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GAZ DE SCHISTE- Le patron de Sonatrach persiste et signe

Écrit par Lepetitjournal Alger
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 8 février 2015

 

Droit dans ses bottes, le patron de SONATRACH, Said Sahnoun, a refusé catégoriquement de mettre fin aux explorations du gaz de schiste que mène actuellement sa compagnie dans le sud du pays.

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La compagnie algérienne des hydrocarbures Sonatrach refuse de surseoir à la décision d'explorer les ressources en gaz de schiste à In Salah au grand dam des populations locales qui, depuis plus d'un mois, manifestaient dans la rue pour exiger la fermeture des puits creusés dans le bassin d'Ahnet. «Nous n'allons pas interrompre l'activité forage des puits-pilotes de schiste à In Salah», assène le P-DG de Sonatrach, Saïd Sahnoun, lors d'une conférence de presse, animée aujourd'hui 8 février à Alger. Selon lui, Sonatrach va achever dans quelques jours le forage du deuxième puits-pilote de schiste à Ahnet, après le premier déjà réalisé dans le même bassin. «Nous sommes sur le point d'achever cet ouvrage, c'est une question de quelques jours. Dés que nous terminerons, l'appareil (de forage) sera transporté vers un autre site d'exploration pour lequel il est programmé», annonce-t-il, sans citer le nom du deuxième bassin qui fera l'objet d'exploration après celui d'Ahnet. Saïd Sahnoun se montre ainsi inflexible sur cette question, comparant les résistances aux gaz de schiste à celles qui s'étaient faites jour quand l'Algérie avait décidé de recourir au dessalement de l'eau de mer pour l'approvisionnement des ménages dont les robinets étaient presqu'à sec en n'en coulant qu'un jour sur cinq, voire une fois par semaine. «Aujourd'hui, la population est satisfaite de voir les robinets couler H24», rappelle-t-il, en reconnaissant la légitimité des craintes des citoyens du Sud du pays. Pour amadouer un tant soit peu ces dernière, le patron de Sonatrach fait miroiter le nombre d'emplois «sans commune mesure avec tout ce qui a été fait par l'entreprise en la matière» que permettrait de créer l'exploitation du schiste. Pour lui, il n'y a aucune différence entre le forage d'un puits conventionnel et celui d'un puits non conventionnel si ce n'est que le gaz de schiste est emprisonné à l'intérieur de la roche mer qui n'a pas réussi à le dégager. Le conférencier expliquera que Sonatrach a jeté son dévolu sur la région d'In Salah car soucieuse de lui fournir de l'énergie électrique.

«Total n'est pas associée»

Interrogé par les journalistes concernant les révélations de l'entreprise française, Total, concernant ses exploitations du gaz de schiste en Algérie, Saïd Sahnoun dément. Selon lui, cette compagnie n'a jamais été associée ni de près ni de loin au projet d'exploration du gaz de schiste. Et de faire part de sa décision de relancer toutes les structures de communication dont le club de la presse pour mieux faire passer et vulgariser les activités de Sonatrach.

Amar Chaabane (www.lepetitjournal.com/alger) dimanche 8 février 2015

lepetitjournal.com Alger
Publié le 8 février 2015, mis à jour le 8 février 2015
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