ISLAMISME - Madani Mezrag pète un plomb

Par Lepetitjournal Alger | Publié le 06/10/2015 à 01:46 | Mis à jour le 07/10/2015 à 03:39

 Une première ! L'ancien chef de l'armée islamique du salut (AIS), Madani Mezrag, a durement sommé le président Bouteflika de lui accorder une autorisation pour lancer un parti politique.

Son ambition de créer un parti politique contrecarrée, Madani Mezrag, ancien chef de l'Armée islamique du Salut (AIS) bras armé de l'ex-front islamique du salut (FIS) voit rouge et défie le président Bouteflika. «S'il ne revoit pas sa position, il va entendre de moi ce qu'il n'a jamais entendu auparavant», a-t-il menacé hier dans un entretien accordé à la chaîne privé El Watan TV (à ne pas confondre avec le journal francophone du même nom). Il impute le refus opposé au lancement de son parti, le Front de l'Algérie pour la réconciliation et le salut (FARS),  à une «partie» ou un «conseiller» et non pas à Bouteflika qui, explique Mezrag,  qui est «dans un état qui ne lui permet pas de prendre des décisions». «Il s'était déjà trompé sur notre compte en 2009 dans un discours à Oran. Notre réponse a été très forte et aujourd'hui le Président refait la même chose. Quelle que soit la partie ou le conseiller qui est derrière, il nous oblige à lui répondre avec virulence. On va lui rappeler notre réponse de 2009, et s'il ne revoie pas sa position, il va entendre de moi ce qu'il n'a jamais entendu auparavant», a-t-il ajouté. «Nous allons présenter un dossier complet au ministère de l'Intérieur et nous allons obtenir l'agrément», a-t-il encore lancé avec défiance.

Une bravade qui a pour premier effet une convocation en bonne et due forme du directeur d'El Watan TV par le ministère de La communication, a rapporté hier le site Tout sur l'Algérie (TSA). Une source proche du département de Hamid Grine a explique sur le site de Lounes Guemache que «le ministère ne tolèrera aucune apologie de la violence». «Nous ne tolérerons aucun manquement à la déontologie et au professionnalisme même concernant les chaînes non agréées. Nous pouvons aller jusqu'au dépôt de plainte contre la chaîne qui est de droit étranger. Elle n'a aucun agrément officiel en Algérie», a-t-elle ajouté. Reste à savoir si les autorités iront jusqu'à arrêter Madani Mezrag comme elles l'ont fait avec le général Hocine Benhaddid qui s'est retrouvé en prison pour avoir tenu des propos très durs sur frère du chef de l'Etat et d'autres personnalités.
A.C (www.lepetitjournal.com/alger) mardi 6 octobre 2015

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