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Rencontre avec des résidents de l'auberge YWCA durant le confinement

Par Laure Giraud | Publié le 01/04/2020 à 01:42 | Mis à jour le 16/04/2020 à 04:41
confinement YWCA hostel

Depuis deux semaine, nos vies en Nouvelle-Zélande ont pris un tournant inédit bien qu’attendu : nous sommes en confinement. Pour la plupart d’entre nous, cela signifie rester à la maison, entouré de sa famille, notre "bubble" personnelle. Cependant pour d’autres, comme moi, la situation est bien différente : le confinement se fait dans un hôtel ou dans une auberge de jeunesse. Un environnement qui entraîne des changements et des ajustements parfois délicats.

Au YWCA d’Auckland, où je réside depuis mon arrivée il y a maintenant un mois, j’ai pu voir et vivre ces changements moi-même. Je suis donc allée faire le tour de ma bubble, constituée d’un peu plus de 150 résidents, pour échanger et partager nos sentiments et notre état d’esprit. À mon tour à présent de vous les délivrer.

Jordina, 22 ans, vient d’Espagne où elle conduit des recherches en bio-ingénierie. Certains de ces collaborateurs travaillant à l’Université d’Auckland (ABI), elle a eu la possibilité de venir en Nouvelle-Zélande pour poursuivre sa thèse. Durant le confinement, elle peut continuer ses recherches depuis l’auberge en utilisant les ressources mises en place par l’université. Malgré cela, son travail est durement affecté par les contraintes car elle a du mal à se concentrer et à se mettre en condition de travail : « C’est tellement facile de rester au lit… ». À cela s’ajoute les problèmes techniques comme l’instabilité des connexions Internet ; tout est plus compliqué et plus lent qu’avant.

 

jordina

 

Sebastian est un étudiant d’un autre type ; venu en Nouvelle-Zélande pour étudier l’anglais, ce jeune avocat chilien vient de fêter son premier mois de résidence au YWCA. Comme beaucoup, il travaille en même temps qu’il étudie, afin de financer son séjour ; mais comme peu d’étudiants, il a réussi à conserver son job de maintenance et nettoyage dans un hôtel, malgré le confinement. Après une semaine de confinement, il m’avoue ne pas être stressé par la situation, car « il n’y a pas d’autre option que de se protéger et de protéger les autres au maximum de ses possibilités ».

 

sebastian

 

Tien n’a que 19 ans ; elle vit en Nouvelle-Zélande depuis cinq années. Ses parents vivent en Thaïlande, le pays où Tien a passé son enfance. Aujourd’hui, elle étudie en gestion hôtelière internationale. Elle réside au YWCA depuis un mois et partage sa chambre avec une amie. Avant le confinement, leur cohabitation était simple car elles étaient rarement en même temps dans la chambre ; Tien travaillait dans un magasin de yaourt glacés et le reste du temps était à l’université (AUT). Le confinement est dur pour elle, elle parle avec ses parents tous les jours et elle ressent la solitude et l’ennui comme jamais avant. Pourtant, elle se dit contente de la situation, car cela l’encourage à aller vers les autres résidents. 

 

tien

 

Steve est l’un des managers du YWCA d’Auckland. Anglais d’origine, il est arrivé en Nouvelle-Zélande il y a déjà 17 ans et a rapidement adopté le pays. Steve ne réside pas à l’auberge avec nous, cependant il fait partie intégrante de notre bubble et le coronavirus impacte son travail directement, en plus de sa vie quotidienne. Le principal changement concerne sa situation familiale car il possède une maison dans le Northland, où vivent ses enfants et sa famille, mais il ne peut plus aller les voir depuis le début du confinement. Alors comme nous tous à l’auberge, il utilise Skype pour leur parler et vérifier que tout se passe bien pour eux.

 

steve


Au YWCA d’Auckland, la vie suit son cours après une première semaine de confinement. Les règles de vie en communauté ont été ajustées pour que chacun et chacune se sente protégé et entouré. Nos managers mettent un point d’honneur à vérifier que nous allons bien et notre bubble trouve son rythme pour aborder les trois prochaines semaines.

 

Laure Giraud le petit journal auckland

Laure Giraud

Juste une drôle de baroudeuse, de celles qui ont un besoin viscéral de traduire en mots et en images ce qu’elles vivent.
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