Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la 3e circonscription d'Algérie. Radya RAHAL se présente pour la liste Votre voix, notre force, notre combat - Le changement dans la continuité : Défendre, Informer, Répondre.


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Économiste de formation, diplômée en finance internationale de l’Institut Universitaire de Hautes Études Internationales de Genève, je travaille aujourd’hui dans une entreprise locale et exerce également des activités de consulting. Depuis plusieurs années, j’ai l’honneur d’être élue, d’abord au CSFE puis à l’AFE. Mon parcours reflète une constance et une détermination : je ne lâche rien lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des Français de l’étranger. Je privilégie toujours le dialogue constructif avec l’administration, même dans la divergence, et je sais m’appuyer sur les parlementaires pour donner plus de force à nos demandes. Ce qui me définit, c’est la volonté de transformer les difficultés en solutions et de porter avec énergie et conviction la voix de nos compatriotes.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l’étranger ?
C’est avant tout une mission de représentation et de défense des intérêts des Français établis en Algérie. Elle consiste à porter leur voix auprès des autorités consulaires et de l’administration, à relayer leurs préoccupations et à chercher des solutions concrètes. Pour moi, cette mission est indissociable d’un dialogue constant et constructif, même dans la divergence, afin de faire avancer les dossiers.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
J’ai été sollicitée par des élus de la mandature actuelle qui m’ont demandé de constituer une liste à laquelle ils se joindraient, ce que j’ai accepté. J’ai ensuite contacté directement d’autres personnes par téléphone, et toutes ont répondu sans hésitation “oui”. Contrairement à d’autres situations où, faute de trouver des personnes prêtes à s’engager ou à apparaître, certains ont dû composer des listes familiales, ma démarche a permis de rassembler des élus et candidats d’horizons différents. C’est ce qui fait de notre équipe une liste pluraliste et véritablement représentative.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
La participation des Français de l’étranger est essentielle : plus ils seront nombreux à se mobiliser, plus la légitimité des élus bénévoles que nous sommes sera reconnue. Ces élections ne sont pas symboliques : elles donnent du poids aux conseillers des Français de l’étranger, premiers interlocuteurs de l’administration et relais naturels des parlementaires. Voter, c’est affirmer que nos préoccupations spécifiques comptent et doivent être entendues. C’est aussi un acte démocratique indispensable pour que les réalités vécues par les Français établis hors de France soient prises en compte, non seulement localement mais également dans les décisions nationales. Plus la participation sera forte, plus notre voix collective aura de force pour défendre efficacement les droits et les intérêts de nos compatriotes.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Le premier défi relève du politique : il s’agit des relations bilatérales entre les deux pays. Sans relations apaisées, équilibrées et gagnantes-gagnantes, rien ne peut avancer. Les élus locaux ne peuvent pas agir directement sur ce terrain, si ce n’est remonter l’information à Paris pour souligner l’impact que ces relations crispées ont sur nos compatriotes. Elles bloquent en effet des négociations sur des conventions bilatérales, dont certaines ne sont pas respectées et d’autres qui nécessitent une révision, et elles compliquent des domaines aussi essentiels que l’économie ou la relève des agents consulaires.
Le second défi concerne les difficultés concrètes rencontrées par nos compatriotes dans différents secteurs. Notre rôle est de les appuyer et de lever les obstacles qui entravent leur quotidien. Cela touche des thèmes administratifs comme les démarches consulaires et l’accès au service public, le transfert des retraites, la preuve de la nationalité, la fiscalité des dividendes, ou encore l’accès à l’école française.
Ce sont des enjeux parfois très techniques, toujours collectifs. Pour les surmonter, l’expérience et une bonne connaissance des rouages de l’administration sont essentielles. C’est en restant constants, exigeants mais constructifs que nous pouvons défendre leurs droits et améliorer leur vie à l’étranger.
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