Édition internationale

FRANCOPHONIE - Résultats du concours organisé par l'IFA

Écrit par Lepetitjournal Athènes
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 18 mars 2009
A l'occasion de la semaine de la francophonie, un concours était organisé par l'institut français d'Athènes en février dernier. Les candidats devaient choisir un mot parmi une liste de dix et l'exploiter pour produire une ?uvre sur divers supports possibles. La liste des résultats vient d'être publiée. L'occasion de donner la parole à l'équipe lauréate du lycée d'Edessa qui a participé avec enthousiasme à l'opération

De g. a d.: Philémon Papavassiliou-Bruey, assistant, Elefteria Giourou et Sophia Choutaridou élèves de français de la classe A2, Mme Ené professeur de francais et Mr Marcou, directeur du 1er lycée d'Edessa (photo Libre de droits)
Palmarès du concours hellénique de la francophonie, cliquer ici.
C'est avec joie que Elefteria Giourou et Sophia Choutaridou, élèves au premier lycée d'Edessa, découvraient lundi dernier qu'elles culminaient à la troisième place de ce concours, dans la catégorie lycée - chansons avec leur production intitulée "Le clair de terre". Participant au concours sous l'impulsion de leur professeur de français, Christina Ené et avec l'aide de son assistant Philémon Papavassiliou-Bruey, elles ont choisi de mettre un poème en musique, sur un playback de Kate Perry, "Hot and Cold". Interview

Interview des 2 lauréates                                                       
Le Petit Journal: Sophia et Elefteria, pouvez-vous nous parler de vous et de votre projet ?
Sofia et Elfteria: "Nous avons quinze ans et nous apprenons toutes les deux le français depuis cinq ans avec madame Ené. Nous avons choisi de participer au concours par amour de la langue française mais aussi pour tester nos connaissances. Nous avons travaillé sur un poème, que l'on a mis en musique. Eleftéria a écrit la plus grande partie des textes, et moi je les ai chantés. Pour la musique, on a pris un playback de Kate Perry sur youtube, et enregistré le chant au studio de la radio locale 103.8, avec l'aide de madame Eléfteria Hatzi. Philémon a fait le mixage et nous a aussi aidées un peu pour le poème (l'orthographe !).
Dans ce poème nous parlons de notre scepticisme, de nos peurs du futur et de l'action négative de l'homme sur la planète. Et nous utilisons la langue française que nous aimons!"

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'apprendre le français ?
Elefteria: "Une amie de ma famille est professeur de français, et j'ai toujours eu une bonne image de la langue et du pays."
Sofia: "Moi, c'est par la beauté de la langue et son accent. Nous avons découvert le français par la culture, la musique et les livres. Nous voulons en savoir encore plus ! Et nous voulons aussi aller en France!"

Que pensez-vous de la place du français en Grèce ?   
Sofia et Eleftéria: "Pas assez grande, et c'est dommage!"

Interview de christina Ené, professeur de français à la base du projet et de son assistant Philémon
Le Petit Journal: quelles sont vos fonctions et depuis quand les exercez-vous ?
Christina Ené: "J'enseigne le français depuis dix-sept ans. Je mène également des actions telles que les programmes Comenius, concours et voyages afin de le promouvoir."
Philémon: "Pour ma part, j'exerce en tant qu'assistant sous la direction de Christina, en collège et lycée. Je travaille depuis octobre et jusqu'en juin pour l'agence française du programme Comenius. J'apprécie beaucoup ce pays et mes fonctions et regrette un peu de devoir rentrer en France, pour renouer avec les petits riens de la vie ordinaire."

Christina, quel est votre état des lieux sur la place du français de nos jours en Grèce ?
Christina Ené: "Elle n'est plus ce qu'elle était il y a quinze ans. Elle perd en importance, surtout au bénéfice de l'allemand, et ceci s'explique par les politiques extérieures culturelles plus conséquentes de l'Allemagne et de l'Autriche (bourses d'études, échanges, plus grands budgets, etc.)."

Et d'après vous, comment peut-on retourner la tendance ?
Christina Ené: "En menant des actions d'envergure, en participant à des programmes européens tels que Comenius, en donnant aux élèves l'envie de découvrir et de voyager, et en ayant une plus grande implication de l'Etat français."
Philémon: "Je voudrais insister sur l'erreur stratégique que commet l'Etat français en délaissant la francophonie. Investir dans le français à l'étranger n'est pas jeter l'argent par les fenêtres ! Au contraire, c'est un vecteur de croissance pour les échanges!"
Propos recueilis par A.G ( www.lepetitjournal.com/athenes.html) mercredi 18 mars 2009
lepetitjournal.com Athènes
Publié le 18 mars 2009, mis à jour le 18 mars 2009
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