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UNIVERSITE- L’Académie algérienne des sciences et technologies est née

Écrit par Lepetitjournal Alger
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 8 juin 2015


En présence de deux figures scientifiques françaises, le premier noyau de la future Académie des sciences et technologies d'Algérie (ASTA) a été mis en place aujourd'hui à Alger par le ministre algérien de l'enseignement supérieur.
La coopération algéro-française va au-delà du secteur économique pour toucher aussi celui de la recherche scientifique. La Secrétaire perpétuel de l'Académie française des Sciences, Catherine Brechignac a pris part aujourd'hui aux cotés du tout nouveau ministre algérien de l'enseignement supérieur Tahar Hadjar à la mise en place du premier noyau de l'Académie des Sciences et des Technologies d'Algérie (ASTA). Signe de l'importance qu'accorde le gouvernement à la relation algéro-française, Mme Brechignac et François Guinot, président honoraire de l'Académie des technologies, président du groupe inter-académique de développement, ont été reçus en audience par le premier-ministre algérien, Abdelmalek Sellal pour faire «le point sur la mise en place de l'académie algérienne des sciences et des technologies», souligne un communiqué du premier-ministère. 
Le noyau constitutif de l'ASTA est constitué de 46 membres dont 11 femmes et 6 autres issus de la communauté algérienne établie à l'étranger. Ils  sont sélectionnés par un jury international de plusieurs pays étrangers (Etats-Unis, France, Portugal et Suède) sur un total de 364 candidats universitaires et chercheurs exerçant dans plusieurs spécialités des sciences et des technologies. La future académie englobera neuf spécialités : les mathématiques, la chimie, la physique, les sciences médicales, les technologies de l'information, etc. La publication dela  liste des heureux élus se fera la semaine prochaine.
Même s'il a déploré la défection de chercheurs algériens qui ne se sont pas bousculés au portillon de l'ACA, M.Hadjar ne pas désespère de voir ces derniers revenir à de meilleurs sentiments. « Ils sont très bien placés pour apporter un plus à cette Académie. J'espère qu'ils le feront prochainement », a-t-il soutenu.
Parlant du travail du jury  «complètement indépendant dans ses choix»,  Catherine Brechignac explique : «nous nous sommes basés, exclusivement, sur le niveau scientifique en prenant en compte l'équilibre entre les disciplines pour constituer un noyau homogène scientifiquement»
Pour sa part, François Guinot, estime que la future Académie permettra de «créer une dynamique qui pourrait inciter et aider au développement des filières industrielles». « Je suis persuadé que c'est sur cette dynamique que les membres de l'Académie algérienne vont fonder leur ambition », insiste-t-il.
Arab CHIH (www.lepetitjournal.com/alger) lundi 8 juin 2015

lepetitjournal.com Alger
Publié le 8 juin 2015, mis à jour le 8 juin 2015
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