Pour réduire les effets de la crise qui menace le pays, le ministère du commerce a décidé de plafonner les importations de véhicules à 400 000 véhicules/an.
Les autorités algériennes continues de serrer les vis aux concessionnaires automobiles. Après la promulgation d'un cahier des charges contraignant, le blocage des voitures au port, le ministre du commerce, Amara Benyounès, annonce une nouvelle décision visant à plafonner l'importation des véhicules.
Engagé dans une démarche d'austérité visant à réduire les transferts massifs de la devise vers l'étranger et les dépenses pour faire face à la crise économique qui menace le pays, le gouvernement veut réduire la facture trop lourde des importations des véhicules.
Selon le ministre du commerce qui s'exprimait, aujourd'hui 1 juillet au conseil de la nation, les importations des véhicules seront soumises à une licence d'importation à partir de 2016. Selon la même source, la mesure va réduire les importations des voitures à 400.000 unités par an. « Nous (instaurerons), en coordination avec le ministère de l'Industrie et des mines, des licences pour l'importation des véhicules. Ces importations ne devront pas dépasser les 400.000 unités/an », affirme-t-il.
Il s'agira, ajoute-t-il, d'une disposition pour assainir la filière de l'importation des véhicules qui connaît plusieurs irrégularités et dysfonctionnements relevés dans une étude menée récemment par le ministère du Commerce. Entre 2010 et 2014, rappelle-t-on, les concessionnaires ont importé 1.934.416 véhicules, avec un "pic" de plus 554.000 véhicules en 2013 pour un montant de 7,33 milliards de dollars, selon les chiffres des douanes.
En 2014, l'Algérie avait importé 439.637 unités pour un montant de 6,34 milliards de dollars, soit plus de 9% des importations globales du pays. Dans son étude, rappelons-le, le ministère du commerce avait dénoncé des pratiques douteuses de certains concessionnaires qui trichent sur les factures et les déclarations du chiffre d'affaire pour transférer le maximum de devise à l'étranger. Le département d'Amara Benyounès mis en cause, notamment, trois concessionnaires étrangers, dont deux français (Renault et Peugeot) et un Asiatique (Toyota).
Amar Chaabane(www.lepetitjournal.com/alger) mercredi 1er juillet 2015





