L'ex-golden boy algérien, Abdelmoumène Khalifa accuse les français d'être responsables de ses malheurs et leur reproche d'avoir bradé la villa Bagatelle à Cannes vendu à 17 millions d'euros alors qu'elle coute 100 euros. 
Niant tous les faits qui lui sont reprochés, Abdelmoumène Khalifa annonce, en ce début d'audition, certains « scoops ». Notamment en ce qui concerne la fameuse Villa Bagatelle de Cannes (France) qui avait accueilli l'une des célèbres fêtes organisées à l'époque. A une question du juge sur les raisons l'ayant amené à acheter ce bien dans une ville française, l'ex-patron du groupe Khalifa avance des arguments. Et il accuse, au même temps le liquidateur français d'avoir «bradé cette Villa». «Je l'ai achetée à 30 millions d'euros. Les Français l'ont vendue à 17 millions d'euros à un homme d'affaires russe, alors qu'elle vaut 100 millions d'euros puisque le prix de l'immobilier a augmenté», lance-t-il. L'accusé charge encore davantage la France, responsable, selon lui, de la chute de son empire.
A une question du juge qui veut savoir «pourquoi il n'est pas resté en France au lieu d'aller à Londres», Abdelmoumène Khalifa rétorque : «les Français ne nous aimes pas ». Il menace, dans la foulée, « de poursuivre les français en justice s'il sort de la prison». Pour lui, la chute du groupe Khalifa «a eu lieu également à cause des Français».
«Les ambassades américaines avaient parlé du rôle de la France dans la chute de mon groupe. Les Français ont commencé à nous causer des problèmes et ils nous ont arrêté l'activité de la compagnie. Parce qu'on concurrençait ses compagnies aériennes. D'ailleurs l'ambassadeur des États-Unis l'a confirmé dans un câble envoyé au département américain », lance-t-il, estimant que sa réussite dérangeait les Français.
Amar Chaabane (www.lepetitjournal.com/alger) mercredi 6 mai 2015







