Jeudi 2 décembre 2021
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La réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion récompensée cette semaine à Lyon

Par Arthur Struyf | Publié le 17/10/2021 à 06:08 | Mis à jour le 17/10/2021 à 07:03
Photo : Jane Campion entourée de Nadine Labaki, Irène Jacob et Julia Ducournau lors du Festival Lumière de Lyon 2021 (© Olivier Chassignole)
Jane Campion à Lyon

La réalisatrice néo-zélandaise de La "Leçon de piano" (1993) Jane Campion, était jusqu'à cette année encore, la seule femme à avoir remporté la Palme d’or au festival de Cannes. Il aura fallu attendre 28 ans pour voir la française Julia Ducournau remporter à son tour ce prix avec le film "Titane".

La carrière de Jane Campion ne se résume toutefois pas à ce seul film dont l’une des scènes mythique fut tourné non loin d’Auckland à Karekare. La cinéaste est une icône vivante, célébrée aussi bien dans son pays natal que dans le reste du monde. En témoigne le prix reçu cette semaine lors du 13ème Prix Lumière, à l'occasion du festival Lumière de Lyon 2021, qui récompense l'ensemble de sa carrière.

Récemment plébiscitée à la Mostra de Venise, elle a également remporté le Lion d'argent de la meilleure réalisatrice avec son dernier film "Le Pouvoir du Chien". Un Western qui exploite à merveille la beauté des paysages néo-zélandais sur grand écran. Un film que vous pourrez d'ailleurs admirer au New Zealand International Film Festival  (tout comme "Titane").

 

Jane Campion sur le tournage de son dernier film
Jane Campion sur le tournage du film The Power of the Dog

 

« Le cinéma m’a donné ma vie et je suis surprise qu’il ait tant marqué les femmes. Venir à Lyon, où a été inventé le cinéma, c’est comme venir à Bethléem. Merci Lyon, merci pour votre accueil : vous aimez le cinéma comme moi je l’aime ».

Une déclaration qui ne passera pas inaperçue dans le temple du cinéma alors même que le film sera également disponible sur Netflix... qui propose une autre façon de concevoir le cinéma. Un débat réactivé en Nouvelle-Zélande, par le choix du festival NZIFF de ne pas offrir la possibilité de voir sa sélection sur internet. Une décision commentée à l’heure ou les habitants d’Auckland et d’autres parties du pays n’ont pas la possibilité de se rendre en salle et donc de voir ces films.

 

affiche du documentaire Voyage à travers le cinéma français

 

Ce fût également la première édition du Festival Lumière sans le très regretté Bertrand Tavernier, cinéaste lyonnais de renom et longtemps président de l'Institut Lumière, malheureusement décédé cette année. Nous vous invitons à voir ou revoir son documentaire, Voyage à travers le cinéma français actuellement disponible en Nouvelle Zélande sur le site "OnDemand" du French Film Festival.

À bientôt, et vive le cinéma !

 

Arthur Struyf

Arthur Struyf

Passionné de Cinéma, Arthur Struyf Franco-Belge souhaite suivre l’actualité du petit et du grand écran propre à la Nouvelle-Zélande.
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