retraites que la plupart d’entre nous ont constituées lors de nos années d’activité en France sont déduites de la retraite versée par l’état néo-zélandais, qui fonctionne sur des bases différentes. C’est une injustice à laquelle nous voulons mettre fin. C’est un défi et un projet à long terme, que j’ai déjà personnellement entrepris lors de mon mandat actuel, et que nous entendons mener à bien durant le prochain mandat.

La communication avec les services de l’Ambassade doit être facilitée et simplifiée. En effet, après plusieurs années en Nouvelle-Zélande, de nombreux Français ont perdu l’habitude du jargon administratif français.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l’étranger ?

Nous voulons devenir un relais pratique et fiable entre l’État français et ses représentants, les services consulaires et les Français de Nouvelle-Zélande. De nombreux Français perçoivent les contacts et démarches avec les services consulaires comme quelque chose de difficile, aux résultats incertains. Ce n’est pas normal et nous voulons contribuer à faciliter cette relation :

  • en informant les Français de Nouvelle-Zélande de leurs droits. Mon mandat précédent m’a permis de découvrir que de nombreuses personnes ou familles ignorent les aides auxquelles elles ont droit. Certes, le site internet de l'Ambassade contient beaucoup d’informations mais qu’il n’est pas toujours facile de trouver. L'île du Sud et de nombreuses parties rurales de l’île du Nord sont aussi pénalisées dans leur accès aux informations et certaines démarches administratives demandent un déplacement à Wellington, ce qui est compliqué et coûteux pour la plupart d’entre nous.
  • en faisant remonter les besoins identifiés et propres au contexte néo-zélandais à l'Assemblée des Français de l'Etranger, dont beaucoup de Français ignorent l’existence et l’objet.
     

Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme ?

Notre programme est le résultat des besoins identifiés lors de nos rencontres avec les Français de Nouvelle-Zélande et de notre propre expérience.

  1. Informer, représenter et écouter les Français de Nouvelle-Zélande.
  2. Obtenir une convention bilatérale pour les retraites pour conserver le bénéfice de la retraite acquise lors des années d’activité en France.
  3. Créer un fonds de solidarité dont l’objectif est d'aider temporairement des Français de Nouvelle-Zélande en situation de détresse, dans l’attente de l’attribution des aides sociales néo-zélandaises.
  4. Continuer le soutien aux associations franco-néo-zélandaises dans leurs objectifs (dossiers de demandes de subventions par ex.). Elles apportent pour la plupart un soutien inestimable aux Français vivant ici et il est important de les aider.
  5. Réinitier la bourse scolaire française qui existait dans le passé, pour les parents dont les enfants sont dans les sections bilingues qui ont le Label FrancÉducation.

 

 

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Depuis la réforme de 2013 sur la représentation des Français hors de France, tous les six ans sont élus de nouveaux conseillers consulaires. Ils sont avant tout des élus de proximité. Leur principale mission est la protection des Français et leurs intérêts.

On vous explique tout dans cet article : Qu'est-ce que les conseillers consulaires ?

 

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Nicolas Roger Le Petit Journal Auckland

Nicolas Roger

Responsable des éditions Australie et Nouvelle-Zélande @ lepetitjournal.com I Co-fondateur @ KIWIFRENCH.co.nz
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