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JACQUELINE GUERROUDJ - Alger rend hommage à la militante anticolonialiste

Par Lepetitjournal Alger | Publié le 20/01/2015 à 18:26 | Mis à jour le 21/01/2015 à 02:15

 

La militante anticolonialiste Jacqueline Guerroudj a été enterrée aujourd'hui, avec les honneurs, au cimetière d'El Alia en présence d'anciens compagnons, d'historiens et d'universitaires.

Décédée, hier à l'âge de 95 ans, Jacqueline Guerroudj, militante anticolonialiste et ancienne condamnée à mort, a été inhumée, aujourd'hui 20 janvier, au carré des martyrs du cimetière d'El Alia à Alger. L'enterrement a eu lieu en présence du ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, des anciens moudjahidine, historiens, universitaires, ainsi que des amis et membres de la famille de la défunte. C'est dans une ambiance chargée d'émotion que la militante anticolonialiste qui s'est sacrifiée pour l'Algérie et sa lutte pour l'indépendance a été accompagnée à sa dernière demeure. Son engagement, ses principes et son courage ont été rappelés dans une oraison funèbre lue, à l'occasion, par un représentant du ministère des Moudjahidine. En effet, le parcours militant de Jacqueline Guerroudj, son amour pour l'Algérie, son engagement pour la cause algérienne et son combat contre les injustices et les inégalités, ont été évoqués et salués. Jacqueline Guerroudj est présentée comme étant la personne convaincue de l'indépendance de l'Algérie et de la liberté du peuple algérien pour lequel elle s'est engagée avec détermination dans une lutte continue contre la colonisation française.

Née à Rouen (France) en 1919, Jaqueline Guerroudj (née Netter), est arrivée en Algérie en 1948. Enseignante, elle exerça sa profession dans la région de Chétouane dans une école près de Tlemcen entre 1948 et 1955. Elle épouse le moudjahid et ancien condamné à mort Abdelkader Guerroudj dit Djilali, et intègre les CDL (Combattants de la libération) affiliés au Parti communiste algérien (PCA) vers le milieu des années 1950. Avec le déclenchement de la révolution algérienne, elle est désignée agent de liaison dans les commandos de l'Armée de libération nationale (ALN). La défunte a été arrêtée en 1957 parmi un groupe de militants et de militantes de la cause algérienne puis condamnée à mort. Mais elle fut graciée suite à une campagne internationale en faveur de la libération du couple Guerroudj. Sa fille Danielle Minne, militante de la cause algérienne dans les maquis de la wilaya III, a été, elle, condamnée à 7 ans de prison.

Symbole de la lutte contre l'injustice

Ayant toujours été contre l'injustice, l'auteure de Des douars et des prisons - un témoignage sur sa vie d'enseignante et de détenue politique à la prison de Serkadji d'Alger édité en 1993 aux éditions Bouchée- est un symbole de la lutte pour la liberté et l'indépendance de l'Algérie. Son nom reste ainsi gravé dans le marbre de l'histoire de la révolution algérienne. "Cette jeune Française venue en Algérie en 1948 a aussitôt constaté les souffrances, l'injustice, la tyrannie, l'ignorance, la pauvreté, et moult privations qui faisaient le quotidien des populations de ce pays. Elle n'avait pu admettre que de tels méfaits puissent émaner de ces propres concitoyens, déplorant que les valeurs de liberté, de fraternité et d'égalité prônées par la France n'étaient que des paroles feintes", affirme le président Bouteflika qui a rendu hommage à "la doyenne des moudjahidates".

Amar Chaabane(lepetitjourna.com/alger)Mardi 20 janvier 2015

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