Les frappes de drones menées le 1er mars par l’Iran contre la base aérienne britannique d’Akrotirir et ses menaces de cibler l’île avec des missiles balistiques a réactivé la doctrine de défense commune (Unified Defense Doctrine) qui réunit les deux pays.


Une défense commune
Cette doctrine est une stratégie militaire annoncée en 1993 par le Premier ministre grec Andreas Papandreou et le président chypriote Glafcos Clerides. Elle repose sur l’idée que la Grèce et Chypre forment un espace stratégique unique de défense, ce qui signifie qu’une attaque contre Chypre serait considérée comme une menace directe pour la Grèce. Cette doctrine s’inscrivait dans le contexte du conflit chypriote et des tensions persistantes avec la Turquie depuis l’occupation du nord de l’île après l’invasion de 1974. Elle a conduit à une coopération militaire renforcée entre Athènes et Nicosie, notamment par l’organisation d’exercices militaires communs ou la mise en place de la base aérienne Andreas Papandreou à Chypre.
Déploiement militaire grec
La Grèce a décidé de déployer deux frégates équipées de système anti-drone Centaur, parmi laquelle la frégate Kimon, livrée en décembre dernier par la France. Deux pairs d’avions de chasse F-16 Viper ont également été déployées.
Le ministre de la Défense Nikos Dendias a par ailleurs effectué une visite à Nicosie le mardi 3 mars accompagné du chef d’état-major Dimitrios Choupis. Les rencontres avec son homologue chypriote et avec le président de la République de Chypre confirment la coopération militaire dans la logique de leur doctrine commune et envoie un signal politique et diplomatique clair : indiquer que la sécurité de Chypre est considérée comme un enjeu majeur pour la Grèce, et plus largement ses partenaires européens.
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